07/12/2025
Durant son exposé cadré sur le Cadre juridique de protection des victimes des violences basées sur le genre facilitées par le numérique, Annie Binja, Coordinatrice de l’ Opadec Asbl, a mis en lumière les formes alarmantes de à l’ère digitale : cyberharcèlement, usurpation d’identité, diffusion non consensuelle d’images intimes, sextorsion, surveillance numérique, et menaces en ligne.
Ces pratiques, a-t-elle souligné, aggravent la vulnérabilité des femmes et filles et complexifient leur accès à la justice. Elle a salué l’adoption du Code du numérique (Loi 23/010 du 13 mars 2023), qui constitue une avancée majeure pour sanctionner les délits numériques tels que le revenge p**n, la sextorsion, l’exploitation sexuelle en ligne, ou encore les cybermenaces.
Ce texte s’aligne sur des instruments juridiques internationaux tels que la , la , la Convention relative aux droits de l’enfant, le Protocole de ou la Convention de .
Elle a souligné l’importance du Code du numérique adopté en RDC en 2023, qui offre un cadre juridique robuste contre ces violences et s’aligne sur les normes internationales en matière de protection des droits humains.
Elle a insisté sur une réponse collective et multisectorielle impliquant l’État, les plateformes numériques, la société civile et les citoyen·nes. Parmi les priorités proposées figurent la mise en place d’une plateforme nationale de signalement des cyberviolences, l’intégration de l’éducation numérique dans les écoles, et la création d’un fonds d’aide aux victimes. Pour Me Binja, le numérique doit être un espace d’autonomisation et non de violence.
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