25/05/2026
Carte blanche n° 225
Coalition article 64 : opposition et majorité enfin sur un terrain commun ?
Malgré son réveil tardif, nous saluons la mise en place, par une partie de l’opposition, d’un nouveau regroupement dénommé « Coalition Article 64 ».
Pour rappel, l’article 64 de notre Constitution dispose :
Alinéa 1 : « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution. »
Alinéa 2 : « Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la Nation et l’État, punie conformément à la loi. »
Sur ce principe fondamental, l’opposition rejoint la majorité : nul ne peut accéder au pouvoir ou s’y maintenir par la force. Dans une démocratie, seul le peuple souverain détient le droit de conférer le pouvoir et de décider librement de ceux qui l’exercent. C’est lui seul qui a le droit de départager les camps opposés par les urnes.
Quiconque tenterait de renverser l’ordre constitutionnel ou de s’emparer du pouvoir en dehors des mécanismes prévus par la loi s’exposerait naturellement à la rigueur de la loi.
Une divergence demeure toutefois entre nos deux camps. L’opposition rejette toute perspective de révision constitutionnelle, alors même que cette procédure est expressément prévue par la Constitution elle-même.
Sur quoi se fonde-t-elle ?
De même, aucune disposition de la Constitution actuelle n’interdit au peuple congolais, dans l’exercice de sa souveraineté, de se prononcer sur un éventuel changement constitutionnel à travers les mécanismes démocratiques appropriés.
La majorité conserve donc le droit de soumettre ses propositions au jugement du souverain primaire, lequel demeure seul habilité à les approuver ou à les rejeter. Cette démarche ne viole aucune disposition de la Constitution en vigueur.
Dans ces conditions, il serait préférable que le débat quitte le terrain des invective