13/08/2026
AU-DELÀ DES CRITIQUES : QUEL AVENIR POUR LA JEUNESSE CONGOLAISE ?
À l'occasion de la Journée internationale de la Jeunesse, je pense qu'il était important de rappeler au gouvernement, ainsi qu'aux structures d'appui technique et financier en RDC, les besoins réels de la jeunesse congolaise.
Cette journée devait être une occasion de porter un plaidoyer fort sur l'avenir de notre jeunesse. Car, soyons honnêtes, les problèmes auxquels les jeunes Congolais font face sont déjà largement connus.
Certaines structures et organisations ont réalisé des études et identifié les principales difficultés qui touchent cette catégorie de la population.
Prenons, simplement, le cas des jeunes de Kinshasa.
Le premier problème, c'est l'emploi. Beaucoup de jeunes sont sans emploi ou exercent des activités précaires, sans véritable perspective d'avenir.
Il y a également la question de la santé des jeunes, notamment face à la consommation de certaines substances et boissons nocives.
La consommation de produits comme les « bombes » ou le tramadol devient préoccupante dans certains milieux.
À mon sens, il s'agit aussi d'une question de santé publique qui mérite une véritable politique de prévention, d'accompagnement et de prise en charge.
Un autre phénomène mérite notre attention : l'émergence des jeunes dans le petit commerce et le secteur informel, notamment les « coopérants ».
Comment pouvons-nous accompagner ces jeunes afin qu'ils puissent transformer leurs petites activités en entreprises solides, capables de contribuer à leur propre croissance, mais aussi à celle de notre économie ?
Nous voyons des jeunes venus de Guinée, du Nigeria, de Chine et d'autres pays réussir à développer des activités économiques en RDC. Pourquoi les jeunes Congolais ne pourraient-ils pas, eux aussi, émerger dans leur propre pays ?
Il serait, peut-être, temps de créer des mécanismes permettant aux jeunes entrepreneurs congolais de se retrouver, de mutualiser leurs ressources, de partager les opportunités de financement, de développer des partenariats et de travailler dans un véritable esprit de solidarité.
Il y a également le phénomène des conducteurs de motos-taxis, dont beaucoup sont des jeunes. Ce secteur prend de plus en plus d'ampleur car il représente une source de revenus pour de nombreux jeunes. Mais comment mieux organiser ce métier, lutter contre le désordre, améliorer les conditions de travail et, surtout, protéger cette génération ?
À mon avis, la Journée internationale de la Jeunesse devait donc être une occasion de réfléchir sérieusement à toutes ces questions : l'éducation, l'emploi, l'entrepreneuriat, la santé, la formation professionnelle, la sécurité, l'accès au financement et la participation des jeunes au développement du pays.
Au-delà des critiques, nous devons analyser, proposer et agir.
Cette journée aurait pu être une grande mobilisation nationale autour de l'avenir de la jeunesse congolaise. Une mobilisation pour demander des politiques publiques concrètes, des financements adaptés et des mécanismes permettant aux jeunes de devenir de véritables acteurs du développement de la RDC.
Et, concernant le débat sur le changement de la Constitution, je pense qu'il n'était pas nécessaire de placer cette question au centre d'une journée aussi historique consacrée à la jeunesse. La jeunesse mérite qu'on parle d'abord de son avenir.
En tant que ministre de la Jeunesse, cette date devait être l'occasion de porter un message fort, rassembleur et orienté vers des solutions concrètes.
Pas seulement critiquer. Analyser. Proposer. Agir.
C'est justement le sens de notre podcast « Au-delà des critiques ».
Abonnez-vous à nos pages pour ne rien manquer de nos prochaines analyses et émissions.
· Chaîne YouTube : Équateur Magazine TV
· Facebook | X Equateur Magazine
https://youtu.be/MOlbhap5AlI?si=Cgp_yxYu2dlRndGD
Au-delà des critiques, parlons des solutions.
pour cette mobilisation # Grace Emie Kutino
Ministère de la Jeunesse et Éveil Patriotique