06/04/2026
COMMUNIQUÉ OFFICIEL
La Dynamique Féministe de la République Démocratique du Congo (DFC) informe l’opinion nationale et internationale de la publication de son Rapport n°1 des Cahiers d’Alerte Citoyenne (2025–2026), consacré à l’analyse des signaux d’alerte relatifs à la situation des libertés publiques en République Démocratique du Congo.
Ce rapport s’inscrit dans une démarche indépendante de veille citoyenne, fondée sur la collecte, la vérification et l’analyse d’informations accessibles, recoupées auprès de sources jugées crédibles.
I. OBJET DU RAPPORT
Le document met en lumière un ensemble de faits et d’éléments convergents susceptibles d’indiquer une évolution préoccupante du contexte sécuritaire et institutionnel, notamment en ce qui concerne le respect des droits fondamentaux.
II. ÉLÉMENTS OBSERVÉS
Les informations analysées dans le rapport font état, entre autres :
• d’interpellations signalées comme ne respectant pas pleinement les garanties procédurales prévues par la loi ;
• de situations de détention dont la transparence n’est pas toujours établie ;
• de cas de disparitions ou d’absences prolongées signalées par des sources concordantes ;
• d’un climat perçu comme restrictif par certains acteurs politiques, médiatiques et citoyens.
Ces éléments, pris dans leur globalité, suggèrent l’existence de tendances nécessitant une attention particulière.
III. CAS DOCUMENTÉS
Dans le cadre de ce travail, la Dynamique Féministe du Congo (DFC) a recensé plusieurs situations individuelles rapportées comme préoccupantes :
• Nathanael Onokomba Shako – acteur politique et opposant, actif et engagés.
• Norbert Yamba Yamba – ancien collaborateur institutionnel (Directeur de cabinet), impliqué dans les affaires publiques.
• Maître Jean de Dieu Byamungu Korongo – avocat au barreau, intervenant dans la défense des droits et des intérêts de justiciables.
• John Kabamba – journaliste, exerçant dans le domaine de l’information et de la communication publique.
• Seth Kikuni – acteur politique, connu pour ses prises de position dans le débat public national.
• Emmanuel Ramazani Shadary – acteur politique, ancien responsable institutionnel et figure du paysage politique congolais au sein du PPRD.
• Nadia Mukokosi – activiste engagée dans les questions sociales et citoyennes.
• Makiese Kisa – opposant politique, impliqué dans des activités liées à l’expression politique.
• Mariame Mwamba Kabongo – activiste au sein de la Dynamique Féministe du Congo (DFC), engagée dans des actions citoyennes.
Les profils mentionnés ci-dessus sont présentés à titre informatif, sur la base d’éléments disponibles au moment de la rédaction, et ne sauraient constituer une qualification juridique des faits ni préjuger d’éventuelles responsabilités.
IV. ANALYSE
L’analyse du rapport met en évidence une possible dissonance entre les garanties prévues par les textes juridiques et certaines pratiques observées.
V. RECOMMANDATIONS
Dans une approche constructive, la Dynamique Féministe du Congo (DFC) formule les recommandations suivantes :
Aux autorités compétentes :
• veiller au respect strict des procédures légales en matière d’interpellation et de détention ;
• garantir la transparence des situations individuelles signalées ;
• assurer la protection effective des libertés fondamentales.
Aux partenaires internationaux :
• poursuivre l’observation de la situation des droits humains en République Démocratique du Congo ;
• encourager le respect des engagements internationaux ;
• soutenir les initiatives citoyennes indépendantes engagées dans la promotion de l’État de droit.
VI. POSITION DE LA DFC
La Dynamique Féministe du Congo (DFC) réaffirme son engagement en faveur d’un État de droit, du respect des droits fondamentaux et d’un espace démocratique ouvert et pluraliste.
Elle poursuivra son travail de documentation, dans un esprit de responsabilité, de rigueur et de contribution au débat public.
Nahomie MBANGU
Activiste indépendante