17/06/2026
IV ème édition du festival international de musique pour l’environnement
UN APPEL À LA PROTECTION DES ÉCOSYSTÈMES
L’association African Child Project et le festival international de musique pour l’environnement (FESIME) ont organisé la IVem édition dudit festival, du 12 au 14 juin 2026, à Ouagadougou.
Le promoteur du FESIME, Ibrahim Simporé, alias Ras Simposh : « nous invitons tous les
acteurs de l’environnement à s’impliquer davantage dans l'organisation du FESIME ».
Des poubelles ont été remises à des acteurs.
Le représentant du ministre chargé de la culture, Hamidou
Belem : « le ministère en charge de
la communication est un acteur clé de la protection de l’environnement ».
Les panélistes ont développé des sous-thèmes en rapport avec l’environnement.
La planète terre
souffre et ploie sous
les actions anthropiques néfastes nécessitant une restauration des
écosystèmes par la reforestation et le reboisement.
C’est dans cet ordre d’idées
que l’association African
Child Project et le festival
international de musique
pour l’environnement
(FESIME) ont organisé la
IV em
édition dudit festival,
du 12 au 14 juin 2026, à
Ouagadougou. Le thème de
l’évènement est : « Renaissance verte : agissons tous
ensemble pour un demain
meilleur ». Selon le promoteur du FESIME, Ibrahim
Simporé, alias Ras
Simposh, le festival, depuis
sa création en 2023, a toujours porté l’étendard de la
lutte pour la protection de
l’environnement. Mais, il a
déploré le fait que le
comité d’organisation soit
confronté chaque année à
des contraintes budgé-
taires. « C’est le lieu pour
moi de toujours solliciter
l’accompagnement des
plus hautes autorités et
l’implication véritable de
tous les acteurs de défense
de l’environnement pour
relever les défis », a-t-il
déclaré. Le promoteur du
FESIME a laissé entendre
que le festival est un trait
d’union entre la culture et
l’environnement. « Il y a
des artistes que nous avons
invités qui sont pétris de
connaissances musicales
et abordent des thématiques environnementales
dans leurs mélodies. Avec
la culture, nous pouvons
atteindre les objectifs de
préservation de l’environnement », a-t-il indiqué.
S’agissant du thème
principal abordé, Ibrahim
Simporé alias Ras Simposh
a fait savoir qu’il interpelle
toute l’humanité à faire de
la protection de l’environnement son cheval de
bataille. Le représentant
du ministre de la Communication, de la Culture, des
Arts et du Tourisme,
Hamidou Belem, a fait
comprendre que le département s’inscrit dans la
dynamique du FESIME. Il
a assuré que le ministère
en charge de la communication, acteur de la protection de l’environnement,
va continuer de soutenir
l’évènement. Le FESIME
2026 s’est ouverte par une plantation symbolique
d’un manguier, des
remises de poubelles à des
établissements scolaires et
à des habitants du quartier
Gounghin, lieu de déroulement de la rencontre.
UN PANEL POUR PLANTER LE DÉCOR
L’ouverture des réflexions
a été marquée par un panel
sur des thématiques
variées relatives à l’environnement. Le directeur
du génie et des infrastructures forestières, l’inspecteur des eaux et forêts,
Moukaïlou Dorinta, a
entretenu le public sur les
définitions de reboisement, de restauration et
d’écosystème, les liens
entre le reboisement et la
restauration ainsi que le
rôle du citoyen dans la protection de l’environnement. Il a expliqué que
reboiser, c’est planter un
ou des arbres sur un terrain nu où le nombre d’arbres a diminué ou qui a
souffert d’une déforestation. « Restaurer, c’est
renouveler pour obtenir un
fonctionnement initial »,
a-t-il précisé. Moukaïlou
Dorinta a regretté le fait
que les forêts soient
impactées par les maux
(dégradation, changement
climatique) de la terre avec
à la clé les animaux qui
perdent leurs abris naturels ou artificiels. Il a qualifié le reboisement et la
restauration de piliers de
la résilience environnementale. Le citoyen, aux
dires de Moukaïlou
Dorinta, doit planter pour
donner vie à la terre,
reconstituer les forêts et
lutter contre le changement climatique.
L’analyste de programmes
en environnement, Clarisse Coulibaly, a analysé le
sous-thème sur « Education environnementale et
écocitoyenneté : bâtir une
génération responsable ».
Pour elle, il faut développer des connaissances et
des pratiques de protection « rigoureuses » de l’environnement en faisant la
promotion de l’éducation
environnementale dans les
écoles, en instaurant par
exemple des jardins scolaires. Clarisse Coulibaly à proposé un plaidoyer avec
les leaders coutumiers et
religieux pour qu’ils s’impliquent pour un changement de comportements.
Le spécialiste en pédiatrie
sociale et préventive en
médecine tropicale appliquée, Dr Georges Tiendrebeogo, a établi la relation
entre les mauvaises pratiques environnementales
et la recrudescence des
maladies, à travers « la
santé environnementale et
humaine ». Il a invité les
populations à adopter des
attitudes responsables
pour la préservation de
leur vie et de celle des écosystèmes.
Quant à la directrice de
recherche en Biochimie et
microbiologie à l’Institut
des sciences de la santé,
Maminata Traoré, elle a
plaidé pour un accompagnement du FESIME. Elle a
lancé un appel solennel
aux autorités communales
de soutenir le festival.
Boukary
BONKOUNGOU