12/09/2026
*MÉMOIRE D'UN HÉROS*
Né le 21 avril 1904 de parents protestants méthodiste, *Nathaniel Akodjenou YANSUNNU* est l'un des patriarches fonciers de l'Eglise du Christianisme Céleste Universelle.
👉 *UNE ENFANCE TAILLEE*
Nathaniel Yansunnu a reçu une éducation religieuse rigoureuse de son père Moïse Yansunnu, maître catéchiste de l'Eglise Prostestante Méthodiste qui fut aussi tuteur du jeune Samuel Bilewu Joseph OSHOFFA. Âgé de 5 ans plus que SBJ OSHOFFA, ils ont mené ensemble une enfance taillée dans la rigueur religieuse, la discipline et la crainte de Dieu. Choriste exemplaire et instrumentiste polyvalent, Nathaniel Yansunnu aura plus t**d l'occasion d'aller parfaire sa formation musicale au Nigeria pour revenir diriger la chorale de l'EPM de Porto-Novo et en devenir le premier maître de chœur autotochtone dans une période où les chefs n'étaient que des blancs. C'est la preuve de ses talents et mérites.
👉 *Homme de foi*
Très dévoué à Dieu, Yansunnu Nathaniel occupait une place de choix dans le système protestant méthodiste surtout en Côte d'Ivoire quand il reçut la nouvelle de la fondation de l'ECC par son ami et frère SBJ OSHOFFA en 1947. Homme de foi et d'esprit, il rendit grâce à Dieu en ce qu'il a accompli une prophétie lointaine. Papa Yansunnu se dépêcha donc de rentrer au Dahomey (actuel Bénin) pour recevoir son baptême céleste avec empressement et allégresse et redoubler d'ardeur à l'œuvre de Dieu dans la nouvelle église. À ce propos, il entrepris avec papa Oshoffa qui portait alors le titre et le grade d'évangéliste, une première campagne d'évangélisation inédite dans les zones lacustres du Dahomey d'alors. On doit à papa Yansunnu la fameuse expression *"PỌLI AZETỌ TỌN"* (sorcier je t'emmerde ou maudit sorcier) qui est devenu un slogan de défi pour les célestes du Bénin surtout dans les régions du Centre et du Sud. La foi de papa Yansunnu était si vivante et vibrante qu'il pouvait demander à un sorcier redoutable de vomir entre ses mains ce qui fait le moteur de la puissance obscure de ce dernier. C'est un guerrier qui savait qu'il a une a**e qui s'appelle Dieu.
👉 *UN BÂTISSEUR EXCEPTIONNEL*
De son retour en terre ivoirienne en début d'année 1950, papa YANSUNNU y implanta l'Eglise du Christianisme Céleste faisant de la Côte d'Ivoire le deuxième pays à avoir accueilli sur ses terres la Dernière Barque du salut après son berceau, le Bénin. Quand nous regardons le nombre de personnes qui se réclament du Christianisme Céleste en Côte d'Ivoire aujourd'hui et tout ce que cette Église représente pour ce pays, nous ne pouvons que rendre hommage à cet oint de Dieu à qui Jéhovah lui-même a confié la graine de son royaume pour cette contrée. Autre est la gloire du semeur et autre est la gloire des moissonneurs. Honneur à Papa Yansunnu !
Là, il sacrifia ses ressources pour bâtir le temple en dur, construisant ainsi le premier temple historique de l'ECC en matériaux définitifs. En effet, les temples qui ont existé jusque-là (en 2ans de vie de l'ECC) étaient soit en pailles et branches de palmiers, et soit en terre battue.
C'est également là en Côte d'Ivoire qu'il initia la toute première chorale historique de l'ECC en 1950. A ce sujet, il y a les gens de mauvaise foi qui font des victimes parmi les fidèles innocents en les intoxicant de mensonges. De la naissance de l'ECC en 1947 à cette date de février 1950, il y avait déjà plusieurs cantiques révélés strictement célestes. Les gens chantaient déjà pendant les cultes. Mais il n'y avait pas de chorale. Le conducteur ou au mieux le PPF entonnait le chant à exécuter et le peuple (en fait ceux qui en savaient quelque chose) reprenait ça tous ensemble et à l'unisson. À la fin des cultes, quelques fidèles curieux et/ou dévoués se rapprochaient des rares devanciers disponibles pour apprendre à la volée tel ou tel chant. Cet état de chose ne sécurisait pas les cantiques révélés : certains sont perdus comme ça car non mémorisés par les premiers témoins, plusieurs chants ont subi des altérations tant au niveau des notes, de la musique, que de la parole. Ceci se comprend du fait que la plupart de ces devanciers qui enseignaient ces chants aux autres sur le tas n'avaient pas de notions ni en musique ni en matière de chorale. C'est ce qui a fait que pour plusieurs cantiques les aînés ne chantaient que le premier couplet et laissaient le reste. C'est donc papa Yansunnu qui a organisé sa maisonnée en groupe de chœurs séparé de la grande masse des autres fidèles, et conformément à ses acquis dans l'EPM instruisait ce groupe pour les chants et autres jusqu'à ce que Jéhovah lui-même ne fixe finalement les standards de la chorale céleste. J'espère que dès à présent, la chose est claire pour tout le monde et que ceux qui font des racontars feront moins de victime désormais.
Fort de cette expérience, après son retour définitif dans son Dahomey natal, papa Yansunnu est toujours celui qui a initié la toute première chorale historique de la Paroisse-Mère de l'ECC à Porto-Novo en 1959. Là, il va travailler activement au côté du Fondateur désormais Pasteur pour la consignation de presque tous les cantiques révélés et adoptés en son temps (musique comme parole) ainsi que les premières traductions (en Goun, en Yoruba et en français notamment).
Principal précurseur de la première chorale de Makoko au Nigeria, il travailla avec Owoaje, Ajanlekoko et surtout Bada et bien d'autres pour la sauvegarde des cantiques révélés au Nigeria. Sur ce point, nous devons tirer un coup de chapeau à papa Bada qui a rapidement pris le cap.
👉 *UN DIGNITAIRE SINGULIER DE L'ECC*
Il ne pourra plus avoir deux papa Yansunnu dans toute l'histoire de l'Eglise du Christianisme Céleste à travers le monde. Premier *Sénior Evangeliste* (grade le plus élevé d'alors après le Pasteur), il était la deuxième personnalité de l'Eglise du Christianisme Céleste Universelle juste derrière papa SBJ OSHOFFA jusqu'à sa mort en 1970. Il est un supérieur hiérarchique et devancier de nos pères Alexandre Bada et Benoît Agbaossi.
Il est le seul et l'unique chrétien céleste sur la tête de qui notre Seigneur SBJ OSHOFFA lui-même va poser publiquement sa couronne dorée quadricorne avec un transfert d'autorité qui ébranla la terre. Plus jamais, personne n'a eu cette grâce.
Chantre de l'ECC, le Saint Esprit a révélé par lui plusieurs cantiques qui continuent d'animer au quotidien le culte du Dieu Très Haut. Il eut aussi plusieurs visions d'impact sur l'ECC dont le petit autel.
👉 *UNE FIN PLUTÔT GLORIEUSE*
Dans son zèle et pour une meilleure organisation de l'ECC qui ne cessait de croître à pas galopant, Papa YANSUNNU fit des propositions sur la gestion administrative de l'Eglise. Certains points bien que louables seraient trop intellectuels pour convenir à la volonté du Christ qui dirige lui-même son Église sur tous les plans. La réticence de papa OSHOFFA à mettre en œuvre ces recommandations, cumulée à la pression de certains faux frères et/ou les trop zélés, a engendré une friction entre les deux plus grandes autorités de l'Eglise. Cet incident (surtout de leadership) qui n'a d'ailleurs duré que peu de temps, pratiquement les deux derniers jours sur terre de papa Yansunnu, a fait déjà coulé beaucoup de salives et continue d'en faire couler. Curieusement, aucun de ces histoires de mauvaises nouvelles n'a pris son stylo pour nous rédiger clairement les péchés de "l'ennemi". Nous (jeunesse) attendons donc les anciens qui vont relever ce défi pour une mémoire honnête de l'histoire de l'ECC.
Quand on sait que le PPF lui-même transmettait déjà à papa Yansunnu les directives pour la gestion de l'ECC lors de sa maladie en 1965, quand on sait que papa Oshoffa a déclaré publiquement papa Yansunnu saint lors de ses obsèques en 1970, je me demande ce qu'on continue de chercher dans le cul du héron blanc 😂 (c'est juste une question à haute voix)
66 années de vie de foi, papa YANSUNNU Akodjenou Nathaniel va effectuer une dernière tournée d'évangélisation en août 1970 dans la région Aïzo du Bénin où il va baptiser près d'un millier de nouveaux fidèles en quelques jours. Quelques jours après cette dernière campagne d'évangélisation fructueuse dans le froid, il fut rappelé à Dieu le dimanche 13 septembre 1970, le jour de la moisson de "sa" paroisse (Akpakpa Zoungbomey).
Au 7ème jour, son corps fut dignement inhumé sous la conduite du PPF SBJ OSHOFFA lui-même qui dirigea en personne son enterrement. Plusieurs chorales de plusieurs congregations chrétiennes étaient présentés en ce samedi 19 septembre 1970 pour rendre hommage à ce distingué chef des chantres. Lors du dépôt du cercueil dans la tombe, on entendit un craquement du sol sous le cercueil qui ébranla la terre. Une étoile scintillante sortit de la tombe et s'éleva aux yeux de tous vers le ciel jusqu'à sa disparition du champ de vision humaine. Notre Seigneur SBJ OSHOFFA proclama alors *"Que le Saint retourne dans sa demeure"*. Dieu venait ainsi de témoigner pour son serviteur. La preuve est que sa tombe, jusqu'à ce jour, fait objet de visite par plusieurs personnes de toute congrégation et de divers peuples avec plusieurs témoignages.
En ce jour de son rappel à Dieu, Oshoffa School lui rend un hommage mérité et que le Dieu d'Oshoffa parfasse sa mémoire et ses œuvres dans la Sainte Église du Christianisme Céleste pour l'éternité. Amen
Le frère Guebous Gabriel 👑
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