Réseaux et Technique de maintenance des ordinateurs

Réseaux et Technique de maintenance des ordinateurs Cette page a été créée pour le partage des Réseaux informatiques

05/02/2025

Shout out to my newest followers! Excited to have you onboard! Nørbling Ïkwå, Fiston Mbongo, Glaô le portugais NEG , OSCAR RUFIN MBENGO

19/10/2024

Un grand merci à mes nouveaux followers ! Tresor Mavinga, Glovieux Ferdinand Mpuangala G-one, Patrice Makungu, Asdi Waleta Wãm's, Mardoche Ntumba, Nordy Babasi Ftk, Mwas Ntim's Mardontima, Annastasie La Darone Muanj's, Paul Ingoli Bofaso, Ruth Ma Nsanga, Merveille Makolo, Béni Inkanimkg, Anicet Munda, Bienheureux Rhema, Hertz KE, Roberoi Mukanza, John Le Wizz Kapass

14/08/2024

Un grand merci à mes nouveaux followers ! Arnold Paluku, Siy'o Merv's, Emmanuel Ilunga, Exauce Mobutu, Maher Nt, Cheribin Yebo, Vivianha Munzumbu

11/08/2024

LES COUCHES : OSI ET TCP/IP PARTIE 1

Le modèle OSI en douceur
Dans cette sous-partie, nous allons définir le plus simplement possible ce qu'est le modèle OSI. En effet, vous allez le comprendre, il n'y a aucun rapport avec la mode ni la 3D (si si, nous vous le jurons).

Qu'est-ce que le modèle OSI ?
Le modèle OSI (Open Systems Interconnection : « interconnexion de systèmes ouverts ») est une façon standardisée de segmenter en plusieurs blocs le processus de communication entre deux entités. Chaque bloc résultant de cette segmentation est appelé couche. Une couche est un ensemble de services accomplissant un but précis. La beauté de cette segmentation, c'est que chaque couche du modèle OSI communique avec la couche au-dessus et au-dessous d'elle (on parle également de couches adjacentes). La couche au-dessous pourvoit des services que la couche en cours utilise, et la couche en cours pourvoit des services dont la couche au-dessus d'elle aura besoin pour assurer son rôle. Voici un schéma pour illustrer ce principe de communication entre couches :

Ainsi le modèle OSI permet de comprendre de façon détaillée comment s'effectue la communication entre un ordinateur A et un ordinateur B. En effet, il se passe beaucoup de choses dans les coulisses entre l'instant t, où vous avez envoyé un mail (par exemple), et l'instant t1, où le destinataire le reçoit.

Le modèle OSI a segmenté la communication en sept couches :

Application (ou couche applicative).

Présentation.

Session.

Transport.

Réseau.

Liaison de données.

Physique.

Une façon efficace de connaître ces couches par cœur, de haut en bas et en anglais, serait de mémoriser la phrase suivante : All People Seem To Need Data Processing, ce qui signifie : « Tout le monde a besoin du traitement de données. » Chaque majuscule représente la première lettre d'une couche : A pour application, P pour présentation, S pour session, T pour transport, N pour réseau (network en anglais), D pour data (liaison de données) et finalement le dernier P (processing) pour physique.

Le modèle OSI par l'exemple : le facteur

Oui, nous le savons, vous êtes impatient(e) ; néanmoins, allons-y lentement mais sûrement.  Nous n'allons rien vous enseigner de trop complexe, rassurez-vous. Nous avons pris l'habitude de toujours illustrer nos propos par un exemple concret, une analogie parlante.

Pour comprendre le modèle OSI, nous allons inventer un scénario. Vous vous souvenez de Pierre et de Jacques ? Oui, nos camarades d'antan ! Pierre garde une lettre dans son bureau. Il veut la donner au facteur, qui attend devant le portail de sa belle villa. La lettre est destinée à Jacques, mais Pierre n'a pas le droit d'entrer dans le bureau de Jacques. Jacques non plus n'a pas le droit de sortir de son bureau. Seul le facteur peut entrer dans le bureau de Jacques pour délivrer la lettre, mais il lui est interdit d'aller dans celui de Pierre pour la chercher.
La maison de Pierre est mal construite : il n'y a pas de couloir, juste un alignement vertical de pièces séparées par une porte. Pour aller du bureau au portail, Pierre doit traverser le salon et le jardin. Schématiquement, cela donne ceci :



Dans le schéma ci-dessus, chaque pièce de la maison peut être considérée comme une couche. Pierre doit quitter la couche la plus élevée pour se diriger vers la plus basse (le portail). Une fois la lettre remise au facteur, ce dernier devra faire l'inverse chez Jacques, c'est-à-dire quitter la couche la plus basse pour aller vers la couche la plus élevée (le bureau de Jacques).

Chaque pièce de la maison possède une fonction précise. Le bureau est généralement réservé au travail ; le salon, à la distraction (discussions, télévision, etc.). Le jardin, lui, nous offre sa beauté et son air pur. Quant au portail, il permet d'accéder aussi bien au jardin qu'à la maison.

Faisons intervenir un autre personnage, Éric, dans notre histoire. Éric ne connaît absolument rien au processus de transfert de lettres. Alors quand Pierre lui dit : « J'ai écrit une lettre à Jacques », Éric imagine le scénario suivant :

Pierre a écrit la lettre.

Il l'a envoyée.

Jacques a reçu la lettre.

Éric, c'est un peu vous avant la lecture de ce tutoriel.  Vous pensiez sans doute qu'après avoir envoyé un mail, par exemple, M. le destinataire le recevait directement. Mais vous venez de comprendre grâce à l'exemple de la lettre que votre mail est passé par plusieurs couches avant d'arriver au destinataire. Cet exemple vous semble peut-être aberrant, mais nous pensons qu'il a aidé plusieurs personnes à mieux concevoir le principe du modèle OSI.

Pour illustrer ce processus et faciliter votre compréhension, nous n'avons abordé que quelques couches du modèle OSI en faisant appel à un facteur. N'en déduisez pas quoi que ce soit !



Survol des couches du modèle OSI

Nous y sommes presque ! Nous allons regarder le modèle OSI d'un œil plus technique, cela devrait vous plaire !

30/07/2024

INTRODUCTION AUX PROTOCOLES SUITE ET FIN

parle plus vite que le récepteur. Il faut donc gérer cette volubilité, ce flux. Dans les réseaux, il y a des cas où un hôte-émetteur peut transmettre plus vite que ne peut recevoir un hôte-récepteur. C'est là qu'intervient l'utilité de la gestion des flux.

Un seul protocole peut faire tout ça ? 

Mais non !  Les fonctions citées ne peuvent pas être réalisées par un seul protocole. Il s'agit d'une suite protocolaire, une suite de protocoles. Il y a des protocoles qui s'occupent de la transmission, d'autres du routage, etc. Une suite de protocoles est un ensemble de protocoles fonctionnant en harmonie et cohésion pour le bon déroulement de la communication. Vous avez déjà entendu l'expression « protocole TCP/IP » ? En fait, ce n'est pas un protocole. TCP en est un, IP en est un autre. Mais TCP/IP, ça fait deux.  C'est une suite (une pile pour être précis) de protocoles en fait, protocol stack en anglais. 

Voilà, les bases sont posées ! Rendez-vous au prochain chapitre pour une introduction au modèle OSI ! 

Voilà, vous savez ce qu'est un protocole, maintenant. Tout au long du cours, nous allons parler des protocoles les plus courants et importants. Mais avant cela, nous allons survoler un peu le modèle OSI, qui est à la base de la plupart des communications informatiques.

30/07/2024

INTRODUCTION AUX PROTOCOLES SUITE ET FIN

Ces fonctions figurent en bonne et auguste posture :

La gestion du format des données : Un protocole, comme nous l'avons répété, définit comment s'effectue la communication. Or, qui dit communication dit échanges de données. Le protocole doit donc avoir des « fonctions » permettant de gérer le format de ces données. Nous verrons plus t**d dans quelle couche du modèle OSI on trouve ces services de formatage. En général, les données seront constituées de deux choses : d'une entête et du contenu. L'entête sera un peu « réservée » au protocole. C'est à ce niveau que l'on trouve des informations « techniques » tandis que le contenu... bah, c'est le contenu ! :D

La gestion du format d'adresses : Durant la procédure de transmission des données, il faudrait bien gérer les adresses : qui est l'émetteur, qui est le destinataire ? Dans une communication dans le monde naturel, quand on écrit une lettre, dans l'entête, on met l'adresse de l'émetteur et celle du destinataire, et même sur l'enveloppe d'ailleurs. Si on ne le fait pas, on ne sait pas à qui envoyer la lettre, et celui qui la reçoit ne sait même pas si elle lui est destinée et de qui elle provient. Par comparaison, dans l'entête des données « encapsulées », il faudrait qu'un protocole soit en mesure de spécifier l'adresse de l'émetteur et du destinataire.

Correspondance d'adresses: Quand vous inscrivez l'adresse du destinataire sur une enveloppe, cette dernière est "logique". Logique dans ce sens que le destinataire n'habite pas sur cette enveloppe ( ^^ ), mais cette adresse indique l'adresse physique du destinataire, là où vous pouvez le trouver si vous vous y rendez physiquement. ;)Le facteur doit donc faire une correspondance entre cette adresse logique sur l'enveloppe et l'adresse physique. Par analogie, un protocole doit assurer des fonctions de correspondance entre les adresses logiques (IP) et les adresses physiques (MAC). Cette correspondance s'appelle « address mapping » en anglais. ;)

Routage : Nous allons couvrir cette notion avec plus de détails que ce que l'on vous a appris dans la partie II du cours. Mais vous êtes sans ignorer que le routage consiste à « diriger » les données entre deux réseaux d'un plan d'adressage différent.

Détection d'erreurs de transmission : Il se peut qu'une erreur se produise dans la procédure de transmission des informations. Un protocole devrait donc être en mesure de détecter ces erreurs. Comme nous allons le voir, il s'agit d'un CRC (Cyclic Redundancy Check, Contrôle de Redondance Cyclique) qui est ajouté à la fin des paquets.

Accusé de réception : Quand vous recevez un mail, très souvent vous y répondez. Cette réponse informe explicitement à l'émetteur que vous avez reçu son mail. C'est en quelque sorte un accusé de réception. Certains protocoles permettent donc à un hôte récepteur d'informer un hôte émetteur qu'il a reçu le paquet envoyé pour empêcher ce dernier de renvoyer les mêmes choses. D'autres par contre n'implémentent pas cette fonction.

La gestion de perte d'informations : De même que des erreurs peuvent se produire lors de la transmission, il peut y avoir des pertes d'informations. Pertes ? Dans un réseau ? Oui ! Généralement quand un paquet met trop du temps à arriver à son destinataire, "il se perd". :D Voilà pourquoi c'est important qu'un protocole gère la reconnaissance des paquets. Si l'hôte-récepteur B répond dans un intervalle de x secondes à l'hôte-émetteur A, ce dernier saura alors que B a bien reçu les données, et n'essaiera plus de les renvoyer. Si B par contre ne répond pas à A, ce dernier peut donc conclure que les données « se sont perdues » et va les renvoyer dans un espace de temps déterminé par le protocole.

La direction du flux d'informations : A et B peuvent-ils communiquer (s'échanger des données) simultanément ? Si oui, il s'agit d'un système de communication full-duplex. Sinon, il s'agit d'un système de communication half-duplex. Nous allons en parler un peu plus t**d dans cette partie du cours. :) Un protocole doit donc dicter la direction de flux dans la communication pour empêcher à deux hôtes de communiquer simultanément dans un système half-duplex par exemple.

Contrôle de séquences : Toute information envoyée sur un réseau est segmentée en plusieurs « séquences » (nous y reviendrons). Elles sont ensuite envoyées au destinataire. Selon la congestion (le degré d'occupation) des routes qu'elles vont emprunter, elles peuvent arriver « en désordre », ou même en double (s'il y a eu des retransmissions). Grâce au contrôle de séquences d'un protocole, on peut « numéroter » chaque « morceau » afin que le destinataire sache les « remettre en ordre » ou supprimer les doublons. Nous allons voir comment fonctionne cette « segmentation » en étudiant le protocole BitTorrent.

Gestion de flux : Quand deux personnes parlent, il est nécessaire de donner à celui qui "écoute" le temps de comprendre ce qui est dit, puisqu'il se peut que l'émetteur

17/07/2024

Un grand merci à mes nouveaux followers ! Evangeliste Tresor, Heureuse Wumba

13/03/2024

INTRODUCTION AUX PROTOCOLES (Partie 2)

Étudions ces cas :

Cas 1 : Pierre aura un message vocal disant « Le numéro que vous avez composé n'existe pas ». En réseau ce sera un ICMP packet (Internet Control Message Protocol) qui enverra une erreur de type 3 (destination unreachable, destination inaccessible) et de code 7 (Destination host unknown, destinataire inconnu).

ICMP est un protocole dans la suite protocolaire TCP-IP utilisé pour envoyer des messages d'erreurs dans un réseau. Il travaille en partenariat avec le protocole IP. Nous allons le voir en détail, voir les différents types d'erreurs, leurs codes, leurs significations et les scénarios dans lesquels elles se manifestent. 

Cas 2 : Ici, un message vocal dira à Pierre « L'abonné que vous souhaitez appeler est injoignable pour l'instant, veuillez rappeler dans quelques instants ». En réseau, il s'agira également d'une erreur de type 3.

Cas 3 : Si le numéro est correct et que Jean décroche en disant « Allô », c'est le début de la conversation. En réseau on dira donc qu'une session a été initialisée. 

Cas 4 : Ici, classiquement, ce sera le répondeur de Jean qui dira « Je ne suis pas disponible pour l'instant, laissez-moi un message, je vous rappellerai dès que possible ». En réseau, c'est un peu différent. L'hôte Pierre va recevoir une erreur ICMP de type 3 (destination inaccessible) et de code 1 (destinataire inaccessible). En gros, c'est pour dire qu'on n'arrive pas à atteindre le destinataire. En fait, si un numéro de téléphone est disponible, sonne, mais que personne ne répond, ça veut dire qu'on n'a pas atteint le destinataire final en fait. Donc c'est un peu pareil que le cas 2.

Continuons l'analyse de notre analogie. 

Citation

« C'était juste pour te dire que demain, il y aura une fête chez Anne-Sophie, qui habite au numéro 10 de la rue Lézard ».
Jean peut éventuellement demander à Pierre de répéter, pour être sûr d'avoir bien saisi son message « Chez qui ? Anne qui ? ». Alors Pierre répétera cette partie pour que Jean comprenne.

Si Jean demande à Pierre de répéter quelque chose, de façon radicale on peut conclure qu'il n'a pas reçu ce que Pierre a dit (si l'on considère que recevoir un message = comprendre le message). En réseau, l'hôte Jean va envoyer un paquet à Pierre disant « je n'ai pas reçu le dernier paquet, renvoie-le stp ». Pierre va alors renvoyer le dernier paquet. En fait, c'est un peu plus précis que ça. Suivant le protocole que vous utilisez (UDP ou TCP, nous allons les comparer dans les prochains chapitres), Pierre peut demander à la fin de chaque phrase si Jean a compris. En réseau, l'hôte Pierre pourrait donc demander un message d'accusé de réception à chaque envoi de paquet, et l'hôte Jean devra répondre « oui j'ai reçu, envoie le prochain » tout le long de la communication si l'on utilise le protocole TCP qui est dit connection-oriented (orienté connexion) par opposition au protocole UDP qui est dit connectionless-oriented. Tenez-vous tranquille, avec TCP on peut faire encore plus fort que ça.

Qu'est-ce qui se passe, si Pierre se met à raconter sa vie à raconter une histoire à Jean et que ce dernier dépose le combiné et s'en va faire un tour aux toilettes sans prévenir ? Pierre aurait perdu son temps en parlant pour rien ! Pour prévenir ce genre de chose, Pierre peut vérifier la présence de Jean en demandant toutes les x minutes « Tu me suis ? Tu es là ? ». En réseau, avec TCP il s'agit d'une vérification périodique de l'état de la session de communication. Ceci dit, l'hôte Pierre enverra un paquet de « vérification de session » pour savoir si l'hôte Jean est toujours connecté. Si Jean ne répond pas après un certain laps de temps, la communication est terminée (la session se termine là).

Ici, nous sommes dans l'explication de ce que fait le protocole TCP. Vous n'étiez pas censé le savoir, c'était juste pour vous illustrer le fonctionnement des protocoles sans vous dire duquel il s'agissait. Mais nous avons préféré vous le dire, car nous faisons allusion à des paquets ici, mais en fait il s'agit des valeurs précises qui se trouvent dans l'en-tête des paquets TCP. 

Citation

Finalement, la conversation terminée, il faut se séparer en douceur.  Un classique « salut » ou « au revoir » des deux côtés avant qu'ils ne raccrochent leurs combinés.

À ce stade la session de communication est terminée.



Les exigences d'un protocole

Un protocole de communication digne de ce nom doit remplir quelques exigences rigoureuses. Un protocole est un ensemble de règles dictant comment doit s'effectuer la communication entre deux entités. Ceci dit, il faudrait que ledit protocole soit en mesure d'assurer des fonctions vitales au bon déroulement d'une communication. Il existe plusieurs « fonctions vitales » (comprendre exigences) qu'un protocole de communication doit être capable de remplir. Dans la sous-partie précédente, nous avons vu quelques-unes de ces fonctions le long de l'exemple sans vous les pointer directement.

29/02/2024

INTRODUCTION AUX PROTOCOLES

Vous avez dit protocole ?

Avant d’étudier comment communiquent les hôtes dans un vaste réseau tel qu'Internet, il nous faut comprendre ce qu'est un protocole pour commencer.

"A protocol is a set of rules that define how communication occurs in a network"
C'est la définition la plus basique d'un protocole que vous retrouverez certainement dans plusieurs cours anglais de réseaux. En français, on dit qu'un protocole est un ensemble de règles qui définissent comment se produit une communication dans un réseau.
Pour mieux appréhender cela, nous allons considérer deux analogies.

Le protocole : un genre de pilote

Un protocole joue un peu le même rôle qu'un pilote : ils ont beaucoup de similitudes. Un pilote permet au matériel de communiquer avec le système. En d'autres termes, un pilote c'est le protocole de communication entre le matériel et le système.
Sans un pilote, votre souris ne peut pas fonctionner, elle ne peut pas communiquer avec le système. Vous comprenez donc que le pilote est l'interface de communication entre le système et le matériel, il en est de même pour le protocole.

Le protocole : un genre de langue

Communiquer est l’une des activités les plus courantes. Les personnes qui communiquent ne peuvent se comprendre que dans deux cas :

Si elles parlent la même langue

Si elles ont un intermédiaire qui parle leurs deux langues respectives pour faire office d'interprète

Mais une langue que les humains parlent, qu’est-ce que c’est au final ?
D'après Wikipédia, une langue est un système constitué de signes linguistiques, vocaux, graphiques, gestuels, tenu en cohésion par des règles précises qui, lorsque respectées, permettent la communication. 
En réseau, c’est la même chose. La langue que les humains parlent, c’est un protocole pour les hôtes dans un réseau. Pas n’importe quel protocole, car il en existe plusieurs. Mais celui qui nous concerne est appelé « protocole de communication ».
Quant à l'interprète de notre exemplle, dans un réseau, ce sera la passerelle (applicative) qui permettra de faire communiquer deux réseaux basés sur des protocoles différents en assurant plusieurs fonctions telles que la traduction des protocoles et des signaux, l'isolation d'erreurs, l'adaptation d'impédances, etc.
Si vous ne comprennez pas ces termes techniques, ce n'est pas important pour l'instant.

L'utilité d'un protocole par l'exemple

Bien ! Vous avez compris le concept de protocole ? Maintenant essayons de voir à quoi ça sert dans un réseau. Pour comprendre cela, très souvent, on utilise une analogie que nous qualifions de « classique » en réseau, car plusieurs professeurs utilisent presque toujours cette dernière pour faire assimiler les fonctions assurées par un protocole. Il s'agit de la communication téléphonique entre deux humains.

Pierre veut transmettre un message à Jean.
Il compose donc son numéro de téléphone et il peut entendre la tonalité (tuuuut... tuuuuut...). Il attend que Jean décroche, car la communication ne peut avoir lieu qu'à ce moment-là. Jean, de son côté, entend son téléphone sonner. Il décroche, et c'est là qu'intervient le classique « Allô ?». 
À ce niveau, la « session de communication » est établie, c'est-à-dire que Pierre peut maintenant dire à Jean ce qu'il a en tête. Il va donc gentiment se présenter : « Salut, c'est Pierre… » et évoquer le contexte ou la raison de son appel : « C'était juste pour te dire que demain, il y aura une fête chez Anne-Sophie, qui habite au numéro 10 de la rue Lézard ! ». Jean peut éventuellement demander à Pierre de répéter, pour être sûr d'avoir bien saisi son message : « Chez qui ? Anne qui ? ». Alors Pierre répétera cette partie pour que Jean comprenne. Finalement, la conversation terminée, il faut se séparer en douceur (  ) . Un classique « salut » ou « au revoir » des deux côtés avant qu'ils ne raccrochent leurs combinés.

Les protocoles nous permettent de faire tout ça. Essayons un peu de réexaminer ce scénario avec un langage un peu plus informatique. 

Citation

Pierre veut transmettre un message à Jean.
Il compose donc son numéro de téléphone et il peut entendre la tonalité (tuuuut... tuuuuut...). Il attend que Jean décroche, car la communication ne peut avoir lieu qu'à ce moment-là.

L'hôte Pierre, à l'adresse IP 124.23.42.13, souhaite communiquer avec l'hôte Jean à l'adresse IP 124.23.12.13. Il lui enverra un paquet de demande d'initialisation de session (il compose son numéro et attend que Jean décroche et dise « Allô »). À ce stade, il peut se passer quatre choses dans le contexte naturel :

1. Le numéro est incorrect

2. Le numéro est correct mais indisponible

3. Le numéro est correct et Jean décroche en disant « Allô »

4. Le numéro est correct, disponible, mais Jean ne décroche pas (c'est donc un peu comme le cas 2  )

27/02/2024

LES TOPOLOGIES ( suite et fin)

Pas du tout !  Rappelez-vous, la topologie de type bus possédait un problème de collision de données : 2 machines ne doivent pas échanger des données en même temps, sinon elles s'entrechoquent. Ce principe est repris dans le réseau en anneau. Sauf que là, le système de token ring utilise la CSMA-CA, une méthode anti-collision différente.
Le principe est assez simple : une machine connectée au réseau possède un jeton virtuel. Ce jeton, c'est une autorisation de communiquer. Une fois que la machine a transmis ce qu'elle voulait, elle passe le jeton à la machine suivante, et ainsi de suite. Si le détenteur du jeton n'a rien à dire, il le passe au suivant.

On va me dire que je radote, mais je le répète quand même : la topologie physique, ici le bus, définit la forme physique du réseau (bon ici le bus est un peu courbé... ). La topologie logique, ici le token ring, définit la manière de communiquer dans un réseau. Si vous confondez, vous allez vous retrouver à vouloir brancher un jeton de casino sur une machine pour qu'elle puisse communiquer...

Réseau en anneau. Des ordinateurs attendent le jeton (token) pour transmettre des données.

Topologie maillée

La topologie maillée est LA topologie que je vous souhaite de ne jamais utiliser ! 

Pourquoi ?

Et bien, c'est qu'il y a vraiment, vraiment, vraiment, vraiment... trop de câbles.  Le principe de la topologie maillée est de relier tous les ordinateurs entre eux (ou du moins, un maximum). Comme ça, aucun risque de panne générale si une machine tombe en rade, mais si vous vous prenez les pieds dans des câbles, étant donné qu'il y en a partout, c'est la cata, vous faîtes tout tomber ! 
La formule pour connaitre le nombre de câbles est n(n-1)/ 2, avec n le nombre d'ordinateurs. Donc rien qu'avec 8 ordinateurs par exemple, ça nous donnera 8(8-1)/ 2, soit 28 câbles ! 
Cette topologie reste peu utilisée vu la difficulté à mettre en place une telle infrastructure. Histoire de vous faire halluciner, imaginez une école, où il y a 500 ordinateurs, si on voulait les relier tous entre eux. Ça ferait... 500*(500-1)/2 = ... Faîtes le calcul vous-même si vous ne me croyez pas, mais ça fait bien 124.750 câbles  ! Il ne vaut mieux même pas penser au prix que peut coûter une centaine de milliers de câbles. En plus, chaque câble doit être relié à 2 cartes réseau, ça ferait 499 cartes réseau par machine, soit 249.500 cartes réseau en tout... Donc oui, ce n'est pas facile à mettre en place, et c'est utilisé sur de petits réseaux dans des cas bien précis.

Topologie hybride

Une topologie hybride, c'est très simple (enfin, dans le principe) : c'est juste le regroupement de plusieurs topologies différentes. Par exemple, Internet est une parfaite illustration d'un réseau hybride car il joint des réseaux en anneau avec des réseaux en bus, avec des réseaux en étoile, ...
Rien de spécial au final. 

Internet peut aussi être vu comme un réseau maillé, dans son sens logique. Rappelez-vous, dans un réseau maillé, la multiplication de nombre de câbles permet plusieurs chemins de communication (dans le réseau Internet, toutes les machines ne sont pas toutes reliées entre elles, c'est un mélange de regroupements de nœuds et autres joyeusetés).  Comme il y a tout plein de câbles, il y a donc plusieurs chemins possibles pour parler à son destinataire. On peut donc décrire Internet comme un réseau maillé (dans le sens logique), car on peut transmettre des données par plusieurs chemins.

Il faut avouer que ce chapitre n'était pas vraiment difficile. Ce qu'il faut comprendre et maitriser, c'est la différence entre une topologie physique et une topologie logique. Dans le monde professionnel, on utilise généralement des topologies (physiques et logiques) de type étoile.

Maintenant qu'on a fait un rapide tour du matériel, il faudrait peut-être établir des communications ! Pour cela, direction la partie 2, où on va se pencher sur les protocoleset sur le modèle OSI ! 

Maintenant que vous connaissez la théorie nécessaire, nous allons pouvoir passer à la seconde partie.

31/05/2023

LES TOPOLOGIES (Partie 2)

WAN : le réseau étendu

WAN signifie Wide Area Network, en français, on peut le traduire par "réseau étendu". Un WAN est en fait une association de plusieurs LAN. Supposons 3 LAN formés par des switchs : le "branchement" des 3 switchs sur un autre switch forme un WAN, car on associe plusieurs LAN entre eux. Nous pourrons l'utiliser pour obtenir un seul réseau virtuel dans deux endroits géographiques différents. Cet exemple peut être contesté, car on parle plus souvent de WAN pour des réseaux très grands, à échelle régionale voire nationale, mais l'idée est là.

C'est quoi une topologie ?

Bonne question, qu'est-ce qu'une topologie ?
Tout d'abord, il faut savoir qu'il existe deux types de topologies : physique et logique.

Topologie physique

Une topologie physique est en fait la structure physique de votre réseau. C'est donc la forme, l'apparence du réseau.
Il existe plusieurs topologies physiques : le bus, l'étoile (la plus utilisée), le mesh (topologie maillée), l'anneau, hybride, etc. Cependant nous n'allons parler que des plus utilisées.

Topologie logique

Une topologie logique est la structure logique d'une topologie physique, c'est à dire que la topologie logique définit comment se passe la communication dans la topologie physique.

Attention avec ces deux notions !
L'une (topologie physique) définit la structure physique (l'apparence physique, la forme) de votre réseau, l'autre (topologie logique) définit comment la communication se passe dans cette forme physique.
Retenez bien ces 2 notions, et ne les confondez pas, tant qu'à faire.

Réseau en bus

Comme son nom l'indique, la topologie bus a les caractéristiques d'un bus (pensez, une ligne droite). Dans cette topologie, tous les ordinateurs sont connectés entre eux par le biais d'un seul câble réseau débuté et terminé par des terminateurs.
Les terminateurs ont pour but de maintenir les frames (signaux électriques de données) dans le câble et d'empêcher les "rebonds" des données le long du fil.
Franchement, ce n'est pas pratique du tout, et ce pour 2 raisons majeures. La première est que, parce que toutes les machines utilisent le même câble, s'il vient à ne plus fonctionner, alors le réseau n'existe plus. Il n'y a plus de communication possible étant donné que tous les hôtes partagent un câble commun.
La seconde est que, puisque que le câble est commun, la vitesse de transmission est très faible.
Il y a d'autres raisons qui font que cette topologie est très peu utilisée.

Dans cette topologie, étant donné que le câble de transmission est commun, il ne faut pas que 2 machines communiquent simultanément, sinon... Bam, ça créé des collisions !
Pour éviter ce problème, on utilise une méthode d'accès appelée CSMA/CD. Avec cette méthode, une machine qui veut communiquer écoute le réseau pour déterminer si une autre machine est en train d'émettre. Si c'est le cas, elle attend que l'émission soit terminée pour commencer sa communication. Sinon, elle peut communiquer tout de suite.

C'est un peu complexe, heureusement que d'autres topologies plus simples et plus pratiques existent !

Représentation schématique d'un réseau en bus

Topologie de type étoile

Dans un réseau en étoile, la forme physique du réseau ressemble à une étoile. Une image est plus parlante :

La forme physique du réseau ressemble à une étoile

N'importe quel appareil (routeur, commutateur, concentrateur, ...) peut être au centre d'un réseau en étoile. L'important, c'est que pour parler à une autre entité on passe par le matériel central (qui peut être le hub, le switch, etc.).
En pratique, dans un réseau d'entreprise en étoile, au centre on trouve un switch.

Le principal défaut de cette topologie, c'est que si l'élément central ne fonctionne plus, plus rien ne fonctionne : toute communication est impossible. Cependant, il n'y a pas de risque de collision de données.

Si vous reliez des ordinateurs à un hub, la topologie physique sera l'étoile. Mais la topologie logique sera... le bus ! En effet, sur un hub, seule une machine peut émettre à la fois. Les autres doivent écouter le réseau pour savoir si elles peuvent émettre !

Réseau en anneau : le ring, mais pas de boxe

Oui bon, le jeu de mot est pourri... Enfin, vous devez commencer à avoir l'habitude !
On attaque un morceau assez compliqué, du moins plus complexe que ce qu'on a vu jusqu'à présent. Je vais donc essayer de faire simple (très contradictoire ).
Comme vous pouvez vous en douter, un réseau en anneau a la forme d'un... anneau, oui, il n'y a pas de piège ! Cependant, la topologie physique d'un réseau en anneau est... le bus.

Mais alors un réseau en anneau c'est comme un réseau en bus avec les machines disposées en cercle ?

Si on veut, mais il a une particularité : la topologie logique est le token ring.

Anneau à jeton ? On met un jeton dans la machine pour avoir un anneau ?

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Avenue/Luvua, N°/02, Quartier/Nord, Commune/Mvuzi
Matadi

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