Association des Journalistes en Santé Sexuelle et Reproductive du BENIN

Appeler Contacter l’organisation

Association des Journalistes en Santé Sexuelle et Reproductive du BENIN L'AJ-SSR Bénin s'engage à promouvoir un journalisme éthique et responsable axé sur les droits en santé sexuelle et reproductive.
(1)

Notre mission est de sensibiliser le public, d'informer de manière impartiale et de défendre les droits fondamentaux.

Mention spéciale à nos nouveaux super fans ! 💎 Jastelle Kotin, Mansouratou Adéni DjibrilLaissez un commentaire pour les ...
23/09/2026

Mention spéciale à nos nouveaux super fans ! 💎 Jastelle Kotin, Mansouratou Adéni Djibril

Laissez un commentaire pour les accueillir dans notre communauté, fans

À Conakry, l’Afrique veut protéger les droits sexuels et reproductifs de sa jeunesse en temps de criseGrossesses précoce...
23/09/2026

À Conakry, l’Afrique veut protéger les droits sexuels et reproductifs de sa jeunesse en temps de crise

Grossesses précoces, violences sexuelles, VIH, difficultés d’accès à la contraception ou aux soins : les crises multiformes exposent davantage les adolescent·e·s et les jeunes africains aux risques liés à leur santé sexuelle et reproductive. Réunis à Conakry du 2 au 5 septembre 2026, les acteurs du secteur cherchent des réponses africaines, durables et adaptées aux réalités des jeunes.

À quoi ressemble l’accès à la santé sexuelle et reproductive pour un·e jeune lorsque survient une crise ? Lorsque les ressources financières diminuent, que les services de santé sont perturbés, que les familles s’appauvrissent ou que les violences se multiplient ?

Ces questions sont au cœur de la 12ème Conférence Africaine sur les Droits et la Santé Sexuels et Reproductifs (ACSHR), ouverte le 2 septembre à Conakry, en Guinée. Pendant quatre jours, décideurs publics, professionnels de santé, organisations de la société civile, partenaires techniques et financiers, chercheurs et représentants de la jeunesse réfléchissent autour du thème : « Santé et Droits Sexuels et Reproductifs des adolescent.e.s et des jeunes en Afrique face aux crises multiformes ».

Quand les crises fragilisent davantage les jeunes

Les crises ne créent pas nécessairement de nouveaux problèmes. Elles ont souvent pour effet d'aggraver des vulnérabilités déjà existantes.

Pour un·e adolescent·e ou un·e jeune, une interruption des services de santé peut signifier une difficulté supplémentaire à obtenir une contraception, un dépistage du VIH ou des IST, une consultation confidentielle ou une prise en charge après une violence sexuelle.

Les conséquences peuvent dépasser largement le domaine médical. Une grossesse précoce ou non désirée peut entraîner l'abandon scolaire. Une violence sexuelle non prise en charge peut laisser des séquelles physiques et psychologiques. L'absence d'information fiable peut favoriser des comportements à risque. Et lorsque les services deviennent financièrement ou géographiquement inaccessibles, les jeunes les plus vulnérables sont souvent les premiers à être laissés de côté.

C'est ce lien entre santé, droits, éducation et avenir que le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a souligné lors de l'ouverture de la conférence. Selon lui, l'accès tardif aux soins et les violences peuvent compromettre les perspectives des jeunes et, au-delà, l'avenir du continent.

Le financement, un enjeu de souveraineté sanitaire

À Conakry, une autre question s'impose : qui financera demain la santé sexuelle et reproductive des Africain·e·s ?

Face au recul ou à l'incertitude de certains financements extérieurs, les États africains sont appelés à renforcer leurs propres mécanismes de financement.

Pour les programmes destinés aux jeunes, cette question est loin d'être secondaire. Les services de santé sexuelle et reproductive nécessitent une continuité : disponibilité des produits contraceptifs, personnel formé, information adaptée, structures accessibles et dispositifs de prise en charge des violences.

La dépendance à des financements extérieurs fragilise cette continuité lorsque les priorités des bailleurs évoluent.

La conférence invite donc les gouvernements africains à considérer la santé sexuelle et reproductive non comme une dépense ponctuelle, mais comme un investissement dans le capital humain et dans l'avenir du continent.

Des jeunes bénéficiaires aux jeunes acteurs

Autre défi : la place accordée aux jeunes dans les décisions qui les concernent.

Les politiques de santé sexuelle et reproductive sont souvent élaborées pour les jeunes. Elles ne sont pas toujours élaborées avec eux.

Pourtant, leurs réalités sont diverses. Les besoins d'une jeune fille vivant en milieu rural ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux d'un étudiant en milieu urbain. Les jeunes en situation de handicap, les jeunes vivant avec le VIH, les jeunes déplacés ou ceux confrontés aux violences peuvent rencontrer des obstacles spécifiques.

Les réponses doivent donc tenir compte de cette diversité.

Cela passe notamment par des services adaptés aux adolescent·e·s et aux jeunes, respectueux de leur confidentialité et de leur dignité, mais aussi par leur participation aux mécanismes de décision et de redevabilité.

L'Afrique face à ses responsabilités

Pendant quatre jours, les participants à l'ACSHR sont appelés à analyser les effets des crises, partager les innovations et les expériences, renforcer la coopération régionale et formuler des recommandations destinées aux gouvernements.

Mais le véritable test commencera après Conakry.

Car une conférence ne change pas, à elle seule, la réalité d'une jeune fille confrontée à une grossesse non désirée, d'un jeune qui cherche un service de dépistage confidentiel ou d'une survivante de violence sexuelle qui a besoin de soins et de justice.

Le défi est de transformer les engagements en budgets, les politiques en services et les droits proclamés en droits effectivement accessibles.

Pour l'Afrique, l'urgence est d'autant plus grande que sa jeunesse constitue l'une de ses principales forces démographiques. Protéger sa santé, son autonomie et sa dignité ne relève donc pas seulement de la politique sanitaire.

Le centre ODAS safe2choose Women's Global Network for Reproductive Rights (WGNRR) Ambassade des Pays-Bas au Bénin UNFPA EngenderHealth MSI Reproductive Choices Center for Reproductive Rights Médecins du Monde Suisse au Bénin UNFPA Benin

SANTE SEXUELLE ET REPRODUCTIVELe Rwanda, un modèle en matière de services de santé pour l’Afrique francophoneUne dizaine...
21/09/2026

SANTE SEXUELLE ET REPRODUCTIVE
Le Rwanda, un modèle en matière de services de santé pour l’Afrique francophone

Une dizaine de militants membres du mouvement ODAS ont effectué, du 15 au 17 septembre 2026, un voyage d’étude au Rwanda sur le cadre légal en matière de soins de santé sexuelle et reproductive. L’objectif est d’en apprendre davantage sur la législation, le système de santé et les défis auxquels les filles et les femmes sont confrontées dans l’accès à des soins de santé de qualité, y compris l’interruption volontaire de grossesse (IVG) sécurisée.

Fleur Olive OUSSOUGOE

Un cadre légal en constante évolution
Entre 2009 et 2025, le cadre légal rwandais en matière de santé sexuelle et reproductive a connu plusieurs modifications. L’une des premières évolutions majeures a été la levée en 2012, de la réserve émise sur l’article 14 du Protocole de Maputo, protocole ratifié par le Rwanda en 2004.
Cette démarche a contribué à une première révision du Code pénal rwandais de 1977. En 2012, le pays a ainsi élargi les dispositions pénales relatives à l’accès à l’Interruption Volontaire de Grossesse sécurisée. Il faut noter que, au Rwanda, les dispositions relatives à l’avortement sécurisé figurent notamment dans la Loi n°68/2018 du 30 août 2018 déterminant les infractions et les peines en général, qui constituent le Code pénal, modifiée en 2023.

La présentation de ce cadre légal a été justement faite par Christian Gatuka, juriste rwandais et expert des questions de DSSR pour l’Afrique Francophone et l’Afrique de l’Est. Il a expliqué les différentes dispositions qui encadrent l’avortement et les conditions dans lesquelles les femmes et les filles peuvent accéder légalement aux services d’IVG sécurisé dans son pays.
Dans le code pénal rwandais, l’article 123 concerne notamment l’avortement auto-induit ou le consentement à l’avortement. L’article 124, porte sur la personne qui pratique un avortement sur autrui. L’article 125 précise, quant à lui, les situations dans lesquelles l’avortement n’engage pas la responsabilité pénale.
Les conditions d’accès à l’IVG sécurisée.
Au Rwanda, l’avortement est autorisé dans certaines situations prévues par la législation, notamment lorsque la grossesse résulte d’un viol, d’un inceste ou d’un mariage forcé, lorsque la personne enceinte est une enfant ou lorsque la grossesse présente un danger pour la santé de la femme ou de l’embryon.
Selon Dr Atanaze, Rukundo du ministère rwandais de la Santé, avant les différentes réformes, 40 % des grossesses au Rwanda étaient non désirées. Parmi celles-ci, 22 % se terminaient par des avortements à risque. Chaque année, environ 17 000 femmes étaient prises en charge dans les services de santé pour des complications liées à un avortement. Une situation qui représentait une charge de plus d’un million de dollars pour le système de santé du pays.
Une offre de services qui évolue
L’évolution du cadre légal s’est accompagnée d’une adaptation de l’offre de soins, notamment le renforcement du plateau technique et la possibilité pour d’autres catégories d’offrir le service en dehors des médecins.

En effet, jusqu’en 2024, seuls les médecins étaient autorisés à offrir les services d’IVG au Rwanda. Un arrêté ministériel pris la même année a introduit de nouvelles possibilités, notamment le recours à la télémédecine, et a permis aux sages-femmes et infirmiers de participer également à l’offre de services.
Au Rwanda, l’IVG peut être réalisée par voie médicamenteuse ou par méthode chirurgicale. La législation autorise l’accès à l’interruption volontaire de grossesse jusqu’à 22 semaines d’aménorrhée, ce qui est de 12 semaines au Bénin, dans les conditions prévues par les textes.
À l’hôpital de Kibagabaga, à Kigali, Dr Pierre Kubaho, directeur des soins cliniques, a présenté aux membres du mouvement ODAS, les modalités de prise en charge des femmes et des filles.
Pour les mineures et les victimes de Viol, le service est gratuit. Les autres femmes bénéficient également d'une prise en charge financière spécifique et ne paient qu’une partie des frais, selon les explications données par le responsable hospitalier.
La prise en charge des grossesses issues d’un viol fait aussi le lien entre le système de santé et la justice. Dr Pierre Kubaho a expliqué qu’un prélèvement ADN est systématiquement réalisé sur l’embryon lorsque la grossesse est issue d’un viol, afin de contribuer aux besoins de l’enquête.
La question du consentement
La question du consentement constitue également l’un des enjeux des réformes récentes du système rwandais de santé sexuelle et reproductive.

En 2025, le Rwanda a notamment abaissé de 18 à 15 ans l’âge légal d’accès aux services de santé reproductive, notamment à la contraception. Cette décision vise à mieux répondre aux besoins des adolescentes et à contribuer à la réduction des grossesses non désirées chez les adolescentes.
Cette orientation intervient dans un contexte où les grossesses adolescentes restent un enjeu important en Afrique subsaharienne, où la baisse de la natalité chez les adolescentes demeure plus lente que dans d’autres régions du monde.
Des enseignements pour le Bénin
Pendant trois jours, les militants du centre ODAS ont ainsi pu découvrir un système dans lequel les évolutions législatives sont accompagnées d’adaptations dans l’offre de soins et les mécanismes d’accès aux services de santé.
Au Bénin, la Loi n°2021-12 du 20 décembre 2021 a marqué une avancée importante dans le cadre légal relatif à la santé sexuelle et reproductive, notamment en matière d’IVG. Mais l’accès aux services reste lié à plusieurs facteurs : disponibilité des prestataires, coût, la question de l’objection de conscience, l’accès à l’information, accueil dans les formations sanitaires, mais aussi poids des normes sociales et de la stigmatisation.
Le séjour au Rwanda aura donc permis aux acteurs des DSSR de l’Afrique Francophone d’observer une autre expérience et d’identifier des pratiques susceptibles d’alimenter leurs réflexions et leurs actions en faveur d’un accès effectif aux soins de santé sexuelle et reproductive dans leur pays respectif
fans Le centre ODAS safe2choose Ambassade des Pays-Bas au Bénin Women's Global Network for Reproductive Rights (WGNRR) UNFPA EngenderHealth MSI Reproductive Choices Center for Reproductive Rights Médecins du Monde Suisse au Bénin UNFPA Benin

Kaléidoscope : les partenaires techniques et financiers en visite au BéninLes partenaires techniques et financiers de l’...
20/09/2026

Kaléidoscope : les partenaires techniques et financiers en visite au Bénin

Les partenaires techniques et financiers de l’initiative Kaléidoscope ont séjourné plusieurs jours au Bénin pour s’enquérir de l’état d’avancement de l’initiative et échanger avec les acteurs impliqués dans sa mise en œuvre.

À Cotonou, le CNGOB, en collaboration avec le COJAS-Bénin, a organisé une rencontre de bilan à mi-parcours réunissant des organisations de la société civile (OSC), les partenaires du projet et les partenaires techniques et financiers en visite au Bénin. L’occasion de faire le point sur les résultats obtenus, les défis rencontrés et les priorités pour la seconde phase de l’initiative.

Mise en œuvre dans plusieurs départements du pays, Kaléidoscope vise notamment à renforcer la participation citoyenne et la redevabilité dans les secteurs de la santé, particulièrement la santé sexuelle et reproductive, de l’éducation et de la gouvernance locale.

Les échanges ont permis de mettre en avant plusieurs acquis. Plus de 120 dialogues communautaires ont été organisés, avec la mobilisation de 45 radios communautaires pour des émissions de débat public. Huit notes de plaidoyer ont également été adressées aux autorités communales et trois sessions de reddition de comptes organisées avec des élus locaux. Par ailleurs, environ 200 leaders d’OSC, majoritairement des jeunes et des femmes, ont été formés au suivi budgétaire, au plaidoyer et à la communication.

La rencontre a également permis de faire le point sur la mise en œuvre de la loi relative à l’avortement et de ses textes d’application, ainsi que sur les défis institutionnels, techniques, communautaires et socioculturels qui persistent.

« Comme un kaléidoscope, chaque OSC apporte une couleur. Ensemble, nous formons une lumière qui éclaire l’action publique », a expliqué le Dr Raphaël Totognon du CNGOB.

Malgré les avancées, les participants ont relevé la faible réponse de certaines collectivités, le besoin de mieux documenter les changements et la nécessité d’élargir la couverture des actions. Ils ont recommandé de renforcer le plaidoyer auprès des élus, d’impliquer davantage les médias et leaders d’opinion locaux et de mieux capitaliser les bonnes pratiques.

Cette visite des partenaires techniques et financiers au Bénin constitue ainsi un moment important de dialogue et d’appréciation des progrès réalisés à mi-parcours, avant la poursuite de l’initiative.
Center for Reproductive Rights Health Access Initiative-HAI ONG Lumière De Vie HealthDev Solidarité des Personnes Handicapées pour le Développement Bénin

Des OSC béninoises se mobilisent autour du projet de réforme de l’ONUUne vingtaine d’organisations de la société civile ...
20/09/2026

Des OSC béninoises se mobilisent autour du projet de réforme de l’ONU

Une vingtaine d’organisations de la société civile (OSC) se sont réunies, ce 18 septembre à Calavi, dans le cadre d’un atelier de consultation nationale sur le projet de réforme de l’ONU, notamment la proposition de fusion de l’UNFPA et d’ONU Femmes.

L’atelier s’inscrit dans la dynamique collective « ONU80 », alors que s’ouvrait, le même jour au siège des Nations Unies à New York, la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Les discussions portent notamment sur l’avenir de deux institutions engagées, pour l’une, dans la santé et les droits en matière de santé sexuelle et reproductive, et pour l’autre, dans la promotion de l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes et des filles.

Au regard des rôles respectifs de ces deux institutions, de leur impact auprès des populations et des acquis enregistrés au Bénin, l’ONG Health Development, avec FOS Feminista et la Feminist Cross-Coalition, a réuni les OSC afin d’échanger sur les éventuelles conséquences d’une telle réforme.

Les travaux ont notamment abouti à l’élaboration d’un « Manifeste » pour la priorisation des droits et de la santé sexuelle et reproductive (DSSR) dans le processus ONU80. Le document doit servir de support de plaidoyer pour préserver les acquis en matière de DSSR, d’égalité de genre et de droits humains dans le contexte des réformes en cours.

Cette consultation physique fait suite à un webinaire de préconsultation des OSC organisé le 10 septembre dernier sur le projet de réforme dans le cadre de l’ONU80. Elle sera suivie, dans les prochains jours, d’une campagne digitale destinée à élargir la mobilisation autour de ces enjeux.




EngenderHealth UNFPA Réseau des Féministes du Bénin ONG Aide & Solidarité Center for Reproductive Rights Women's Global Network for Reproductive Rights (WGNRR)

Santé, dignité et justice menstruelles : les acteurs valident un rapport pour mieux orienter le plaidoyer au BéninLe con...
20/09/2026

Santé, dignité et justice menstruelles : les acteurs valident un rapport pour mieux orienter le plaidoyer au Bénin

Le consortium Règle-Moi Ça, composé de Filles en Actions, Héroïnes d’Aujourd’hui et Choose Yourself, a organisé, jeudi 17 septembre 2026 à l’Hôtel du Lac, un atelier de validation du rapport de collecte de données sur la Santé, la Dignité et la Justice Menstruelles (SDJM) au Bénin.

Cette étude vise à documenter les réalités vécues par les personnes menstruées afin de contribuer à une meilleure prise en compte de la santé menstruelle dans les politiques publiques. La collecte a été menée dans différentes régions du Bénin, notamment au nord, au centre et au sud, avec une attention portée à des groupes encore peu représentés dans les recherches nationales.

Au cours de l’atelier, les résultats de l’étude ont été présentés et discutés avec plusieurs parties prenantes, notamment des représentants d’institutions publiques, de partenaires techniques et financiers, d’organisations de défense des droits humains, d’acteurs de la santé et de la société civile.

Les échanges ont permis de confronter les données aux réalités de terrain, de recueillir des observations et de formuler des propositions d’amendements et de recommandations en vue de la finalisation du rapport.

Pour le consortium, cette validation constitue une étape importante avant l’engagement d’un plaidoyer national en faveur d’une meilleure institutionnalisation de la Santé, de la Dignité et de la Justice Menstruelles au Bénin.


Le centre ODAS fans safe2choose Women's Global Network for Reproductive Rights (WGNRR) Médecins du Monde Suisse au Bénin Réseau des journalistes pour la Santé Sexuelle et Reproductive doxami.bj

À Cotonou, l’AJ-SSR mobilise les patrons de presse autour des DSSRAprès Parakou et Bohicon, l’Association des Journalist...
20/09/2026

À Cotonou, l’AJ-SSR mobilise les patrons de presse autour des DSSR

Après Parakou et Bohicon, l’Association des Journalistes en Santé Sexuelle et Reproductive du Bénin (AJ-DSSR) a tenu, ce mercredi à Cotonou, un café de presse avec une vingtaine de professionnels des médias, dont des patrons et responsables de presse de Cotonou et des environs.

Organisée dans le cadre de la campagne Doxami, la rencontre a permis d’échanger sur les enjeux de la couverture médiatique des DSSR et de mieux comprendre les changements introduits par la loi n°2021-12 du 20 décembre 2021 relative à la santé sexuelle et reproductive avec l'expert DSSR Elvis SÉRIKI. Avec lui, il s'est agit d'analyser les contours de la loi et de ses dispositions. Un débat au cours duquel les journalistes ont montré leur intérêt pour la question, au regard de leurs quotidiens sur le terrain. A cet effet ils n'ont pas manqué de poser des questions telles: "comment gérer l'IVG d'une mineure et d'une majeure sous tutelle, d'après les nouvelles dispositions légales ?"

Des échanges participatifs au cours desquels les participants ont aussi partagé leurs difficultés, notamment celles liées à l’accès aux sources et l’identification de personnes ressources spécialisées sur les questions de DSSR. Le journaliste scientifique Fulbert Adjimehossou les a ensuite entretenus sur le traitement journalistique des sujets liés aux DSSR et à l’IVG, avec un accent sur l’exploitation des sources ouvertes.

À l’approche de la Journée internationale pour l’avortement sécurisé, le 28 septembre, l’AJ-DSSR a invité les médias à inscrire davantage ces questions dans leurs agendas éditoriaux et à produire des contenus adaptés à leurs différents supports.
doxami.bj fans Médecins du Monde Suisse au Bénin Réseau des journalistes pour la Santé Sexuelle et Reproductive Le centre ODAS Women's Global Network for Reproductive Rights (WGNRR) Ambassade des Pays-Bas au Bénin Rejeadd ONG

ATELIER NATIONAL DE SUIVI DES ENGAGEMENTS AOC : le Bénin fait le point sur ses avancées et ses défisGrand-Popo, 9-10 sep...
18/09/2026

ATELIER NATIONAL DE SUIVI DES ENGAGEMENTS AOC : le Bénin fait le point sur ses avancées et ses défis

Grand-Popo, 9-10 septembre 2026

L'hôtel Ganna à Grand-Popo a accueilli, les 9 et 10 septembre 2026, l'Atelier national de suivi des engagements de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (AOC) pour des adolescents et des jeunes éduqués, en bonne santé et épanouis. Placée sous le thème « Renforcer la redevabilité et le dialogue multisectoriel pour accélérer la mise en œuvre des engagements en faveur des adolescents et des jeunes au Bénin », la rencontre a réuni une trentaine d'acteurs : membres de la Communauté des Jeunes Engagés de l'AOC au Bénin (CJE-AOC Bénin), organisations de jeunesse, représentants du Ministère de la Santé (ANSSP), du Ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle (INIFRCF, DPAF), organisations de la société civile et partenaires techniques et financiers.

Un cadre régional, un enjeu national

L'Engagement AOC, adopté le 6 avril 2023 par les ministres de la Santé et de l'Éducation de 25 pays de la région, fixe neuf cibles mesurables à l'horizon 2027 et 2032 : éducation à la sexualité et au VIH fondée sur les compétences de vie, formation des enseignants, services de santé sexuelle et reproductive adaptés aux adolescents, lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), réduction des disparités de genre à l'école, recul des grossesses précoces, élimination des pratiques néfastes (mariages d'enfants, mutilations génitales féminines) et des nouvelles infections au VIH chez les jeunes. Ce cadre de redevabilité, validé à Lomé en juillet 2025, a été présenté aux participants par la DPAF/MES, qui a souligné que le principal défi régional reste la disponibilité des données pour renseigner ces indicateurs.

L'atelier s'inscrit dans le troisième résultat intermédiaire du projet RESPECT, mis en œuvre par Médecins du Monde Suisse, qui vise à renforcer les capacités des organisations de la société civile et des autorités publiques en matière de politiques et de mécanismes de redevabilité favorables aux droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR) des adolescents et des jeunes.

Des avancées concrètes malgré des écarts persistants

L'INIFRCF, à travers le Ministère de l'Enseignement Secondaire, a dressé un état des lieux national : 11 % des adolescentes de 15 à 19 ans ont déjà commencé leur vie féconde (avec un écart marqué entre zones rurale et urbaine, 17 % contre 5 %), 17 % des filles sont mariées avant 18 ans, et plus de 30 % des filles et jeunes femmes de 15 à 24 ans déclarent avoir subi au moins une forme de VBG. Face à ce constat, l'institution a mis en avant plusieurs acquis : l'intégration progressive de l'Éducation à la Santé Sexuelle (ESS) dans les curricula depuis 2018, l'application « Ma vie mon choix », la gratuité de l'école (primaire depuis 2006, premier cycle du secondaire depuis 2013-2014), le déploiement de cantines scolaires dans environ 6 000 écoles primaires, et la mise en place de cellules d'écoute contre le harcèlement dans 1 200 écoles.

Mais des écarts ont aussi été pointés : financement insuffisant et peu pérenne, faible implication réelle des jeunes et des femmes dans la définition des politiques locales, absence de mécanismes concrets d'évaluation, et un mécanisme national de coordination AOC encore peu fonctionnel.

De son côté, l'APESSA (Association Pour l'Éducation, la Sexualité et la Santé en Afrique) a partagé le bilan de son programme ESS, mené depuis 2018 avec l'appui de l'UNFPA : 1 899 enseignants formés en 2024 dans les communes de Cobly, Matéri, Tanguiéta, Kalalé, Nikki et Pèrèrè, près de 100 000 écoliers touchés, 818 établissements scolaires engagés, et en 2026, la formation d'un pool national de 12 inspecteurs pour lutter contre les VBG facilitées par la technologie.

Deux jours de travail participatif

La première journée a été consacrée à l'appropriation du cadre AOC et à l'analyse de son niveau de mise en œuvre : présentations institutionnelles, travaux de groupes (trois groupes de dix personnes) sur les neuf engagements, puis restitution en plénière. La seconde journée a porté sur l'analyse croisée des résultats, la formulation de recommandations et la définition d'orientations de plaidoyer et de suivi citoyen, avec l'appui d'outils participatifs comme Menti.com.

Au terme de l'atelier, la CJE-AOC Bénin s'est engagée à poursuivre le dialogue avec les institutions publiques, à mobiliser les organisations de jeunesse autour du suivi citoyen, à mettre en œuvre les actions de plaidoyer identifiées et à partager les résultats avec l'ensemble des partenaires. Les conclusions de la rencontre serviront également de base à l'élaboration d'une plaquette nationale d'information et de suivi de l'Engagement AOC au Bénin.

Le centre ODAS safe2choose Ambassade des Pays-Bas au Bénin UNFPA EngenderHealth Women's Global Network for Reproductive Rights (WGNRR) MSI Reproductive Choices Médecins du Monde Suisse au Bénin Center for Reproductive Rights UNFPA Benin

📻 Loi 2021-12 : 5 ans après, comprenons-la ensembleL'AJ-SSR vous donne rendez-vous la semaine prochaine sur Radio Mono L...
13/09/2026

📻 Loi 2021-12 : 5 ans après, comprenons-la ensemble

L'AJ-SSR vous donne rendez-vous la semaine prochaine sur Radio Mono La Voix de Lokossa (FM 106.7) pour décrypter :

📜 La Loi N° 2021-12 du 20 décembre 2021, modifiant et complétant la loi n° 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction ;

📜 Son décret d'application, le Décret N° 2023-151 du 19 avril 2023, fixant les conditions d'interruption volontaire de grossesse.

🗓️ Émission en langue Mina
Mardi 15/09/2026 - 20h à 20h30

🗓️ Émission en français
Jeudi 17/09/2026 - 11h30 à 12h

Restez à l'écoute pour en savoir plus sur cette loi et ses enjeux.

Merci de votre fidélité 🙏

À Grand-Popo, COJAS-Bénin et les journalistes co-créent des messages sur la santé sexuelle et reproductiveLa Coalition d...
13/09/2026

À Grand-Popo, COJAS-Bénin et les journalistes co-créent des messages sur la santé sexuelle et reproductive

La Coalition des organisations de jeunes pour l’avortement sécurisé (COJAS-Bénin) a organisé, les 9 et 10 septembre 2026 à Grand-Popo, un atelier de renforcement des capacités au profit de sept journalistes membres de l’AJ-DSSR, issus de différents organes de presse du Bénin. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet Kaléidoscope, qui vise notamment à promouvoir la santé sexuelle et reproductive, les droits et la justice reproductive, tout en contribuant à la réduction de la stigmatisation autour de l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Les travaux ont débuté par une présentation du programme et des différentes étapes de la rencontre, suivie d’une invitation adressée aux participants à s’investir pleinement dans les échanges et les travaux pratiques.

Kaléidoscope : mieux informer pour réduire la stigmatisation

Une partie des travaux a été consacrée à la présentation de COJAS-Bénin et du projet Kaléidoscope. Mis en œuvre en Inde, au Népal, au Kenya et au Bénin, le projet s’inscrit dans une dynamique de promotion de la santé sexuelle et reproductive, des droits et de la justice reproductive.

Les participants ont été entretenus sur les objectifs du projet, sa stratégie de mise en œuvre, les résultats obtenus en 2025, les difficultés rencontrées ainsi que les perspectives pour 2026, avec une attention particulière accordée à la réduction de la stigmatisation et au renforcement des systèmes de santé.

La loi sur la santé sexuelle et reproductive au cœur des échanges

Les échanges ont ensuite porté sur la loi n° 2021-12 du 20 décembre 2021 modifiant et complétant la loi portant protection de la santé sexuelle et de la reproduction en République du Bénin.

Les différentes sessions ont permis aux participants de revisiter les principales dispositions de cette loi, notamment celles relatives à l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’aux conditions de prise en charge. Les discussions ont également permis d’aborder les obstacles susceptibles de limiter l’accès à ces services.

Cette remise à niveau visait à permettre aux journalistes de mieux maîtriser le cadre légal afin d’éviter les approximations dans le traitement médiatique de ces questions et de contribuer à une information fiable, accessible et non stigmatisante.

Des connaissances à la production de messages radio

La formation s’est poursuivie par un exercice de co-création entre l’équipe de COJAS-Bénin et les journalistes de l’AJ-DSSR.

À partir des articles et dispositions clés de la loi, ainsi que des principales difficultés identifiées en matière d’accès à l’information sur la santé sexuelle et reproductive, les participants ont identifié les messages essentiels à porter auprès des populations.

Les journalistes ont ainsi participé à la conception de messages radiophoniques d’information et de sensibilisation, pensés dans un langage simple, clair et accessible aux différentes communautés.

Cette démarche vise à rapprocher le contenu de la loi des réalités quotidiennes des populations et à permettre aux personnes concernées de mieux connaître leurs droits et les possibilités qui leur sont offertes en matière de santé sexuelle et reproductive.

Les messages produits dans le cadre de cet exercice pourront être adaptés et traduits dans différentes langues afin d’élargir leur diffusion et de toucher un public plus large.

À travers le projet Kaléidoscope, COJAS-Bénin entend ainsi renforcer le rôle des médias dans l’information des populations et leur implication dans la production de contenus de qualité. Une démarche qui contribue à améliorer la connaissance de la loi, à déconstruire les préjugés et à réduire la stigmatisation autour des questions de santé sexuelle et reproductive et d’IVG.
Women's Global Network for Reproductive Rights (WGNRR) Ambassade des Pays-Bas au Bénin safe2choose Le centre ODAS Médecins du Monde Suisse au Bénin UNFPA Benin

Adresse

Menontin
Cotonou
01BP610/PORTONOVO

Téléphone

+22955257417

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Association des Journalistes en Santé Sexuelle et Reproductive du BENIN publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à Association des Journalistes en Santé Sexuelle et Reproductive du BENIN:

Raccourcis

Partager