09/05/2026
🇨🇩🇿🇦Le CoE-CBRN/RDC renforce sa diplomatie scientifique lors d’une mission stratégique en Afrique du Sud
Pretoria, 29 avril 2026 — Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations issues de la mission scientifique effectuée en février 2026 en République d’Afrique du Sud, une mission de suivi et de consolidation a été conduite du 19 au 29 avril 2026 sous la conduite du Professeur Thierry TANGOU TABOU, Coordonnateur et Point Focal National du CoE-CBRN/RDC.
Réalisée sur la base d’un ordre de mission officiel émis par Son Excellence Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations, Professeur Docteure Marie-Thérèse SOMBO AYANE SAFI MUKUNA, cette mission s’inscrit dans les priorités nationales liées au développement scientifique, à la coopération internationale, à la sécurité scientifique et au renforcement des capacités en matière de gestion des risques CBRN.
Cette mission constitue une étape importante dans le processus de structuration des partenariats scientifiques engagés lors de la mission exploratoire de février 2026.
Celle-ci avait permis d’identifier plusieurs opportunités majeures de coopération avec l’AUDA-NEPAD, le réseau SANBio, le CSIR, la NECSA, MINTEK ainsi que plusieurs universités sud-africaines de premier plan.
La mission d’avril 2026 avait ainsi pour objectif de transformer ces premiers contacts en cadres de collaboration plus opérationnels, à travers l’approfondissement des échanges techniques, l’évaluation des capacités scientifiques mobilisables, la structuration des projets en cours et la formalisation progressive des mécanismes de coopération.
Les échanges menés avec les partenaires sud-africains ont porté sur plusieurs domaines prioritaires, notamment l’évaluation des produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés, les analyses CBRN, les matériaux à faible empreinte carbone, la caractérisation avancée des matériaux, la sûreté radiologique et nucléaire, les matériaux de blindage, les nanotechnologies, l’analyse des risques systémiques et les mécanismes régionaux de coopération scientifique.
Au Doornfontein Campus de l’Université de Johannesburg, la délégation a échangé avec les responsables des laboratoires impliqués dans les projets scientifiques du Centre. Les travaux ont notamment porté sur l’évaluation des produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés, considérée comme une priorité stratégique pour la sécurité sanitaire nationale, ainsi que sur la caractérisation des matériaux développés dans le cadre des projets de ciments bas carbone.
Le Council for Scientific and Industrial Research a constitué l’un des axes centraux de la mission. La délégation y a effectué une visite approfondie de plusieurs laboratoires spécialisés en minéralogie, biologie, textile, cosmétique, nanotechnologie et analyses environnementales. Les échanges ont permis d’ouvrir des perspectives en matière de recherche appliquée, d’analyses CBRN, de contrôle qualité, de transfert de compétences et de cofinancement de projets scientifiques.
Une réunion stratégique avec le Professeur Suprakas ainsi qu’une séance technique avec le Dr Saku, Business Manager du Département de nanotechnologie du CSIR, ont permis d’avancer sur le projet de protocole d’accord entre le CSIR et le CoE-CBRN/RDC.
La visite à la South African Nuclear Energy Corporation, sur le site de Pelindaba, figure parmi les séquences les plus stratégiques de la mission. La délégation a été reçue par le Dr Pradish Rampersadh, Group Executive for Innovation and Research, avant d’effectuer une visite du réacteur nucléaire SAFARI-1, infrastructure de référence sur le continent africain.
Les échanges avec la NECSA ont porté sur la sûreté nucléaire, la radioprotection, la gestion des matières radioactives, les technologies de réponse aux incidents radiologiques, les usages pacifiques des technologies nucléaires et la formation spécialisée des experts congolais.
Cette coopération ouvre des perspectives importantes pour le développement des capacités nationales en matière de sécurité radiologique et nucléaire.
La délégation s’est également entretenue avec les équipes de MINTEK, institution spécialisée dans les technologies minières et la valorisation des ressources. Les discussions ont porté sur la caractérisation des matériaux, la gestion des risques miniers, les métaux lourds, les risques chimiques et radiologiques, la contamination environnementale et les matériaux innovants.
La mission a comporté une importante dimension diplomatique et institutionnelle. La délégation a été reçue à l’Ambassade de la République Démocratique du Congo en Afrique du Sud par Son Excellence Monsieur John NYAKERU, Ambassadeur de la RDC, avec qui les échanges ont porté sur le rôle de la diplomatie scientifique dans l’accompagnement des initiatives stratégiques du Centre.
Parallèlement, la participation aux travaux techniques de la SADC sur l’innovation et l’industrialisation régionale a permis au CoE-CBRN/RDC de renforcer sa visibilité régionale et de s’intégrer davantage aux mécanismes africains de coopération scientifique.
Les échanges avec l’AUDA-NEPAD ont également confirmé le rôle stratégique de l’institution dans la facilitation des partenariats continentaux et dans l’intégration progressive du Centre aux dynamiques africaines de science, technologie et innovation.
Au-delà des partenariats institutionnels, cette mission contribue au renforcement du positionnement scientifique et technologique de la République Démocratique du Congo.
Elle ouvre des perspectives concrètes dans la sécurité sanitaire, le contrôle qualité pharmaceutique, la formation spécialisée, la sûreté nucléaire, les technologies analytiques, les matériaux innovants, la recherche appliquée et la gestion intégrée des risques CBRN.
Selon les responsables du Centre, cette mission marque une transition entre la phase d’identification des opportunités et celle de leur opérationnalisation progressive.
Malgré les avancées enregistrées, plusieurs défis demeurent, notamment les contraintes financières, la nécessité de renforcer les infrastructures scientifiques nationales, les mécanismes de cofinancement, la coordination des agendas institutionnels et le besoin d’un suivi rigoureux des engagements pris avec les partenaires.
À travers cette mission, le CoE-CBRN/RDC confirme sa volonté de s’affirmer comme une plateforme nationale et régionale d’expertise, de coordination scientifique et de gestion intégrée des risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.
Cette dynamique traduit également l’ambition de la RDC de renforcer progressivement sa souveraineté scientifique et technologique à travers des partenariats structurants, la montée en compétence de ses experts et l’intégration active aux réseaux africains de recherche et d’innovation.
✍️📸
NGOMA WABASOLELE Armand
Chargé de Communication du CoE-Cbrn/RDC Officiel