le refuge des soignants ASBL

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03/06/2026

🩺 Qui prend soin des soignants ?

💙 Prendre soin de ceux qui prennent soin des autres.

Le 8 octobre 2026 à Flémalle, un colloque sur la santé mentale et le bien-être des soignants.

🔥 Burn-out, charge émotionnelle, fatigue : en parler, c’est déjà agir.

✨ Conférences • témoignages • ateliers pratiques

✅ Entrée gratuite
📞 Inscription obligatoire : 0466 26 78 01

🧠✨ COLLOQUE – SOIGNER SANS S'OUBLIER ✨🧠Dans le cadre de la Semaine de la Santé Mentale, Le Refuge des Soignants ASBL vou...
03/06/2026

🧠✨ COLLOQUE – SOIGNER SANS S'OUBLIER ✨🧠

Dans le cadre de la Semaine de la Santé Mentale, Le Refuge des Soignants ASBL vous invite à un colloque consacré à la santé mentale des soignants.

📅 8 octobre 2026
🕓 16h – 21h
📍 Auditorium du Préhistomuseum, Flémalle
📌 Rue de la Grotte 128, 4400 Flémalle

🎟️ Entrée gratuite – Inscription obligatoire

📞 Informations et inscriptions : 0466 26 78 01

Parce que prendre soin des soignants, c'est aussi prendre soin de la qualité des soins.

03/06/2026
Brisons le silence : cela ne se passe pas qu’ailleurs, cela existe aussi chez nous.
29/04/2026

Brisons le silence : cela ne se passe pas qu’ailleurs, cela existe aussi chez nous.

Après 33 ans à prendre soin de patients au Québec, un autre su***de d’un médecin m’a brisé le cœur… et je ne peux plus me taire.

Voici les 10 vérités les plus dures que j’ai apprises sur le su***de des médecins :

1. Les médecins ont l’un des risques les plus élevés de décès par su***de parmi toutes les professions, et les femmes médecins sont à risque encore plus élevé que leurs collègues masculins. Avec plus de 55 % de la main-d’œuvre médicale au Québec maintenant composée de femmes, cette crise nous frappe encore plus durement.

2. « Endure et passe au prochain cas » est le mot d’ordre en médecine. C’est mortel. Quand on absorbe la douleur et la souffrance des patients chaque jour sans exutoire sécuritaire, on finit par la porter dans son propre corps.

3. On n’est jamais vraiment en congé de son rôle de médecin — même en vacances.

4. Quand l’un de nous se su***de, personne ne le voit venir… parce qu’on est devenus experts pour cacher notre détresse (même les médecins qui semblent « heureux »).

5. Je connais personnellement 4 collègues qui ont mis fin à leurs jours. Et vous, collègue combien en connaissez vous personnellement ?

6. Ces su***des sont souvent cachés à cause de la honte, des problèmes d’assurance-vie et de la réputation des institutions tels que les hôpitaux et universités.

7. Personne ne collecte systématiquement ces données, et personne ne prépare adéquatement les étudiants en médecine à cet enjeu professionnel : près de 37 % des étudiants souffrent déjà d’épuisement professionnel, tandis que 46 % des médecins canadiens rapportent un épuisement professionnel élevé et 42 % des symptômes de dépression en pratique.

8. Les anesthésiologistes sont parmi les spécialités les plus à risque, et les médecins se su***dent souvent sur leur lieu de travail (hôpital ou clinique), contrairement à la population générale — là où ils ont été blessés.

9. Le système blâme souvent les médecins (« burnout », manque de résilience) au lieu de s’attaquer aux conditions inhumaines : pression administrative, manque de sommeil, harcèlement et absence de soins confidentiels sans risque pour la carrière.

10. Pour chaque médecin qui meurt ou devient incapable de pratiquer, des milliers de patients perdent leur médecin de famille ou leur spécialiste, et la pression augmente encore plus sur les collègues restants. C’est une véritable crise de santé publique.
Le silence et le déni ne sont plus acceptables.

Ça doit arrêter.
Le Québec ne plus continuer à perdre des collègues brillants et dévoués à cause d’un système qui nous apprend à ignorer notre propre douleur et frappe sur la tête des médecins pour des raisons politiques et démagogiques.

Chaque su***de de médecin est une perte humaine tragique, mais aussi des milliers de patients abandonnés et un fardeau supplémentaire sur le réseau déjà surchargé.
ll nous faut un vrai changement de culture : déstigmatisation, soutien confidentiel sans répercussions professionnelles, meilleur équilibre travail-vie, ressources obligatoires en bien-être et une collecte honnête de données.

À tous les médecins qui lisent ceci :
Vous n’êtes pas seul.e. Votre vie compte. Votre souffrance compte. Demandez de l’aide — aujourd’hui.
Ressources au Québec :

PAMQ (Programme d’aide aux médecins du Québec) → 1 800 387-4166 ou 514 397-0888
Ligne de prévention du su***de → 9-8-8 (24/7)

Brisons le silence ensemble avant de perdre un autre des nôtres.

La bienveillance entre collègues peut sauver des vies.Dans le monde des soins, la fatigue, la pression et le silence peu...
29/04/2026

La bienveillance entre collègues peut sauver des vies.
Dans le monde des soins, la fatigue, la pression et le silence peuvent parfois devenir lourds à porter.
Un regard, une écoute, un mot bienveillant peuvent faire la différence pour prévenir la souffrance invisible.
Prenons soin les uns des autres, pour éviter que l’isolement et la détresse ne deviennent trop lourds à porter

Récemment, comme beaucoup de collègues, j’ai appris le décès par su***de de la Dre Karina Poliquin, pédiatre au Québec.
Je ne la connaissais pas personnellement. Mais ses mots ont circulé. Et ils frappent juste.
Parce qu’ils parlent de quelque chose que nous connaissons tous, sans toujours le dire.
Être médecin, c’est porter beaucoup.
Responsabilité. Attentes. Pression. Tout le temps.
Et souvent, en silence.
Dans son texte, elle décrit une première crise de panique.
Elle parle de fatigue, de culpabilité même les jours de congé.
Elle évoque aussi une atteinte à son autonomie et à son intégrité.
Et un système où il faut constamment faire plus, avec moins.
On lui reprochait aussi, indirectement, de ne pas être « assez productive » parce qu’elle prenait le temps avec ses patients.
Tout cela, nous l’avons déjà ressenti à différents degrés.
J’ai moi-même vécu deux épisodes de burnout , cet état où on est complètement vidé, où on continue de fonctionner, mais sans vraiment récupérer.
Pas par manque de résilience.
Pas par manque de passion.
Mais parce qu’à un moment donné, l’équilibre ne tenait plus.
J’ai aussi opéré le jour du décès de mon père.
Pas par obligation directe.
Pas par héroïsme.
Mais parce que, dans notre culture, on continue. Toujours.
Le lendemain des funérailles, bien sûr je travaillais aussi.
J’ai vécu des symptômes d’épuisement… et j’ai continué quand même.
Parce qu’il le fallait.
J’ai fini par aller chercher de l’aide.
Mais j’ai continué.
Alors quelle est la différence entre elle et moi?
Je ne sais pas.
Ce que je sais, par contre, c’est que nous, medecins, sommes très bons pour continuer à fonctionner… même quand ça ne va plus vraiment.
On est entraînés pour ça.
À rester performants malgré la fatigue.
À mettre de côté ce qu’on ressent pour faire le travail.
Et c’est précisément ce qui devient dangereux.
On parle beaucoup de « burnout ».
Comme si on était des bougies qui finissent par se consumer.
Mais ce n’est pas vraiment ça.
On ne brûle pas.
On arrête de se recharger.
Petit à petit.
Sans toujours s’en rendre compte.
Et pendant ce temps-là… on continue.
Parce qu’on est capables de continuer.
Parce qu’on est faits pour ça.
Aujourd’hui, je ne prétends pas comprendre ce qu’elle a vécu.
Ce serait trop simple. Et très probablement faux.
Mais je pense que son message mérite d’être entendu.
Et entre collègues, il va falloir faire plus que se demander « ça va? ».
Parce qu’on répond presque toujours oui.
Il va falloir apprendre à voir quand ça ne va pas.
À insister un peu.
À créer des espaces où on peut dire la vérité sans crainte.
Prendre soin des patients commence aussi par prendre soin de ceux qui les soignent.
Repose en paix, Karina Poliquin

25/04/2026

Le Refuge des Soignants présent au colloque consacré à la santé mentale.

25/04/2026

Dr kouatcjouang Njewel médecin épidémiologiste spécialiste en santé publique.

25/04/2026

Le Refuge des Soignants était représenté lors de la conférence organisée par DéFI et Socabel, consacrée à la santé de la communauté afro-descendante à Bruxelles.

25/04/2026

Nous remercions chaleureusement Socabel pour son invitation à la conférence consacrée à la santé mentale dans la communauté afro descendante de Bruxelles.

Ce fut un moment de partage riche, porté par des intervenants de grande qualité.
Le Refuge des Soignants tenait à être présent, le bien-être physique et mental des soignants étant au cœur de notre engagement.

En Belgique, une part importante des professionnels de santé est issue de la diversité, notamment du continent africain, ce qui rend ces échanges essentiels.

Bravo Socabel pour l'initiative.

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