19/04/2026
Il y a quelque chose de particulier qui se passe quand des dizaines de personnes venues d'horizons différents se retrouvent dans une même salle avec une même conviction. Les 3 et 4 avril derniers à Cotonou, la Coalition des Jeunes pour l’Avortement Securisé COJAS-Bénin a réuni tout ce beau monde dans le cadre de l'Initiative Kaléidoscope, et honnêtement, ça valait le déplacement.
La première journée a été dense, dans le bon sens du terme. Sous la conduite de la COJAS, on a creusé, questionné, parfois bousculé des évidences. Les organisations membres ont mis sur la table leurs réalités de terrain — celles qu'on ne voit pas toujours dans les rapports — et ça a donné des échanges d'une profondeur rare.
On a aussi pris le temps de regarder en arrière pour mesurer ce que l'année 2025 a construit : plus de 100 acteurs mobilisés, 41 organisations évaluées, une stratégie nationale qui commence à prendre forme. Pas mal pour une première année.
La deuxième journée, l'ambiance a changé de registre. Moins de paroles, plus de travail. Toujours guidés par la COJAS, les groupes se sont attaqués aux vrais nœuds — ceux qui freinent, ceux qui bloquent, ceux qu'on a parfois tendance à contourner faute de temps ou de courage.
Et de ces discussions-là sont sortis des plans d'action concrets, validés collectivement, avec des noms, des dates et des responsabilités assumées. C'est ça, la différence entre un atelier et une vraie rencontre de travail.
On repart de ces deux jours avec une coalition plus affûtée, des orientations claires pour 2026 et peut-être surtout un sentiment partagé que ce que la COJAS Bénin construit avec ses membres a du sens et de la profondeur.
Merci aux organisations membres pour leur engagement sans faille, aux facilitateurs pour la qualité du travail, au Collège National des Gynécologues Obstétriciens du Bénin-CNGOB pour avoir ancré nos discussions dans la réalité médicale et scientifique, et à Women's Global Network for Reproductive Rights (WGNRR) pour l'appui technique tout au long du processus.