08/06/2026
la nécessité de ne pas changer la constitution.
Vue d'un juriste...
si certains pensent que changer la constitution est une urgence, c'est leur droit.
qu'ils acceptent que dire non, est aussi un droit dans la démocratie. pas une trahison.
s'il y a un référendum sans les zones occupées par le M23, ces derniers risquent aussi d'organiser leur référendum et avoir un petit pays avec le prétexte que c'est par référendum et volonté de leur peuple.
N'EST-CE PAS UNE PASSE D'OR DANS LE PETIT CARRÉ ?
FAUT PAS CHANGER CETTE CONSTITUTION À CETTE PÉRIODE, FINISSEZ D'ABORD LA GUERRE, RENDEZ LE PAYS ENTIÈREMENT SOUVERAIN.
Dans une région meurtrie par les conflits, l'insécurité et les divisions, j'ai choisi le droit non comme une arme contre les hommes, mais comme un instrument au service de la justice et de la dignité humaine.
Notre assemblée doit penser aux conséquences juridiques d'un référendum sans les zones occupées.
Être juriste ne consiste pas seulement à gagner des procès. C'est avant tout écouter, concilier, protéger les droits de chacun et rappeler que nul ne doit être privé de justice, quelles que soient sa condition ou son origine.
le gouvernement, peut-il pour une fois écouter le peuple et toute personne contre la réforme précipitée actuelle ?
Dans l'Est de la République Démocratique du Congo, où tant de familles aspirent à la paix, je demeure convaincu que le respect du droit est l'un des chemins les plus sûrs vers la coexistence pacifique.
Ma toge ne symbolise ni le pouvoir ni le privilège. Elle représente un engagement : celui de servir la vérité, défendre les libertés et contribuer, à ma mesure, à une justice plus humaine, plus équitable et plus proche de la population.
changer la constitution, c'est ouvrir expressément la voie à la balkanimation. n'est-ce pas ne pas aimer son propre peuple !
Parce que la paix durable ne se construit pas seulement par les armes qui se taisent, mais aussi par une justice qui rassure, réconcilie et protège.
Me Willibrord