31/05/2026
WATALINGA : PLUS DE 40 ACTEURS ETATIQUES ET NON ÉTATIQUES FORMÉS À LA JUSTICE TRANSITIONNELLE POUR LA RECONSTRUCTION COMUNAUTAIRE
Dans le cadre du projet de « Renforcement des mécanismes communautaires de la justice transitionnelle pour la paix et la cohésion sociale en ville de , dans le secteur de Ruwenzori et la chefferie des Watalinga, au Nord-Kivu », plus de quarante (40) acteurs étatiques et non étatiques de la chefferie des , en territoire de Beni, ont été formés à la Justice Transitionnelle ( ).
Organisée par l’Action pour le Développement, l’Éducation civique et la Défense des Droits humains ( /DDH-RDC), avec l’appui financier de la GIZ, la Coopération Allemande, à travers le programme Pro Paix III, cette session de formation visait également à favoriser la co-construction d’initiatives locales adaptées aux réalités communautaires, notamment celles liées aux violences basées sur le genre.
Pendant trois jours, du 27 au 29 mai 2026, les participants dont les autorités locales, agents des services de sécurité, membres d’organisations de la société civile, leaders d’opinion, victimes des massacres et journalistes issus des trois groupements composant la chefferie des Watalinga ont été sensibilisés aux principaux piliers de la justice transitionnelle : la vérité, la justice, la réparation et les garanties de non-répétition.
« Au fait, cette initiative vise à outiller les communautés locales pour faire face aux exactions passées dans la chefferie des Watalinga et promouvoir la paix dans la zone. La justice transitionnelle est une matière qui n'était pas connue dans la zone, alors il fallait que notre organisation, en partenariat avec la GIZ, forme cette communauté. Au-delà de cette formation, nous allons voir comment soutenir une initiative locale de memoirr en rehabilitant et en construisant où sont enterrés les naufragés de Kahondo.», a déclaré Karpate Buhurumba, coordinateur de l’ONG ADEC/DDH-RDC.
Parmi les éminents panelistes figurait également Nathanmag Mubwirwa, responsable de programme au sein de l’ADEC/DDH-RDC. Lors de cette session, il a mis un accent particulier sur la santé mentale et le soutien psychosocial. Il a sensibilisé les participants aux techniques de gestion du stress et des traumatismes, notamment à travers des exercices psychocorporels.
« Après un massacre, les survivants ont besoin d’outils concrets pour éviter que le choc ne se transforme en traumatisme durable. Les 4 réflexes à avoir : Mettre sa sécurité à l’abri, Calmer son corps avec la respiration et autres techniques de gestion de stress et anxiété, Se rapprocher de ses proches ou d’un groupe d’écoute, Demander l’aide d’un psychologue si la douleur persiste. Appliquer ces étapes réduit fortement le risque d’état de stress post-traumatique », a-t-il conseillé.
À l’issue de la formation, les participants ont réalisé une cartographie des événements tragiques ayant frappé la chefferie des depuis 1994 jusqu’à ce jour. Cet exercice a été suivi de la mise en place d’une cellule communautaire chargée d’élaborer un cahier des charges des actions à mener ainsi que d’un groupe représentant les victimes des massacres perpétrés par les rebelles .