11/03/2026
En 2020, Fabrice Salembier et moi-même avons mis au point une r***e numérique autrefois intitulée Lubumbashi, cœur du Haut-Katanga, puis Congo Motema. Une r***e qui, avec les soutiens qu’il faut, devrait aller aussi loin que possible, monter aussi haut que possible.
Si cette r***e devait d’abord son existence à notre volonté de promouvoir et de révéler au monde, et ce en toute neutralité, celles et ceux qui, dans l’ombre, travaillaient pour guérir le monde et le pays, elle a également vu le jour parce que nous aimons écrire. Il nous fallait donc une bonne raison de le faire régulièrement.
Pendant près de quatre ans, grâce à cette r***e, j’ai élargi mon carnet d’adresses. Mes rencontres se sont diversifiées : elles allaient des artistes aux cadres d’entreprise qui, pour des raisons que j’ignore encore, acceptaient que nous parlions d’eux dans une r***e qui, au début, n’avait aucune audience. Peut-être parce que c’était gratuit.
Il y a parmi vous des personnes dont la vie a eu le malheur d’être contée par moi à travers ma modeste plume. Par cette r***e, je me suis retrouvé, par je ne sais quelle magie, à fréquenter aussi l’élite lushoise.
Étant un amateur d’art, portant le deuil de ne pas être artiste, j’écrivais plus sur les artistes que sur toute autre personne ou personnalité au Congo et dans le monde.
Les artistes.
En les approchant, en les écoutant, nombreux sont celles et ceux qui étaient en manque. Il leur manquait une plateforme d’expression artistique neutre qui ne serait ni à la solde d’un artiste relativement connu qui, comme le voudrait parfois le système congolais, poserait des actes pour la promotion de certains et l’exclusion des autres, ni à la solde d’un politique qui utiliserait cette main tendue pour anticiper une campagne pour des élections futures.
Et donc, comme j’ai toujours porté ce deuil de ne pas être artiste, depuis que je me sais capable de m’émouvoir devant une œuvre d’art, et comme les histoires de deuil sont souvent des histoires de cœur, j’ai pris la résolution, sans vanité, de créer la Foire Internationale des Arts de Lubumbashi (FIALU).
La FIALU a vu le jour quelque part dans l’ombre, alors que j’interrogeais un jeune humoriste qui se plaignait des contraintes liées à sa carrière et aux réalités du pays, qui parfois exigent des jeunes d’être ennemis d’un aîné pour avoir le droit de prester ailleurs.
De la volonté d’établir des liens entre les disciplines artistiques et les artistes, quel que soit leur rêve, est née la FIALU. Telle une toile d’araignée, elle existe pour tisser sa toile entre toutes les activités artistiques, à grande ou à petite échelle, qui existent aux quatre coins de la province et du Congo.
Ce projet a déjà reçu la bénédiction du Ministère national de la Culture qui, en moins d’un mois, contrairement aux légendes qui font souvent la réputation de l’administration congolaise, a instruit son cabinet de mettre par écrit le soutien institutionnel du gouvernement congolais.
Fédératrice, neutre et solidaire, la FIALU a été pensée pour les artistes.
Pendant que je vous écris ces quelques lignes, nous travaillons pour que la première édition de la FIALU se fasse. Et elle se fera.
Dans cinq mois ou dans dix ans, elle se fera.
Et elle sera vôtre.
Ben Kamand
Fondateur de la FIALU