28/01/2025
Je viens de naître,
Et une b***e m’a déjà transpercé.
Là où la guerre est maître,
Le malheur se hâte pour me bercer.
Comment retourner dans le ventre de ma mère
Pour être à l’abri de la guerre ?
Et même si je retournais,
Là pour me cacher.
Je suis sûr que la mort me suivra,
Car là où je suis né, il n’y a pas d’endroit
Où la guerre ne frappe pas.
À quel niveau vous êtes touchés
De me voir saigner en tant que bébé ?
Me sentir mal dans mon petit corps fragile.
Le potier de cette douleur
Sera-t-il un jour en manque d’argile ?
Je viens de naître et je pleure.
C’est le cœur du nouveau né qui s’exprime
À travers ma poésie, à travers ma plume.
Je vais l’écrire sur le bitume,
Je vais le dire sur les cimes.
Je viens de peser les crimes,
Je viens de peser les brumes
Ma balance a explosé,
En matière de poids,
Le malheur s’est tellement arrosé.
Tous on prie
Tous on crie
Goma goma goma
Tous on prie
Tous on crie
Goma
Les b***es dansent dans tous les sens,
Goma pleure en attendant la délivrance.
Goma voit les bombes
À la place des colombes.
Si la guerre a pris la place du soleil,
Comment apprécier la lumière à Goma ?
Si les bois ne servent qu’à fabriquer plus des cercueils
Comment s’en servir pour se réchauffer face au froid ?