01/02/2025
A Vierves , à la chandeleur, c'est le début du Carnaval !
Un peu d'histoire :
" La chandeleur, appelée autrefois la chandeleuse, trouve l'origine de son nom dans le mot chandelle. Et comme beaucoup de fêtes judéo-chrétiennes trouve son origine dans des traditions païennes.
En Wallonie, donc chez les Celtes à l'époque, on fêtait Imbolc le 1er février .
Ce rite en l’honneur de la déesse Brigit célébrait la purification et la fertilité au sortir de l’hiver: les paysans portaient des flambeaux et parcouraient les champs en procession, priant la déesse de purifier la terre avant les semailles.
A Rome on célébrait la Parentalia, fête annuelle en l'honneur des morts, au cours de laquelle les parents et amis des défunts veillaient, éclairés de cierges et de torches alors qu'en Grèce notre chandeleur était reliée au dieu grec Pan, divinité de la Nature, protecteur des bergers et des troupeaux, et durant une nuit, les adeptes parcouraient les rues en portant des flambeaux.
Ce qui devait arriver arriva et la Chandeleur fut récupérée par l'Eglise qui en fit une fête chrétienne à qui on donna pour origine les "relevailles" de Marie, 40 jours après la naissance de Jésus, au cours d'une cérémonie de purification et c'est aussi devenu "le jour de la présentation de Jésus au temple", 40 jours après Noël, jour supposé de sa naissance.
La Chandeleur c'est aussi et surtout une croyance née d'une symbolique d'origine celte: la crêpe symbolise la roue solaire et le don aux divinités afin qu'elles protègent les moissons, de blé en particulier et durant des siècles. Malheureusement aujourd'hui il ne reste que les crêpes qui évoquent donc le disque solaire.
La crêpe est censée exorciser la misère et le dénuement, mais pour cela il faut garder la première qui sera tout au long de l'année jusqu'à la Chandeleur suivante, garante de la prospérité.
Cette crêpe que l'on ne mange pas est la survivance du rite de l'offrande et, les plus nantis y mettaient un Louis d'or.
La Chandeleur marque également l'ouverture de la période de Carnaval, un signe de renaissance, qui s'étend du jour des Rois au début du Carême, jusqu'au Mercredi des Cendres, lendemain du Mardi-gras.
Ce mot Carnaval vient du latin carne levare qui signifie enlever ou retirer la viande, et cette suppression de la viande, c'est le carême, période de 40 jours qui précède Pâques.
Le Carnaval, dont la fonction était de faire oublier les privations de l'hiver et d'annoncer le retour du printemps, s'accompagnait de danses symboliques, de farandoles, dont les jeunes, principalement les hommes, - c'était la fête de la virilité - étaient les acteurs.
C'était une fête des déguisements et des masques qui transformaient et cachaient la réalité, une période de liesse collective, libérés des lois des tabous et des rapports hiérarchiques, et les carnavaliers inversaient les rôles.
C'était aussi l'occasion d'un règlement de comptes collectif, reflet des conflits sociaux, des luttes politiques, des tiraillements entre l'été et l'hiver, le gras et le maigre, le riche et le pauvre, mais aussi une invocation a la fécondité de la terre et de la femme; un exorcisme contre les intempéries, les maladies et les catastrophes.
Mardi-gras était le dernier jour ou les Chrétiens pouvaient manger du "gras", d'où la fête du bœuf-gras.
Revers de la médaille: les 40 jours suivants, qui précédaient Pâques, ils consacraient leur temps à la prière et ils jeûnaient.
Alors autant faire le plein de crêpes."
Texte de José-Louis Thomsin W trouvé sur le groupe FB "Pour la sauvegarde de la langue wallonne "