24/04/2026
Une scène d’une violence insoutenable.
Une femme, accusée d’avoir volé un téléphone portable, a été dénudée, maltraitée, suspendue au toit, au dessus d’un feu ardent.
Et par dessus tout filmée. Pour une simple suspicion.
Comment en arrive-t-on là ?
Depuis quand le doute remplace-t-il la justice ?
Rien, absolument rien, ne justifie une telle barbarie.
Au-delà des faits, c’est notre humanité collective qui est en question.
Et une fois de plus, le corps d’une femme devient le lieu d’expression de la violence sociale.
Il est urgent de rappeler que :
Toute personne a droit à la présomption d’innocence,
La justice ne se rend pas dans la rue,
La violence, encore moins contre les femmes, n’est jamais une solution.
Face à l’horreur, saluons la réaction rapide des autorités, notamment l’Institut National de la Femme et la Police républicaine, qui ont su intervenir avec promptitude.
Mais cela ne suffit pas.
Nous devons collectivement déconstruire ces logiques de violence, éduquer, sensibiliser et agir.
Parce qu’aucune femme ne devrait subir cela .
Parce que notre silence nous rend complices.