05/08/2026
𝐋’𝐄́𝐂𝐈𝐓 𝐌𝐎𝐁𝐈𝐋𝐈𝐒𝐄 𝐋𝐀 𝐉𝐄𝐔𝐍𝐄𝐒𝐒𝐄 𝐀𝐔𝐓𝐎𝐔𝐑 𝐃𝐔 𝐍𝐎𝐔𝐕𝐄𝐀𝐔 𝐂𝐎𝐃𝐄 𝐃𝐔 𝐓𝐑𝐀𝐕𝐀𝐈𝐋
Le parc urbain Bangr-Wéogo de Ouagadougou a abrité le jeudi 23 juillet 2026 une initiative citoyenne portée par les alumni de l’École de la citoyenneté (ECIT). Axée sur la vulgarisation et l’appropriation du nouveau code du travail, cette rencontre visait à sensibiliser un public diversifié composé d’acteurs associatifs, de juristes, de représentants de l’administration publique, d’étudiants ainsi que de femmes. Cette activité était placée sous le thème de l’appropriation du nouveau code du travail comme un levier pour la protection des droits humains et la promotion de l’engagement citoyen. Elle répond ainsi à un besoin crucial d’information juridique au Burkina Faso.
𝐔𝐧 𝐢𝐦𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐟 𝐝’𝐞𝐧𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞
Sharif Koanda, assistant de projet au Netherlands Institute for Multiparty Democracy (NIMD), a salué la mobilisation des participants car elle prouve l’intérêt accordé à cette démarche. Selon lui, l’encadrement des jeunes reste un préalable indispensable à leur insertion professionnelle réussie.
À sa suite, la présidente du comité d’organisation et alumni de la promotion Me Frédéric Titinga Pacéré, Stephie Karelle Yaméogo, a rappelé les objectifs de l’événement. Elle estime que cette initiative offre aux travailleurs les outils juridiques nécessaires pour connaître, faire valoir et protéger leurs droits. Elle a également précisé que le défi n’était pas de dispenser un cours de droit magistral mais plutôt de donner des clés de compréhension du nouveau texte. La logique principale de ce dernier est d’ailleurs de mieux protéger le travailleur.
𝐀𝐩𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐣𝐞𝐮
Pour rendre l’apprentissage ludique, les activités ont débuté par une chasse aux trésors juridiques. Les participants ont été répartis en trois équipes afin de résoudre des énigmes portant sur les relations entre employeurs et employés ainsi que sur les conditions d’embauche prévues par le code. Des sessions de quiz suivies de remises de récompenses ont grandement rythmé la rencontre. Enfin, un cadre d’échanges directs avec un juriste a permis d’approfondir les nouvelles dispositions relatives au travail décent.
𝐂𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐫𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐦𝐞𝐫
Le représentant du ministère de la Justice, Lucien Ouédraogo, a pris la parole pour apporter son éclairage d’expert. Il est assistant en droits humains et travaille à la direction générale de la promotion des droits humains et de la paix. Selon lui, cette nouvelle loi a pour vocation de protéger les salariés, les employés ainsi que les employeurs en leur permettant de comprendre et de défendre leurs droits. Il a laissé entendre que les rapports entre employeurs et employés sont désormais régis par ces nouvelles dispositions dont il est nécessaire de s’approprier afin d’être des acteurs respectueux des lois du pays.
Pour les participants, cette rencontre a constitué une opportunité majeure de faire de nombreuses découvertes. Il apparaît aujourd’hui évident que cette réforme législative concerne l’ensemble des citoyens puisqu’il est primordial pour chacun de connaître ses droits afin de mieux les faire valoir. Tout en saluant l’engagement des organisateurs, l’assistance a rappelé que la jeunesse doit impérativement s’approprier ce nouveau code du travail pour en faire un véritable levier de transformation sociale.