09/05/2026
Obasanjo est-il prêt à mourir ?
Le Nigérian de quatre-vingt-quatorze ans, Olusegun Obasanjo, a écrit une lettre bouleversante à ses compatriotes.
Cela signifie-t-il qu’il est sur le point de quitter ce monde ?
Voici les mots qu’il a écrits.
Il a déjà déclaré qu’il faisait ses adieux à la vie.
Mes chers compatriotes,
On vous dit que la vie est très longue. « Vis tranquillement », vous dit-on. « Tu as encore largement le temps. »
J’ai quatre-vingt-quatorze ans en écrivant ces lignes, et je vous dis avec une certitude absolue : c’est faux. La vie n’est pas longue ; elle est aussi brève qu’un clignement d’œil. Maintenant que je m’apprête à quitter ce monde, mon cœur souhaite vous confier quelques vérités.
J’ai acquis de la richesse, connu le respect, bâti un nom — mais ce soir, tout cela me semble n’être que poussière dans un coin de ma chambre. Si je tends la main, rien de tout cela ne partira avec moi. Les choses que j’ai serrées contre ma poitrine toute ma vie ressemblent désormais à du sable glissant entre mes doigts.
Avant de partir, je veux alléger mon cœur. Certaines choses sont restées enfouies en moi pendant soixante-dix ans. Je ne veux pas que vous vous retrouviez un jour allongé sur un lit, à repenser à votre vie passée, et à sentir votre cœur se serrer à chaque souvenir.
Première vérité : cessez de vivre dans la salle d’attente.
Une grande partie de ma vie s’est écoulée dans l’attente.
À l’école, je pensais que la vie commencerait lorsque j’obtiendrais mon diplôme.
Quand j’ai rejoint l’armée, j’attendais le week-end.
Après le mariage, j’attendais que mes enfants grandissent.
Quand ils ont grandi, j’attendais la retraite.
Je traitais chaque moment présent comme une simple étape, comme si la vraie vie m’attendait quelque part plus loin. Je regardais toujours l’horizon sans jamais sentir la terre sous mes pieds. Aujourd’hui, je comprends qu’il n’y a pas de destination finale. Le voyage lui-même est la vie — et au lieu de la vivre, je l’ai simplement traversée.