01/08/2025
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU FRONT COMMUN POUR LE CONGO. par la présidente nationale IAD et cheffe de délégation FCC au consultations d’union nationale
Chers compatriotes,
Je nous demande d’observer une minute de silence en mémoire de nos compatriotes massacrés par les terroristes des ADF/NALU, dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 juillet dernier à Komanda, dans la province de l’Ituri.
Le Président de la République, Son *Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO*, a récemment inscrit son action diplomatique dans une dynamique de recherche active de la paix et de la stabilité dans notre sous-région. L’accord de principe de Doha, les engagements en cours à Washington, ainsi que le processus en gestation autour d’un pacte stratégique RDC–États-Unis sont autant de signes encourageants d’un leadership tourné vers la restauration de la souveraineté et l’affirmation du rôle de notre pays sur l’échiquier international.
Dans cette même logique, le Chef de l’État a manifesté sa volonté de former un gouvernement d’union nationale, autour des priorités majeures du peuple congolais : la paix, la justice sociale, le développement et la cohésion. Cette ambition, que nous saluons dans son principe, ne saurait cependant s’accommoder d’un effacement de la mémoire collective ni d’un recyclage d’acteurs qui ont contribué à la déchirure du tissu national. L’unité nationale, si elle est un impératif, ne saurait s’édifier sur l’impunité, encore moins sur des compromis qui consacrent la répétition des tragédies.
C’est dans cet esprit de responsabilité que, fidèle à son rôle de force politique significative et enracinée, le Front Commun pour le Congo a pris part, à travers sa délégation conduite par le Chef de file du regroupement, aux consultations menées par le Conseiller spécial du Chef de l’État. Cette participation active traduit notre engagement pour la stabilité du pays, dans un esprit d’ouverture et de construction.
Cependant, nous estimons que sans une implication pleine et cohérente du FCC, qui demeure l’une des principales expressions de la volonté populaire dans le pays, aucun gouvernement ne saurait prétendre à l’inclusivité véritable. Nos propositions, formulées de manière claire au cours des consultations, portaient notamment sur les équilibres politiques, la justice transitionnelle, la sécurisation du territoire national et la nécessaire désolidarisation d’avec les auteurs directs ou indirects des violences à l’Est.
Nous avons insisté, avec force, sur l’urgence d’une ligne rouge ferme à l’endroit des groupes armés téléguidés par le Rwanda, en particulier l’AFC/M23. À ceux qui ont trahi la République, poignardé notre peuple et compromis l’intégrité du territoire national, l’unité ne peut servir de refuge, ni le dialogue de blanchisserie.
Nous tenons également à dénoncer, en toute clarté, les récentes manœuvres autour de la présence de l’ancien Président Joseph Kabila Kabange à Goma – une zone meurtrie, devenue l’épicentre d’un drame humanitaire et sécuritaire. Le FCC, dans sa majorité, appelle à une prise de conscience historique et invite ceux qui ont exercé les plus hautes fonctions de l’État à faire preuve de lucidité et de gratitude envers une nation qui leur a tant donné.
Dans le respect de notre identité politique, de nos convictions républicaines et de la légitimité de notre base, le FCC réaffirme sa disponibilité à contribuer à l’exécutif national, à condition que cette participation se fasse dans un cadre clair, équilibré, et véritablement inclusif. Nous refusons une union nationale de façade, où certaines sensibilités seraient instrumentalisées ou marginalisées.
L’union nationale ne se proclame pas : elle se construit, patiemment, avec toutes les forces vives du pays. C’est dans cet esprit que nous appelons à un sursaut collectif, pour un gouvernement véritablement représentatif et porteur des aspirations profondes de notre peuple.
Je vous remercie.
Césarine KHONDE NZUZI
Cheffe de la délégation FCC aux consultations nationales et présidente nationale IAD