05/08/2025
𝙁𝙄𝘾𝙃𝙀 𝙄𝙉𝙁𝙊:𝟓 𝙁𝙊𝙍𝙈𝙀𝙎 𝘿𝙀 𝙑𝘽𝙂 𝙌𝙐𝙀 𝙏𝙐 𝙉𝙀 𝙎𝙊𝙐𝙋𝘾𝙊𝙉𝙉𝙀𝙎 𝙋𝘼𝙎…
Les Violences Basées sur le Genre (VBG) sont bien plus nombreuses et sournoises qu’on ne l’imagine. Si les formes les plus connues: coups, mariages forcés, viols... suscitent souvent l’indignation, d’autres, plus discrètes, insidieuses, voire banalisées, passent inaperçues… tout en laissant des blessures durables.
Voici cinq manifestations de la violence basée sur le genre que tu pourrais côtoyer chaque jour… sans même les reconnaître comme telles :
1. Le harcèlement « poli » sur les réseaux sociaux
Des messages insistants, des demandes répétées de photos, des commentaires déplacés sous une publication, des avances non sollicitées… Tout cela, sous couvert de flatterie, constitue une atteinte à ton espace personnel. Ce n’est ni du charme, ni de l’intérêt sincère : c’est une forme déguisée de violence.
2. La jalousie romantisée
« Si je t’interdis de sortir, c’est parce que je t’aime » ; « Je veux juste te protéger »… Derrière ces mots doux, se cache un besoin de contrôle. Quand l’amour devient prétexte pour isoler, interdire, surveiller, il cesse d’être un sentiment : il devient une domination. C’est une violence que l’on justifie trop souvent à tort.
3. Le chantage affectif au consentement sexuel
« Prouve-moi que tu m’aimes… » ; « Tout le monde le fait, pourquoi pas toi ? »… La pression sexuelle, même sans violence physique, est une forme de contrainte. Le consentement n’est valable que s’il est donné librement, sans peur, ni menace, ni manipulation. Toute tentative de forcer est une VBG.
4. La répartition inégale des corvées domestiques
Quand une fille est automatiquement désignée pour cuisiner, nettoyer ou s’occuper des plus jeunes « parce qu’elle est une fille », elle est victime d’une forme de violence structurelle. Cette inégalité freine son développement personnel, scolaire, social, et enferme son avenir dans un rôle imposé.
5. Le rejet de la « différence » chez les garçons
Un garçon sensible, non-violent, passionné de lecture ou d’art, est moqué, exclu ou traité de « faible » ? Lorsqu’un jeune homme est humilié parce qu’il ne correspond pas aux stéréotypes virils imposés, c’est aussi une violence basée sur le genre. La société punit ceux qui ne se conforment pas à ses normes arbitraires.
En résumé, toutes ces formes de VBG ont un point commun : elles s’appuient sur des rôles de genre rigides, une culture du silence, et une tolérance sociale trop large. Ouvrir les yeux, c’est déjà commencer à changer les choses.
NaSEF-ONG t’invite à réfléchir, à parler, à agir. Car derrière chaque violence tolérée se cache une liberté volée.