CFVF - Coalition féministe contre la violence envers les femmes

CFVF - Coalition féministe contre la violence envers les femmes La Coalition féministe a été créée le 5 février 2018 par des déléguées de regroupements nat

Bon texte à lire dans Le Devoir sur la culture féminicidaire. Jour après jour, nous sommes exposéEs à des scènes de viol...
08/13/2026

Bon texte à lire dans Le Devoir sur la culture féminicidaire.

Jour après jour, nous sommes exposéEs à des scènes de violence envers les femmes dans les films, les séries, les balados, les romans et les médias. À force d'être répétées, ces représentations façonnent notre imaginaire collectif, normalisent certains rapports de domination et contribuent à enrayer les stéréotypes et les rôles de genre.

La violence envers les femmes n'est pas qu'une succession de gestes individuels : elle s'inscrit dans une culture qui banalise trop souvent le contrôle, la misogynie et l'appropriation du corps et de la vie des femmes.

Pour prévenir les féminicides, nous devons aussi réfléchir aux récits que nous consommons et aux messages qu'ils véhiculent. Notre culture incite à la haine et à la violence.

Le meurtre de Marie-Claude Raymond nous rappelle le prix terrible de la violence conjugale : une femme est morte, une fi...
08/11/2026

Le meurtre de Marie-Claude Raymond nous rappelle le prix terrible de la violence conjugale : une femme est morte, une fille a perdu sa mère et une famille entière portera ce drame pour le reste de sa vie. Pourtant, une peine de 12 ans soulève des questions importantes sur la capacité du système judiciaire à reconnaître toute la gravité des féminicides et des homicides commis dans un contexte de violence conjugale.

L'adoption du projet de loi C-16 a marqué une avancée importante en reconnaissant mieux les réalités des violences fondées sur le genre. Mais les changements législatifs doivent s'accompagner d'une volonté réelle de prendre au sérieux les facteurs de risque qui précèdent les féminicides et de reconnaître l'ampleur des conséquences pour les victimes et leurs proches. La vie des femmes ne devrait jamais être considérée comme une circonstance atténuante. Chaque féminicide est un rappel de l'urgence de placer la sécurité des femmes au cœur des décisions judiciaires.



TVA nouvelles, le 13 juillet 2026

Le cas d’Isaac Renquinha soulève une question incontournable : combien de femmes devront encore porter les conséquences ...
08/10/2026

Le cas d’Isaac Renquinha soulève une question incontournable : combien de femmes devront encore porter les conséquences d’un système qui permet à des hommes violents et multirécidivistes de récidiver? Condamné pour le meurtre de son ex-conjointe après une agression sexuelle particulièrement brutale, il a pu obtenir sa libération conditionnelle avant d’agresser sexuellement une nouvelle partenaire. Ce n’est pas un échec individuel, c’est l’échec d’un système qui peine à protéger les femmes. Nous dénonçons ce laxisme et réclamons que la sécurité des femmes soit enfin placée au cœur des décisions judiciaires et correctionnelles.

08/10/2026

Le bruit court que la drogue du viol principale est le GHB.. Est-ce que c'est vrai ça? ⁉

Sectionner les freins de la voiture de son ex-conjointe après une séparation, ce n'est pas un geste pour « attirer son a...
08/07/2026

Sectionner les freins de la voiture de son ex-conjointe après une séparation, ce n'est pas un geste pour « attirer son attention ». C'est un acte d'une gravité extrême qui aurait pu lui coûter la vie.

Appelons les choses par leur nom : il s'agit d'une tentative de meurtre. D'une tentative de féminicide.

Et comme trop souvent, ce geste s'inscrit dans un continuum de violences fait de harcèlement, de contrôle, d'intimidation et de menaces.

Les violences féminicidaires ne sont jamais soudaines!

08/06/2026
Les témoignages de Cassandra et de Lise illustrent une réalité troublante : la violence conjugale ne s'arrête pas lorsqu...
08/06/2026

Les témoignages de Cassandra et de Lise illustrent une réalité troublante : la violence conjugale ne s'arrête pas lorsque la relation prend fin. Lorsque l'État oblige des femmes à demeurer à proximité de leur agresseur malgré des risques connus, lorsqu'il minimise les signaux d'alerte pourtant associés aux féminicides, il participe à leur victimisation secondaire. Cette banalisation des dangers et cette incapacité à intégrer pleinement la dimension de genre dans les politiques publiques, les mesures législatives et certaines décisions judiciaires constituent une forme de violence institutionnelle.

Les féminicides ne surviennent pas sans avertissement. Ils sont souvent précédés de multiples facteurs de risque identifiés par les spécialistes et les organismes de terrain. Ignorer ces signaux, forcer les victimes à se battre pour assurer leur propre sécurité et privilégier les droits des agresseurs au détriment du droit fondamental des femmes à vivre en sécurité, c'est échouer à prévenir l'irréparable.

Si l'État veut réellement lutter contre les féminicides, il doit reconnaître ces risques, agir rapidement lorsqu'ils se présentent et cesser de faire porter aux victimes le poids de leur propre protection.

Depuis le début, cette histoire semble être cachée, minimisée et détournée. On parle des conditions imposées à l'accusé,...
08/05/2026

Depuis le début, cette histoire semble être cachée, minimisée et détournée. On parle des conditions imposées à l'accusé, des mesures mises en place pour l'encadrer, de son suivi psychiatrique, de sa caution, de sa maison. Mais qui est cet homme? D'où vient-il? Que s'est-il réellement passé avant la mort de cette femme?

Ne nous cachons pas derrière le fait qu'il était le père de ses enfants. Une femme est morte. Cette femme a été tuée par son conjoint.

Les féminicides ne surgissent pas de nulle part. Ils sont l'aboutissement d'un continuum de violences. Ils sont précédés de signaux d'alerte, de gestes de contrôle, de violences psychologiques, physiques ou sexuelles. Ils sont tout sauf soudains.

Encore une fois, nous nous retrouvons devant une histoire où la violence subie par une femme semble s'effacer derrière les circonstances entourant l'homme accusé de l'avoir tuée. Pourtant, c'est la vie de cette femme qui a été arrachée. C'est elle qui devrait être au centre de nos préoccupations.

Nommons les choses. Refusons les euphémismes. Refusons l'effacement.

Si la CFVF prend des congés estivaux bien mérités, le féminicide des femmes et des filles, lui, ne prend aucun répit. Pa...
08/03/2026

Si la CFVF prend des congés estivaux bien mérités, le féminicide des femmes et des filles, lui, ne prend aucun répit. Partout, des femmes continuent d'être tuées parce qu'elles sont des femmes, dans un contexte où la violence patriarcale demeure profondément enracinée.

À quelques jours de la reprise officielle de nos activités, nous publions notre 7e fiche Féminicides de l'année, couvrant la période du 1er janvier au 31 juillet 2026. Nous y documentons deux nouveaux féminicides et une nouvelle mort suspecte de femme.

Le 9 juillet, Yasamin Ataye (41 ans) a été tuée par son fils à Sherbrooke. Ce premier matricide de l'année rappelle une réalité trop souvent ignorée : des femmes sont exposées à des risques importants lorsqu'elles assument le soin d'hommes jugés dangereux, sans soutien adéquat de l'État.

Le 13 juillet, Jessica Clément (35 ans) a perdu la vie dans l'incendie criminel de sa résidence à Donnacona. Dans les semaines précédant son décès, elle avait multiplié les appels à l'aide en raison du harcèlement qu'elle subissait. Selon le cadre analytique adopté par la CFVF, tout meurtre de femme commis dans un contexte d'harcèlement constitue un féminicide.

Enfin, le 26 juillet, le corps d'une femme non identifiée a été retrouvé dans le fleuve Saint-Laurent à Champlain. Bien que les circonstances de son décès demeurent inconnues, nous considérons cette mort comme suspecte jusqu'à ce que davantage d'informations soient rendues publiques.

Ces nouveaux cas portent à 14 le nombre de féminicides recensés au Québec depuis le début de l'année et à 7 le nombre de femmes décédées dans des circonstances suspectes. La CFVF tient à rendre femmage à chacune d'elles et à exprimer sa solidarité envers leurs proches et leurs communautés.

Sans relâche, nous poursuivons notre travail de documentation et d'analyse afin de rendre visibles les féminicides au Québec, de mieux comprendre les contextes dans lesquels ils surviennent et de préserver la mémoire de chacune de ces femmes.


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