Pour Voir Clair

Pour Voir Clair Pour Voir Clair est une Tribune d’expression sur les réseaux sociaux créée pour le changement des mentalités et sur les questions de développement en RDC.

Fermé définitivement.

Pour Voir Clair est une Tribune d’expression sur les réseaux sociaux créée pour le changement des mentalités. Elle s’adresse à toute personne soucieuse d’un engagement citoyen, avec un accent particulier pour la sensibilisation des jeunes sur les questions électorales en République Démocratique du Congo.

05/03/2026

RDC : Peut-on vraiment nier la crise de gouvernance ?

Qui peut sérieusement affirmer qu’il n’existe aucun problème de gouvernance en République démocratique du Congo ? Sur quoi se fonde une telle certitude alors que, sur le terrain, les interrogations s’accumulent et demeurent souvent sans réponses ?
Qu’en est-il, par exemple, du paiement de l’impôt minimum personnel ? Ce mécanisme fiscal, censé renforcer la contribution citoyenne au fonctionnement de l’État, est-il appliqué de manière équitable et transparente ? Les contribuables comprennent-ils réellement son fondement et son utilité ?
Et que dire de la taxe d’accès dans certaines communes ? Sur quelle base légale est-elle perçue ? Sert-elle véritablement à améliorer les services publics locaux ou alimente-t-elle simplement une fiscalité informelle qui échappe au contrôle des institutions ?
La question du contrôle institutionnel reste tout aussi préoccupante. Les assemblées délibérantes exercent-elles réellement leur compétence de contrôle sur les actes législatifs et réglementaires ? Les élus disposent-ils des moyens nécessaires pour assumer ce rôle fondamental ?
Enfin, qu’en est-il du contrôle politique, juridique et judiciaire des actes administratifs ? Les mécanismes censés garantir la légalité et la redevabilité fonctionnent-ils effectivement ?
Au fond, la vraie question n’est peut-être pas de savoir s’il existe un problème de gouvernance en RDC. Elle est plutôt de savoir pourquoi ces questions essentielles continuent d’être posées sans réponses claires.

Guerre au Moyen-Orient : la RDC reléguée au second plan ?La guerre ouverte entre Israël et Iran peut-elle redessiner l’a...
04/03/2026

Guerre au Moyen-Orient : la RDC reléguée au second plan ?

La guerre ouverte entre Israël et Iran peut-elle redessiner l’agenda diplomatique mondial au détriment de la République démocratique du Congo ? Tandis que les frappes s’intensifient et que Donald Trump revendique une opération « en avance sur le calendrier », qui se soucie encore de l’Est congolais ?

À Washington, Marco Rubio parle de frappes « préventives » et nie toute volonté officielle de renverser le régime iranien. Mais l’objectif réel est-il ailleurs, comme le suggèrent certains analystes ? Si la démocratisation n’est pas la finalité, s’agit-il d’un simple rééquilibrage stratégique ? Et surtout : combien de crises simultanées la communauté internationale peut-elle gérer sans hiérarchiser ses priorités ?

Au quatrième jour de guerre, les tensions gagnent aussi le Liban. Des centaines de milliers de voyageurs fuient la région. L’attention médiatique est saturée. Dans ce tumulte, le processus de paix de Doha concernant l’Est de la RDC n’est-il pas condamné à l’oubli diplomatique ?

Pourtant, à Kinshasa, les signaux s’accumulent. La rencontre à Munich entre le commandant de l’United States Africa Command (AFRICOM) et la ministre Thérèse Kayikwamba Wagner traduisait une volonté de coopération sécuritaire. Mais cette volonté survivra-t-elle à l’embrasement du Moyen-Orient ? Les ressources militaires et diplomatiques américaines seront-elles redéployées ailleurs ?

Comme l’alerte Juvénal Munubo, l’amenuisement des chances d’une issue politique à l’Est exige une pression accrue des parlementaires et de la société civile. Mais cette mobilisation interne suffira-t-elle si les parrains extérieurs détournent le regard ?

Dubaï, « capitale du capitalisme autoritaire », découvre que nul espace n’est à l’abri du chaos mondial. La RDC, elle, peut-elle se permettre d’attendre que l’orage passe ? Ou doit-elle accélérer, coûte que coûte, un accord global et inclusif avant que la paix ne devienne, elle aussi, une illusion ?

20/02/2026

Transfert du fichier électoral de la CENI à l’ONIP : avancée institutionnelle ou promesse de plus en RDC ?
La remise officielle du fichier électoral 2022 de la Commission électorale nationale indépendante à l’Office national d’identification de la population, sous la supervision du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, a été présentée comme une étape « structurante » pour la gouvernance publique en République démocratique du Congo. Derrière ce geste solennel, une question centrale demeure : s’agit-il d’un véritable tournant institutionnel ou d’un énième effet d’annonce sans lendemain ?
Sur le principe, l’initiative paraît porteuse d’espoir. Le fichier électoral constitue aujourd’hui l’une des bases de données les plus étendues du pays sur la population adulte. Le transférer à l’ONIP pour contribuer à la constitution du Fichier général de la population traduit une volonté de cohérence entre les institutions publiques. L’identification des citoyens n’est pas un simple enjeu administratif : derrière chaque donnée, il y a un visage, une famille, des droits à protéger et une sécurité à garantir. Dans un pays marqué par l’informalité documentaire, la construction d’un registre d’identification fiable représente un enjeu stratégique majeur pour l’État.
Les promesses associées à cette démarche sont lourdes de sens. Un fichier général consolidé devrait permettre de jeter les bases d’une carte d’identité nationale crédible, de renforcer la lutte contre la fraude et la criminalité, d’améliorer le contrôle des flux migratoires et de rendre plus rationnelle la planification des politiques publiques, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation. En d’autres termes, l’identification de la population est la colonne vertébrale d’une gouvernance moderne : sans données fiables, l’action publique se fait à l’aveugle.
Mais l’enthousiasme ne peut faire l’économie d’un regard critique. Le fichier électoral n’a pas été conçu comme un registre d’état civil. Il porte en lui les limites des processus d’enrôlement : doublons, inscriptions multiples, omissions de certaines catégories de la population, notamment les non-électeurs. S’il peut servir de point de départ, il ne saurait, en l’état, constituer une base définitive pour l’identification nationale. La responsabilité de l’ONIP sera donc de procéder à un travail rigoureux de nettoyage, de vérification et d’enrichissement des données, sous peine de reproduire, à une autre échelle, les fragilités du fichier électoral.
Un autre risque plane : celui de la réforme de façade. L’histoire institutionnelle de la RDC est jalonnée d’annonces ambitieuses qui peinent à se traduire en résultats tangibles pour le citoyen. Sans calendrier clair, sans financement pérenne, sans dispositifs techniques solides et sans mécanismes de contrôle indépendants, le transfert du fichier restera un acte symbolique. Or, pour le Congolais ordinaire, la crédibilité de cette réforme se mesurera à une chose simple : la possibilité concrète d’obtenir, demain, une carte d’identité sécurisée, reconnue par l’État et utilisable dans la vie quotidienne.
Enfin, la question de la gouvernance des données ne peut être éludée. La séparation stricte des rôles entre la CENI, en charge des processus électoraux, et l’ONIP, responsable de l’identification civile, devra être garantie par des garde-fous juridiques et techniques. La protection des données personnelles et la prévention de toute instrumentalisation politique du fichier sont des conditions minimales pour instaurer la confiance des citoyens.
En définitive, le transfert du fichier électoral 2022 de la CENI vers l’ONIP peut être interprété comme un signal positif de coordination institutionnelle et de prise de conscience de l’enjeu de l’identification de la population. Mais ce signal ne deviendra promesse tenue que si l’État congolais passe de la symbolique à l’opérationnel. Sans résultats visibles et durables, l’initiative risque de rejoindre la longue liste des réformes proclamées, applaudies le temps d’une cérémonie, puis oubliées au fil des urgences politiques.

https://youtu.be/gcyrsDcGSbs?si=IrQ88Q55ST8E9GW8Trente-quatre ans après le sacrifice des martyrs de la démocratie, cette...
14/02/2026

https://youtu.be/gcyrsDcGSbs?si=IrQ88Q55ST8E9GW8
Trente-quatre ans après le sacrifice des martyrs de la démocratie, cette émission, avec Jean-Baptiste Ndundu comme invité, revient sur :

le contexte historique des événements de 1992,

la portée symbolique et politique de cette date,

l’état actuel de la démocratie en RDC,

et les défis que doit encore relever la jeunesse congolaise.

10/02/2026
28/01/2026

Coïncidence heureuse : alors qu’aux États-Unis d’Amérique était célébré le Martin Luther King Day, durant la semaine du 19 au 25 janvier 2026, une initiative majeure prenait forme en République dém…

Espace civique, defis electoraux de la société civile face à l’horizon 2028.Coïncidence heureuse : alors qu’aux États-Un...
28/01/2026

Espace civique, defis electoraux de la société civile face à l’horizon 2028.

Coïncidence heureuse : alors qu’aux États-Unis d’Amérique était célébré le Martin Luther King Day, durant la semaine du 19 au 25 janvier 2026, une initiative majeure prenait forme en République démocratique du Congo. Le Centre Carter adressait une invitation à de nombreux acteurs de la société civile congolaise en vue de la validation d’une étude sur l’espace civique en RDC. Cette démarche s’inscrit dans la perspective de la mise en place d’une coordination des organisations de la société civile autour des thématiques de la démocratie, de la gouvernance et des élections à Kinshasa, avec pour ambition affichée de stimuler l’engagement citoyen en faveur de l’ouverture et de la protection de l’espace civique....

Coïncidence heureuse : alors qu’aux États-Unis d’Amérique était célébré le Martin Luther King Day, durant la semaine du 19 au 25 janvier 2026, une initiative majeure prenait forme en République dém…

Le principal défi de notre gouvernance publique réside dans cette quête permanente de ressources financières, souvent ju...
26/01/2026

Le principal défi de notre gouvernance publique réside dans cette quête permanente de ressources financières, souvent justifiée par l’amélioration des services publics, alors que les conditions de vie réelles des populations restent largement négligées.
Cette contradiction devient de plus en plus flagrante. Il est urgent que nous nous organisions collectivement pour le respect de l’ordre public à Kinshasa, comme partout ailleurs en RDC.

CAN Maroc 2025-2026 : le triomphe du Sénégal et les leçons du football africainQue faut-il retenir de la Coupe d’Afrique...
19/01/2026

CAN Maroc 2025-2026 : le triomphe du Sénégal et les leçons du football africain

Que faut-il retenir de la Coupe d’Afrique des Nations de football Maroc 2025-2026 ? Au terme d’une compétition intense, riche en émotions et en enseignements, une certitude s’impose : le Sénégal est un champion mérité. Félicitations aux Lions de la Téranga, vainqueurs d’un tournoi qui aura confirmé la maturité sportive et humaine de cette équipe.

Le football est, par essence, un sport collectif. Il repose sur la cohésion, la discipline et surtout le respect — respect des coéquipiers, de l’adversaire, des règles et du jeu lui-même. Cette valeur fondamentale s’est incarnée de manière exemplaire dans la personne de Sadio Mané, élu meilleur joueur de la compétition. Geste hautement symbolique, le capitaine sénégalais Kalidou Koulibaly lui a confié le brassard pour soulever le trophée. Un acte fort, rappelant que le respect est indissociable de l’honneur et du leadership.

À l’inverse, le manque de respect — qu’il s’agisse de l’adversaire ou même de ses propres partenaires — se paie toujours. Certains joueurs marocains, tels que Walid ou Díaz, en ont fait l’amère expérience. Le football de haut niveau ne tolère ni arrogance ni excès d’assurance : chaque geste, chaque parole, chaque attitude compte.

Toute compétition repose sur des règles strictes, que tous les acteurs se doivent de respecter. Organiser un tournoi ne garantit en rien la victoire finale. Le sport enseigne l’humilité : on peut accueillir l’Afrique du football avec brio et s’incliner sur le terrain. La victoire comme la défaite exigent la même dignité.

Une mention particulière doit toutefois être faite sur l’arbitrage, pilier de la justice sportive. Si son rôle est crucial, il demeure perfectible. Les délais de décision et leur justesse doivent gagner en clarté et en cohérence, afin d’éviter toute zone d’ombre. Mais, au-delà des hommes, beaucoup auront vu dans le dénouement de cette CAN le rappel symbolique d’une justice supérieure, implacable et inéluctable.

En définitive, cette Coupe d’Afrique des Nations restera comme une édition marquante. Félicitations renouvelées au Sénégal pour son sacre, et compliments appuyés au Maroc pour l’excellente organisation de ce grand rendez-vous du football africain. Le jeu sort grandi lorsque la victoire s’allie au respect et lorsque la passion demeure au service du sport.

Pourquoi un tel écart entre les chiffres officiels du taux de change en RDC ?Comment expliquer que la Banque Centrale du...
09/01/2026

Pourquoi un tel écart entre les chiffres officiels du taux de change en RDC ?
Comment expliquer que la Banque Centrale du Congo affiche un taux de 2 146 FC pour un dollar au 9 janvier 2026, tandis que le gouvernement retient 2 467 FC dans la loi de finances, en anticipant même une dépréciation jusqu’à 2 634 FC ? S’agit-il de simples hypothèses techniques ou d’un désaccord profond sur l’état réel de l’économie ?
À l’issue de la réunion du Comité de Politique Monétaire du 8 janvier 2026, la BCC affirme pourtant miser sur une inflation maîtrisée, une stabilisation du taux de change et une croissance robuste, au point d’assouplir sa politique monétaire en abaissant le taux directeur à 15 %. Dès lors, sur quelle base macroéconomique le gouvernement fonde-t-il ses prévisions plus pessimistes ?
Les citoyens, les investisseurs et les partenaires économiques ne sont-ils pas en droit d’exiger des éclaircissements clairs, cohérents et transparents sur ces divergences majeures ? L’enjeu est celui de la crédibilité de la politique économique nationale.

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