Association de la communauté neuroatypique du Québec - ACNQ

Association de la communauté neuroatypique du Québec - ACNQ Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Association de la communauté neuroatypique du Québec - ACNQ, Community Organization, Montreal, QC.

L’ACNQ rassemble la communauté de la neurodiversité, relie les services existants et fait évoluer, pas à pas, des initiatives complémentaires dans une approche transversale et multidisciplinaire.

[Créer un espace pour que les récits neuroatypiques puissent enfin être entendus]L’ACNQ a le plaisir de vous présenter o...
05/20/2026

[Créer un espace pour que les récits neuroatypiques puissent enfin être entendus]

L’ACNQ a le plaisir de vous présenter officiellement Karine Kin (Murmure de l'Âme), qui se joint à nous comme collaboratrice dans le volet Contenu et médias, plus précisément dans l’axe Témoignages et récits de vie.

À travers cette collaboration, Karine contribuera à créer un espace de parole où les personnes neuroatypiques et les personnes concernées par la neurodivergence pourront nommer leur réalité, partager leur vécu et faire entendre des expériences encore trop souvent mal comprises ou invisibilisées.

Parce que la neurodivergence ne se comprend pas seulement à travers des définitions, des diagnostics ou des critères cliniques.

Elle se comprend aussi à travers les histoires, les parcours, les prises de conscience, les blessures, les forces, les nuances et les mots qu’on trouve parfois très t**d pour expliquer ce qu’on vit depuis longtemps.

Cet espace pourra accueillir différentes voix : femmes, hommes, parents, proches, adolescents, enfants, adultes diagnostiqués t**divement, personnes en questionnement et toutes les personnes touchées, directement ou indirectement, par ces réalités.

Karine a une plume sensible, une grande force de communication et un talent naturel pour mettre en mots des vécus humains complexes. Sa façon de rejoindre les gens dans leur réalité s’inscrit pleinement dans la mission de l’ACNQ : mieux comprendre, mieux soutenir, mieux relier.

Parce que les témoignages ne sont pas secondaires.

Ils permettent de reconnaître ce qui a trop longtemps été mal interprété.

Ils permettent de mettre du sens là où plusieurs ont longtemps porté de la confusion.

Et parfois, ils permettent simplement à une personne de se dire :
« Je ne suis peut-être pas seule. Ce que je vis a peut-être enfin un sens. »

Bienvenue officiellement dans l’aventure ACNQ, Karine.

C'est un plaisir de bâtir cet espace avec toi.

'' Quand il n’y a pas de case, tu en dessines une. ''Aujourd’hui, l’ACNQ pose un geste concret en ce sens : elle ouvre o...
04/24/2026

'' Quand il n’y a pas de case, tu en dessines une. ''

Aujourd’hui, l’ACNQ pose un geste concret en ce sens : elle ouvre officiellement son tout premier volet :

Le volet Enjeux & société

Cette démarche marque une étape importante dans le développement de l’ACNQ.
Elle est initiée et soutenue par François PH Lapointe, chercheur en politiques publiques et président fondateur du RIPNQ, en collaboration avec l’ACNQ et un réseau croissant de partenaires unis par une volonté commune : faire avancer la reconnaissance, l’inclusion et les droits des personnes neurodivergentes au Québec.

Parce que c’est ici qu’on commence à faire de la place à ce qui manquait.

1,7 million de Québécois sont neurodivergents.
Aucune loi ne les reconnaît.
Il faut que ça change!

La LIPNQ est un projet de loi de 32 articles visant à reconnaître, protéger et inclure les personnes autistes, TDAH, dys, Tourette et HPI au Québec.

Le Regroupement pour l’inclusion des personnes neurodivergentes du Québec (RIPNQ), actuellement en cours de création, portera la LIPNQ et soutiendra cette initiative dans une perspective durable, structurée et collective.

Nous cherchons actuellement à rassembler des personnes engagées souhaitant contribuer à la mise en place du conseil d’administration fondateur.

On cherche :
→ Des personnes neurodivergentes
→ Des professionnels de la santé et de l’éducation
→ Des juristes, communicateurs
→ Des parents et proches aidants
→ Des organismes partenaires

Parce que les changements de société ne peuvent pas se construire sans les personnes directement concernées.

Rien sur nous sans nous.

Intéressé(e) ?
Voici le lien vers le site de l'ACNQ où vous trouverez de plus amples informations et l'accès au formulaire de contact :

https://acnq.ca/volet-societe/

Ce week-end, au Marché de la Neurodiversité, l’ACNQ a fait ses premiers pas publics et quel départ en beauté ! Notre pré...
04/17/2026

Ce week-end, au Marché de la Neurodiversité, l’ACNQ a fait ses premiers pas publics et quel départ en beauté ! Notre présence a été un véritable succès, couronnée de rencontres inspirantes, d'échanges profonds et d'un accueil chaleureux qui nous a touchés en plein cœur. Surtout, nous avons ressenti sur place une évidence : le besoin est réel et pressant.

Cette journée nous a confirmé l'immense nécessité d'offrir à notre communauté un espace où elle puisse être comprise, orientée et accompagnée avec justesse. Elle a également révélé un intérêt marqué et un enthousiasme palpable de la part de nombreux collaborateurs, professionnels et personnes désireuses de s'impliquer dans le développement de l'ACNQ. Dans cet élan, nous mettons en place deux formulaires distincts, chacun répondant à un objectif précis :

Formulaire communauté : Ce formulaire s'adresse aux personnes concernées, aux proches et à tous ceux qui souhaitent contribuer à mieux faire ressortir les besoins réels de notre milieu. Il nous permettra de documenter les réalités vécues, de comprendre les défis rencontrés, d'identifier les besoins prioritaires et de bâtir un portrait statistique plus clair de notre communauté. Une section à la fin permet également de faire une demande de contact. Si vous souhaitez être recontacté par l’ACNQ pour partager votre expérience, poser une question ou amorcer un échange, veuillez remplir ce formulaire. Ce sera notre procédure de prise de contact.

Formulaire communauté : https://forms.gle/yTvsMxgUzooh6mBo6

Formulaire collaborateurs et partenaires : Ce formulaire est destiné aux personnes souhaitant collaborer avec l’ACNQ, offrir des services, proposer leur expertise, contribuer à certains projets ou explorer des possibilités de partenariat. Il nous aidera à comprendre les profils, les intérêts, les disponibilités et les formes d'implication envisagées, afin de structurer la suite de manière cohérente. Si vous remplissez ce formulaire, cela signifie que vous souhaitez être recontacté dans un objectif de collaboration. Le formulaire servira donc de porte d'entrée pour les prises de contact liées à une éventuelle implication au sein de l’ACNQ. Les personnes intéressées seront recontactées pour planifier une rencontre dans les prochaines semaines afin de discuter de leur collaboration potentielle dans le développement de l’ACNQ, en vue d'une première offre de services prévue pour l'été ou début de l'automne.

Formulaire collaborateurs et partenaires : https://forms.gle/WAkBzWHKpN6U2JNx8

Je tiens à remercier sincèrement toutes les personnes qui sont venues nous rencontrer ce week-end, celles qui nous ont écrit, celles qui ont partagé notre vision, manifesté leur intérêt ou simplement pris le temps de nous encourager. C'est grâce à vous, votre enthousiasme, votre confiance et votre présence que nous réussirons à bâtir une communauté solide, riche et forte, car :

''Quand il n'y a pas de case, tu en dessines une''.

Merci à tous et au plaisir de vous voir rejoindre notre communauté.

Jessica Lortie
Fondatrice de l'ACNQ

Demain, samedi le 11 avril 2026, l’ACNQ sera au Marché de la Neurodiversité.Si vous avez envie de venir nous rencontrer,...
04/10/2026

Demain, samedi le 11 avril 2026, l’ACNQ sera au Marché de la Neurodiversité.

Si vous avez envie de venir nous rencontrer, de découvrir le projet, de poser vos questions, d’échanger ou simplement d’en savoir plus sur le développement de l’Association de la communauté neuroatypique du Québec, ce sera l’occasion idéale.

Nous serons sur place toute la journée avec notre kiosque, de 10 h à 18 h, pour accueillir les gens, présenter l’ACNQ et discuter de cette vision qui prend forme.

Il y aura aussi une mini conférence qui présentera le projet, de 16 h 10 à 16 h 40 :
« Quand il n’y a pas de case, tu en dessines une »

L’ACNQ est née d’un constat clair : trop de parcours neuroatypiques complexes, nuancés et atypiques passent encore entre les mailles du filet. Trop de gens se retrouvent seuls devant un système fragmenté, épuisant et incohérent. Ce projet est né du besoin de créer un point de repère, un espace plus humain, plus cohérent, plus rassembleur.

Que vous soyez directement concerné, proche, professionnel, collaborateur potentiel ou simplement curieux d’en apprendre davantage, vous êtes les bienvenus.

Quand : 11 avril 2026, de 10 h à 18 h
Où : Collège de Maisonneuve
Mini conférence : 16 h 10 à 16 h 40

Billets ici :
https://www.eventbrite.ca/e/les-miniconferences-du-marche-sabana-pour-la-neurodiversite-tickets-1981594745226?aff=oddtdtcreator

Au plaisir de vous voir, de vous rencontrer et d’échanger avec vous sur place.

Projets Sabana vous invite à la miniconférence « Quand il n’y a pas de case, tu en dessines une », présentée par la fondatrice de l’ Association de la communauté neuroatypique du Québec - ACNQ.

Elle partage un parcours de neuroatypie complexe (TSA, TDAH, douance et conditions associées) découvert t**divement après un chemin diagnostique fragmenté, long et coûteux sur le plan humain. De cette réalité est né un constat clair : trop de parcours complexes et nuancés restent incompris ou ignorés, faute de temps, d’expertise et de continuité.

C'est de ce constat qu'est né l’ACNQ, la case manquante, un repère central, une structure en 12 volets et une vision simple : réduire l’épuisement lié à la multiplication des démarches et offrir un accompagnement plus cohérent et humain, du début à la fin, selon les besoins réels des personnes neuroatypiques.

L'ACNQ est un projet collectif, une invitation aux personnes, collaborateurs et partenaires intéressés à converger, contribuer et bâtir ensemble cette case manquante.

🗓 Quand : le 11 avril 2026, de 10h à 18h
📍 Où : Collège de Maisonneuve

Achetez vos billets sur eventbrite.
https://www.eventbrite.ca/e/les-miniconferences-du-marche-sabana-pour-la-neurodiversite-tickets-1981594745226?aff=oddtdtcreator

Fragments de conscience  #2Entre deux versions de soiLaisser partir ce qui était, pour rencontrer ce qui devait êtreLe 2...
04/03/2026

Fragments de conscience #2
Entre deux versions de soi
Laisser partir ce qui était, pour rencontrer ce qui devait être

Le 2 avril, c’est la Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme.
On parle souvent de différences, de compréhension, d’inclusion. Mais on parle beaucoup moins de ce qui peut se passer quand cette réalité est enfin comprise, après avoir été mal lue, mal nommée ou simplement incomprise pendant trop longtemps.

Ce texte ne parle pas seulement d’autisme.
Il parle aussi de ce que ça peut faire à une vie quand les bons mots arrivent enfin…mais avec tout ce qui vient avec.

Hier, ça faisait un an, jour pour jour, à l'occasion de cette journée de sensibilisation, que j’avais écrit un premier récit sur cette « nouvelle » réalité. Un texte que j’ai nommé :
« Un ultime cri du cœur, un coming-out ».

Ce jour-là, j’ai enfin mis les mots sur ce que je vivais. Et sur ce que j’avais vécu. Mais ce que je ne savais pas encore, c’est que ces mots étaient en fait une explosion, et que son onde de choc allait ensuite faire tomber tout le reste, comme des dominos.
Avec le recul, je comprends aussi quelque chose d’important. Ce ne sont pas exactement ces mots, ni même les diagnostics en soi, qui ont causé tous les dégâts. Ma vie était déjà engagée dans un processus de destruction depuis près de deux ans.

Ce que je cherchais, à travers toutes ces démarches, ce n’était pas juste une explication. C’était une façon de rétablir ma vie. Une façon de comprendre pour réparer. De nommer pour revenir. De trouver enfin ce qui permettrait de reprendre le fil là où tout avait commencé à se défaire.

Mais ce n'est pas du tout ce qui s'est passé...

Les réponses que j’ai reçues ne sont pas venues me dire comment revenir à avant. Elles sont venues me confirmer exactement le contraire. Elles m’ont forcée à voir que ce qui s’était brisé ne pourrait pas simplement être réparé. Pas cette fois-ci... Que ce que je prenais encore pour une mauvaise passe, une longue dérive ou une parenthèse destructrice avant un retour "à la normale", était en fait une rupture beaucoup plus profonde. Et c’est à peu près là que j’ai décollé pour vrai.

Car ce que j’ai nommé ce jour-là, ce n’était pas juste une réalité nouvelle. C’était la fin de quelque chose. La fin d’un personnage. La fin d’un équilibre construit en mode survie. La fin de tout ce que j’avais appris à faire pour passer à travers. Ce n’était pas seulement de la compréhension. C’était l’effondrement de la structure entière qui m’avait permis de tenir jusque-là.

La vérité a frappé trop fort, trop profondément pour être digérée d’un seul bloc. Et quand je pensais être tranquillement en train de me relever, j’étais, en réalité, en train de m’effondrer.
Parce que comprendre, ce n’est pas toujours apaisant. Comprendre, des fois, ça détruit. Ça détruit l’image que tu avais de toi, des autres, et du monde. Ça détruit le sens que tu donnais à ton histoire. Et parfois, ce que ça détruit surtout, c’est l’illusion qu’il serait encore possible de continuer comme avant.

On parle du diagnostic, du mot, de l’explication. Mais on parle presque jamais de ce qui peut arriver quand cette vérité tombe sur une vie déjà fragilisée, déjà fissurée, déjà en train de céder sous son propre poids.

On parle peu de ce moment où la compréhension n’apporte pas un soulagement immédiat, mais vient plutôt confirmer qu’il n’y aura pas de retour simple à l’ancienne version de soi. On est loin d'un “après” qui soulage. C'est un après qui arrache l’âme. Car il n’y a pas de “ok, oublie tout ça, fais juste continuer comme avant”. C’est ça, la fracture. Réaliser que continuer comme avant, ce n’est plus une option… même si tu le voudrais tellement, juste une dernière fois…

Tu penses pas que ça peut te forcer à tout revoir. À revoir tes choix, tes limites, tes relations, ton rythme, et parfois ta vie toute entière.
Moi, j’ai vécu ce “après” où tu comprends que tout vient de changer pour de bon. Et malgré tout ça, le plus dur n’a pas été de comprendre. Le plus dur, ça a été de trouver un chemin pour continuer.

Parce que tu te retrouves, soudainement, devant quelque chose de très brutal : tout remettre en question, déconstruire, rebâtir, sans garantie de survivre au passage ou baisser les bras maintenant.
Moi, j’ai choisi la seule option qui me donnait encore une petite chance. Mais je ne savais pas encore que ce choix-là allait me coûter si cher.

Les mois qui ont suivi ont été les plus souffrants de toute ma vie. Des mois à tomber, à perdre tout ce qui m’avait tenu debout si longtemps, à voir où j’avais fait fausse route, à mettre un sens sur tout ce que je n’avais pas compris avant, à avaler à grandes gorgées tous mes regrets, à voir tout ce que j’aurais fait différemment si j’avais su, si j’avais compris plus tôt.
Des mois à regarder, impuissante, des pans entiers de ma vie s’effondrer, en réalisant qu’ils tenaient juste par des ficelles invisibles. Des mois à comprendre trop, trop vite, trop fort. Des mois à rester là, figée entre deux versions de moi-même. Celle qui ne fonctionne plus. Et celle qui n’existe pas encore.

J’ai flotté dans un vide abyssal, en parallèle du monde que j’avais connu. Dans un vide trop grand, trop vaste, pour ce que l’esprit peut humainement supporter.
J’ai dû laisser tomber un chemin bien tracé que je n’aurais jamais pensé remettre en question un jour. Et encaisser de plein fouet des vérités sur ma vie que j’avais toujours fuies. Il s'est passé ce qu'on pourrait qualifier de désintégration positive.

Dans mon texte d’il y a un an, je disais que j’allais “rester là un peu”. Respirer. Laisser mon cœur reprendre son rythme. Attendre de voir… La vérité, c’est que ce “un peu” aura duré presque un an.
Un an à reconstruire sans plan clair.
Un an à me redéfinir sans savoir encore qui j’étais vraiment.
Un an à me demander la personne que j’allais être « après », si j’arrivais un jour à passer au travers.

Sur le coup, ça n’a rien de positif. Ça ressemble à une fracture. À un arrachement. À un vide. À une désorganisation si profonde qu’on ne sait plus comment habiter sa propre vie. Mais avec le recul, je vois que je n’étais pas seulement en train de perdre pied. J’étais en train de laisser mourir une version de moi construite pour survivre, afin qu’autre chose puisse éventuellement émerger. Quelque chose de plus vrai. De plus conscient. De plus intègre.

Et aujourd’hui… j’y arrive enfin.
Je recommence enfin à respirer pour vrai. Parce que j’ai enfin arrêté de me forcer à être quelqu’un que je ne suis pas.
En m’isolant un moment, en me tenant loin du regard des autres, j’ai appris à me redéfinir, à me regarder moi-même, dans le blanc des yeux.

Oui, effectivement, je suis : intense, sensible, réactive, maladroite, directe, têtue, inattentive, hyperactive, désorganisée, décalée.
Mais, par-dessus tout, je suis : passionnée, intuitive, créative, innovante, audacieuse, déterminée, rigoureuse, authentique, honnête, intègre, altruiste, bienveillante, et surtout, résiliente.
Et c’est ce que j’ai choisi de mettre de l’avant dans ma vie et dans le regard que je porte sur moi-même.

Car je ne conviendrai jamais à tout le monde, mais je conviendrai toujours à quelqu’un.
Et ce que j’ai réalisé durant mon long périple avec moi-même, c’est que moi, je me vois tel que je suis, et je me conviens.
Et c’est ce qui compte le plus.
Je crois que c’est ce que ce douloureux passage avait à me faire comprendre, une fois pour toutes.

L’autisme, comme toute autre neuroatypie, ce n’est pas juste une question de sensibilisation.
C’est une question de considération.
Aujourd’hui, ça prend encore ces mots que plusieurs rejettent pour que ces gens arrivent enfin à se reconnaître et s’assumer. Des gens qui ont passé des années à se croire brisés alors qu’ils étaient en fait un berceau de richesses cachées.

Le jour où on cessera de condamner la différence, ces individus qui dépassent des cadres, ce sera là qu’on comprendra vraiment ce que signifie accepter, respecter, inclure.
Le jour où on cessera d’imposer la conformité, qu’on cessera de définir prétentieusement ce qu’on appelle la normalité, alors là, et seulement là, on pourra se prétendre sensibilisé.

Parce qu’en attendant…
Il y a encore des gens qui passent leur vie entière à essayer de survivre dans une forme d’existence qui les éloigne d’eux-mêmes un peu plus chaque jour. Jusqu’au jour où ça ne tient plus.
Pas parce qu’ils sont faibles.
Pas parce qu’ils n’ont pas essayé assez fort.
Parce qu’on ne peut pas demander à quelqu’un de respirer toute sa vie avec un genou planté dans la poitrine et s’étonner, un jour, de le voir s’effondrer.

Durant le mois de l’autisme, si tu veux vraiment en apprendre plus, comprendre plus : informe-toi, pose des questions, écoute des témoignages, échange avec des personnes autistes et ouvre-toi à l’immense variété de réalités qu’il existe. Car l’autisme, ce n’est pas toujours ce qu’on croit, ni ce qu’on voit.
Et si tu es toi-même autiste, parle nous de ta réalité. On a besoin de ta voix pour qu’enfin, chaque profil puisse être reconnu et représenté tel qu’il est.

Jessica
Fondatrice de l'ACNQ
2 avril 2026

- Fragments de conscience -Là où les maux deviennent des motsDepuis les 23 dernières années, j’écris pour comprendre.Pou...
03/23/2026

- Fragments de conscience -
Là où les maux deviennent des mots

Depuis les 23 dernières années, j’écris pour comprendre.
Pour déposer ce qui ne se dit pas.
Pour transformer ce qui tue en dedans en quelque chose de vivant.

Avec le temps, j’ai réalisé que tous ces textes racontaient la même chose au fond.
Des bascules. Des prises de conscience. Des élans. Des fragments de vie qui ont changé ma façon de voir le monde… et de me voir moi, un fragment à la fois.

Je vais donc en partager quelques uns ici.
Sans filtre. Sans détour.
Peut-être que certains feront écho à quelque chose en vous aussi.

Fragments de conscience #1
Quand tout a cédé… et que j’ai enfin vu

Cette année, je ne me suis pas reconstruite.
Je suis passée de l’autre côté.
Là d’où on ne revient pas.

Avant, je croyais que le monde avait des limites claires.
Des règles, des contours, un sens partagé.
Je croyais que le monde était stable
et que c’était moi qui vacillais.
Je croyais que les autres savaient vivre
et que moi, il me manquait le mode d’emploi.

Alors je me suis adaptée.
Je me suis ajustée.
J’ai appris à tenir.
À encaisser sans bruit.
À appeler « sensibilité » ce qui me blessait.
À appeler « effort » ce qui m’arrachait à moi-même.

Je croyais encore que si je faisais mieux,
si je comprenais plus,
si je pardonnais davantage,
tout finirait par rentrer dans l’ordre.

Mais cette année, quelque chose a rompu.
Ce n’était pas une mauvaise passe.
Ce n’était pas un burn-out.
C’était une rupture de réalité.
Un point de non-retour.

Mon corps a lâché avant que mon esprit comprenne ce qui était en train de se produire
Il a tiré le frein d’urgence.
Et dans ce silence brutal, j’ai vu.

J’ai vu que je n’étais pas en train de tomber.
J’étais en train de me réveiller dans un décor truqué.
Tout ce que je croyais solide s’est fissuré.
Les rôles. Les relations. Les normes qu’on appelle « la vie ».

J’ai compris que je n’avais jamais été trop sensible.
J’avais vu trop clair dans un monde qui survit les yeux fermés.
Je n’avais jamais été instable.
J’avais été en adaptation perpétuelle dans un système profondément mésadapté.

Ma souffrance n’était pas un dysfonctionnement.
C’était une réaction normale face à un monde qui écrase ce qu’il ne comprend pas.
Un monde qui tient debout en éteignant ce qui brille.
Qui juge ce qui dérange.
Qui invalide ceux qui ressentent trop fort.
Un monde qui appelle ça : la normalité.

Toute ma vie, on m’a demandé de m’y adapter.
De lui ressembler.
En m’effaçant, morceau par morceau.
On m’a appris à douter de mes perceptions
plutôt que de remettre en question l’incohérence.
À excuser l’abus.
À normaliser le mépris.

À force de vivre là-dedans, une pensée froide, logique, terrifiante finit par s’imposer:
Si je ne peux plus vivre dans ce monde insensé,
alors comment puis-je continuer ?

Une impasse.
Un mur existentiel.
Un monde qui n’offre que deux choix :
te réduire… ou disparaître.

Et c’est là que j’ai refusé.
Refusé de m’éteindre pour appartenir.
Refusé de me faire petite pour être tolérée.
Et surtout, refusé de mourir.

Je n’accepte plus ce monde.
Maintenant, c’est moi qui le rejette.
Je ne cherche plus à y survivre.
Je ne cherche plus à y être acceptée.
Je ne cherche plus à m’y adapter.
Je choisis autre chose.

Pas une fuite.
Pas une illusion.
Un refus vivant, assumé et clair.
Un refus qui dit :
Ce monde n’est pas le seul possible.

Et c'est à ce moment que j'ai compris que,
lorsqu'il n'existe pas de case,
tu peux en dessiner une.

L’année qui vient ne sera pas une continuité.
Elle sera une naissance.
Car je n’ai jamais vraiment vécu.

Je choisis d’accepter ma réalité,
même inconfortable.
Je choisis l’intégrité,
même si elle isole.
Je me choisis.
Je choisis la vie.

Pas celle qui paraît bien.
Celle qui respecte enfin ce que je suis.
Et c’est exactement là que je trouverai
ce que j’ai cherché toute ma vie.

Jessica (Fondatrice de l'ACNQ)
1er janvier 2026

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