Problématique
Le nouveau Rapport de l’ONU/Femmes qui estime qu’en raison de l’allure actuelle des progrès, l’Objectif de Développement Durable de l’Egalité entre les Hommes et les Femmes ne pourrait pas être atteint avant 300 ans, a créé une véritable onde de choc au sein de la mouvance féministe à travers le monde. L’autonomisation économique de la femme étant l’un des axes prioritaires que s’es
t fixée la Communauté Internationale pour atteindre cet Objectif de Développement d’ici 2030, l’entrepreneuriat féminin est donc essentiel en cette perspective, notamment en Afrique où le taux de chômage et de sous-emploi est très élevé. Il faut miser d’une part sur le talent et l’envie d’entreprendre de la femme Africaine qui les a prouvées depuis plusieurs décennies et de l’autre sur sa capacité d’adaptation et de résilience qui a marqué les esprits lors de différentes vagues de la crise sanitaire de COVID-19. Malgré les risques encourus, on a vu la femme Africaine continuer son travail champêtre et sa vulnérable activité économique pour ne pas briser la chaine d’approvisionnement communautaire en denrées de première nécessité
Cependant, en raison de réels problèmes d’insuffisance de ressources, de faiblesse de revenus ainsi que la persistance des tâches non rémunératoires, de certaines contraintes administratives, des obstacles juridiques et violences d’ordre sexiste dont l’entrepreneuriat féminin fait face au quotidien, il faut éditer des lois courageuses et innovantes qui puissent permettre à la femme de surmonter ces handicaps et rehausser l’impact de son apport dans la lutte contre la pauvreté et le renforcement de la résilience communautaire. Il va de soi qu’il y ait des lois nationales sur l’Entrepreneuriat féminin qui puissent emboîter les pas aux cadres politiques mis en place actuellement pour soutenir l’autonomisation économique de la femme. Autant plus, en partant des femmes micro-entrepreneures détentrices de petites activités économiques, en passant par des femmes paysannes et des mamans maraichères pour aboutir à des vendeuses de marché et de rue, il est clair que la plupart d’elles n’ont ni de capacité intellectuelle suffisante, ni de moyens ni moins encore de temps pour s’adonner à certaines formalités d’usage et procédures légales inhérentes à l’exercice de leurs activités. D’où, la nécessité de voir émerger en Afrique, notamment en R.D.C, des dispositions légales qui prennent en compte des mesures de facilitations en faveur de ces femmes et fixent des procédures plus souples pouvant leur permettre à la fois d’acquérir sans encombre leurs documents administratifs et juridiques requis et d’accéder à de diverses offres d’opportunités de financement, de partenariat et de réseautage. Il faut un véritable mouvement de prise de conscience collective et un processus de changement systémique visant à susciter auprès des Dirigeants et Décideurs politiques Africains, des animateurs de la Société Civile et des leaders d’opinion locaux une compréhension féministe et panafricaniste de la question, qui devra se matérialiser à travers de véritables échanges interactifs entre eux avec des mouvements féministes africains et d’éventuels partenaires multilatéraux. Pour ce faire, il faudra donc rechercher les voies et moyens de trouver des solutions fiables et appropriées, de lancer une action collective et de définir des agendas communs.
1.2. Questions d’urgence et opportunité
C’est une question qui est non seulement urgente en raison du cri d’alarme lancé par l’ONU/Femmes et qui ne peut nullement laisser indifférents tous ceux qui se battent à travers le monde pour l’émergence d’une Société égalitaire entre les Hommes et les Femmes. C’est aussi pour nous une question d’opportunité de se saisir des résultats de ce Rapport et de la fenêtre de financement ouverte par ‘’l’Urgent Action Fund Africa’’ dans le cadre dans le cadre de notre Plaidoyer sur l’avancement de l’ODD 5 en Afrique, en vue de mettre en place un ‘’Réseau Africain de la Justice Economique en faveur de la Femme’’, RAJEC en sigle
1.3. Analyse du pouvoir
Nous pensons que le pouvoir des idées et l’action collective qui sera lancée dans le cadre de ce Réseau, cela va amener les Dirigeants et Décideurs politiques au plus haut niveau de l’Etat, et notamment les Parlementaires voire des associations, organisations et mouvements féministes à initier des Ordonnances-lois, des projets ou des propositions de lois y appropriées. Cette opportunité de pouvoir réfléchir et d’agir ensemble va nous permettre de lancer des campagnes et définir des agendas communs de manière à faire bouger les lignes sur le plan à la fois continental, régional, national et local.
1.4. Sécurité holistique
La question étant comprise comme un problème des droits de l’homme qui est inhérent au Développement Durable de l’Afrique, il est évident que cela sera buté à la résistance des forces rétrogrades, patriarcales et néo-colonialistes, qui continuent à voir de mauvais œil l’opportunité de l’émergence d’une Société égalitaire entre les Hommes et les Femmes.
1.5. Capacité organisationnelle
Notre Plate-forme Entrepreneuriale est la mieux placée pour réaliser ce Projet autant plus qu’elle travaille déjà en ce sens avec des milliers de femmes, au égard à l'un ses objectifs spécifiques visant à outiller les femmes membres et les aider le cas échéant à connaitre et savoir défendre leurs droits en matière de justice économique en vue de faire face à divers menaces et risques sociaux de nature à handicaper leurs activités respectives et leur processus d'autonomisation économique. En plus, en tant qu’Organisation participante aux assises du ‘’Forum de Paris sur la Paix’’, cela nous donne la latitude de profiter de ce Grand Rendez-vous mondial de la Gouvernance pour résonner et amplifier cette voix à la fois féministe et panafricaniste dont la finalité est de se battre pour les droits de la femme en réclamant la Justice économique en sa faveur. Pour terminer, il sied de relever que le mécénat de compétences de la ‘’Fondation d’Entreprise Deloitte’’, permet à notre Organisation d’accéder à une expertise et des données de haute facture dans les domaines juridique, administratif et autres.
2. Mission
Le ‘’Réseau africain de la Justice Economique en faveur de la Femme’’ s’assigne la mission de sensibiliser et amener les dirigeants et décideurs politiques africains, les leaders d’opinion et les animateurs de la société à œuvrer ensemble pour des lois nationales sur l’Entrepreneuriat féminin qui puissent emboîter les pas aux cadres politiques mis en place actuellement en vue soutenir l’autonomisation de la femme, la justice économique en sa faveur, l’entrepreneuriat équitable ainsi que la protection de ses droits sexuels et reproductifs. La finalité étant de contribuer à la consolidation de la fragile action économique menée par la femme, booster son amplification et soutenir son extension sur le terrain. L’Organisation poursuit à cet effet les objectifs spécifiques ci-après :
- Raffermir la confiance mutuelle, vulgariser et promouvoir auprès des Structures membres des méthodes de gestion rationnelle et des valeurs sociales de solidarité mutuelle, d’esprit d’équipe et de citoyenneté responsable.
- Récolter et diffuser à l’intention des Structures membres des appels à projets et diverses offres d’opportunités de financement des partenaires financiers pour leur permettre de booster et de concrétiser leurs projets entrepreneuriaux et de développement communautaire dans n’importe quel secteur. Amener et aider les femmes membres grâce à une éducation financière adéquate à mieux gérer leurs maigres ressources et les petits revenus qu’elles gagnent au quotidien de manière à consolider les activités, soutenir leur talent et booster leur envie d’entreprendre.
- Rechercher les financements nécessaires et les accompagnements y afférents pour la mise en œuvre des initiatives, des actions et projets visant à promouvoir la Justice économique en faveur de la Femme.
- Initier des partenariats et des réseautages avec d’autres structures féministes similaires en vue d’initier et des agendas communs et de mettre en œuvre des actions concertées.
- Initier et mettre en place sur les plans continental, national et local des Cadres de dialogue interactif et d'action concertée entre les Structures de base du Réseau et les autorités compétentes des entités territoriales correspondantes, les divers autres Groupes de pressions et leurs femmes leaders.
- Assurer la visibilité des initiatives, des actions et projets menés par la Plate-forme sur les réseaux sociaux, y déclencher des échanges interactifs et des réactions spontanées de sympathie et de soutien entre féministes ainsi que susciter le lancement spontané des campagnes d’implémentation à divers niveaux d’action et l’élaboration d’agendas y appropriés.
2.2. Domaines d’intervention :
- Education et promotion de la nouvelle citoyenneté égalitaire Hommes-Femmes, notamment à travers l’autonomisation de la femme
- Promotion et défense de la Justice économique en faveur de la femme
- Education au leadership transformationnel et à l’entrepreneuriat équitable
- Protection des Droits sexuels et reproductifs de la Femme et de son intégrité physique
2.3. Genre d’activités :
• Recherche/Documentation
• Séances de Sensibilisation, mobilisation et appropriation locale du Réseau
• Actions d'éclat et sorties médiatiques aux niveaux continental, régional, national et local. (Sit-in et remise des mémos, marche motorisée, conférence de presse, lobbying parlementaire et auprès des dirigeants des partis politiques et des leaders de la société civile, déploiement des banderoles, affiches et autres supports de sensibilisation visuelle)
• Recours aux réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, Twitter, Instagram, Slack et autres)
• Plaidoyers et pétitions en ligne
• Séances de Knowledge Management
2.4. Théorie de changement
a) Les Chefs d’Etats et des Gouvernements Africains à leur juste valeur les grandes lignes du Rapport de l’ONU/Femmes, de celui de la Banque Mondiale portant sur les différents textes légaux approuvés à travers concernant l’égalité des sexes ainsi que ceux émanant de toutes autres institutions compétente en la matière, manifestent la volonté de rechercher des solutions adéquates et appropriés aux problèmes posés ainsi que font de la question l’une de leurs priorités de leur Programme de Gouvernance en repositionnant ‘’l’égalité des sexes’’ parmi les 5 premiers objectifs et domaines prioritaires de l’Agenda 063 de l’Union Africaine.. b) Les associations, organisations et mouvements féministes africains changent, à la lueur de cette nouvelle donne, leur manière de percevoir la lutte qu’ils mènent pour ‘’l’égalité entre les Hommes et les Femmes. c) Les associations, organisations et mouvements féministes africains définissent des approches et des agendas communs sur la question, en vue d’amplifier et de répercuter ses résultats sur le plan à la fois continental, régional, national, provincial et local
d) Les associations, organisations et mouvements féministes africains renforcent leur détermination d’interagir et leur capacité d’entretenir des échanges interactifs avec les institutions compétentes de leurs pays sur les questions de’ l’égalité des sexes, de la Justice Economique en faveur des Femmes, de l’Entrepreneuriat équitable et de la protection de ses droits sexuels et reproductifs et de son intégrité physique.
3. Groupe cible
• Associations, organisations et mouvements féministes communautaires, confessionnels, professionnels et autres
• Associations, organisations et mouvements des femmes paysannes, autochtones et rurales.
• Corporations des femmes micro-entrepreneures, des femmes vendeuses de petits marchés et de rue.
4. Financement et dispositions financières
Les ressources de l'Organisation sont constituées notamment par :
- Dotation initiale lui a attribué lors de sa fondation ;
- Contributions ponctuelles, mensuelles et annuelles des femmes membres
- Revenus générés par des services et activités d’autofinancement ;
- Dons et legs de personnes physiques ou morales ;
- Toutes ressources autorisées par les textes législatifs et réglementaires.
- Subventions locales, nationales ou internationales
Les ressources de l’Organisation sont affectées exclusivement à la couverture des charges de fonctionnement et à la réalisation de son objet. Ces ressources ne peuvent être engagées ou hypothéquées, pas plus qu’elles ne peuvent être transférées à d’autres activités avec effet sur l’Organisation.
5. Champs d’action :
Le Réseau va étendre ses activités sur toute l’étendue du Continent Africain et partout ailleurs à travers le monde où il y a la Diaspora africaine.
6. Contacts et renseignements :
Le siège social du RAJEC Africa, est établi à Kinshasa, à l’Immeuble GABRIELLA sur l’Avenue LOWA n° 109 dans la Commune de KINSHASA en diagonale de l’entrée principale du Grand Marché de KINSHASA et peut être transféré en tout autre lieu et place de la République Démocratique du Congo, sur décision de ses structures appropriées et conformément à ses présents Statuts et son Règlement Intérieur.