25/11/2025
Salut,
Je vous écris depuis , au , où la vient de s’achever, et je dois vous raconter ce qui s’est passé, les vérités crues, mais aussi celles plein d’espoir.
La devait être le moment où les dirigeant·es du monde apporteraient de vraies solutions pour mettre fin à la crise climatique, un moment d’action décisif pour protéger les forêts, garantir la justice climatique et préserver une planète vivable.
Au lieu de cela, les salles de négociation ont été dominées par de mauvaises personnes. Une enquête récente a confirmé ce que beaucoup craignaient. Près de 2.000 lobbyistes étaient enregistrés à la , 1.600 lobbyistes des énergies fossiles et plus de 300 de l’agro-industrie.
Alors que seulement 360 leaders autochtones ont eu accès aux espaces de négociation, bien que ces peuples, des gardiens, permettent aux grandes forêts du monde de rester debout.
Malgré ce déséquilibre, nous avons tenu notre promesse. À la , nous avons remis notre lettre ouverte signée par des milliers de personnes directement aux représentant·es de plusieurs pays africains, y compris Madame la Ministre de l’Environnement de la RDC. Votre voix était dans cette salle. Votre signature a compté. Ensemble, nous avons clairement affirmé que l’Afrique exige une véritable protection des forêts, la justice climatique et la redevabilité.
Et pourtant, la s’est achevée sans les avancées dont le monde a urgemment besoin. Aucun progrès réel sur les forêts. Aucun financement climatique crédible. Aucun plan pour maintenir la limite de #1,5°C. Les intérêts des énergies fossiles ont encore une fois œuvré pour affaiblir l’ambition, et les gouvernements ont refusé de confronter les industries à l’origine de cette crise.
Les communautés vivant déjà avec des tempêtes meurtrières, des inondations, des vagues de chaleur et des déplacements restent sans les engagements dont elles ont désespérément besoin. Il y a eu quelques points positifs, notamment des progrès sur la démarcation des terres autochtones. Mais le texte final évite toujours de nommer les combustibles fossiles, laisse l’ambition dangereusement faible et n’offre aucun financement fiable pour les nations vulnérables.
C’est une profonde déception et un rappel de pourquoi notre mouvement doit continuer.
La est peut-être terminée, mais nous, nous ne reculons pas. Pas maintenant, pas demain. Nous continuerons à mettre la pression sur les dirigeant·es, à exposer les injustices climatiques, à renforcer la résistance autochtone et à défendre les forêts. Merci d’être à nos côtés.
Avec détermination,
Bonaventure Bondo, de Greenpeace Africa Greenpeace Afrique
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