08/03/2026
Si la CFVF prend des congés estivaux bien mérités, le féminicide des femmes et des filles, lui, ne prend aucun répit. Partout, des femmes continuent d'être tuées parce qu'elles sont des femmes, dans un contexte où la violence patriarcale demeure profondément enracinée.
À quelques jours de la reprise officielle de nos activités, nous publions notre 7e fiche Féminicides de l'année, couvrant la période du 1er janvier au 31 juillet 2026. Nous y documentons deux nouveaux féminicides et une nouvelle mort suspecte de femme.
Le 9 juillet, Yasamin Ataye (41 ans) a été tuée par son fils à Sherbrooke. Ce premier matricide de l'année rappelle une réalité trop souvent ignorée : des femmes sont exposées à des risques importants lorsqu'elles assument le soin d'hommes jugés dangereux, sans soutien adéquat de l'État.
Le 13 juillet, Jessica Clément (35 ans) a perdu la vie dans l'incendie criminel de sa résidence à Donnacona. Dans les semaines précédant son décès, elle avait multiplié les appels à l'aide en raison du harcèlement qu'elle subissait. Selon le cadre analytique adopté par la CFVF, tout meurtre de femme commis dans un contexte d'harcèlement constitue un féminicide.
Enfin, le 26 juillet, le corps d'une femme non identifiée a été retrouvé dans le fleuve Saint-Laurent à Champlain. Bien que les circonstances de son décès demeurent inconnues, nous considérons cette mort comme suspecte jusqu'à ce que davantage d'informations soient rendues publiques.
Ces nouveaux cas portent à 14 le nombre de féminicides recensés au Québec depuis le début de l'année et à 7 le nombre de femmes décédées dans des circonstances suspectes. La CFVF tient à rendre femmage à chacune d'elles et à exprimer sa solidarité envers leurs proches et leurs communautés.
Sans relâche, nous poursuivons notre travail de documentation et d'analyse afin de rendre visibles les féminicides au Québec, de mieux comprendre les contextes dans lesquels ils surviennent et de préserver la mémoire de chacune de ces femmes.