Focode

Focode Organisation burundaise engagée dans la défense des droits humains de la démocratie et de l'Etat de droits au Burundi
(2)

HOMMAGE:Lazare Hagerimana : une page de la mémoire burundaise se referme  |  06 juin 2026Montréal, Canada. Ce soir, loin...
06/06/2026

HOMMAGE:
Lazare Hagerimana : une page de la mémoire burundaise se referme

| 06 juin 2026

Montréal, Canada. Ce soir, loin des collines qui l’ont vu naître, la famille, les proches et les amis de Lazare Hagerimana accompagnent vers sa dernière demeure un homme qui aura traversé, servi et conservé une part précieuse de l’histoire du Burundi. Décédé le 25 mai 2026, à Montréal, à l’âge de 88 ans, le vieux serviteur de l’État, compagnon de route du Prince Louis Rwagasore, laisse l’image d’un homme de mémoire, d’un patriote discret et d’un mushingantahe accompli.

Né le 23 novembre 1938 sur la colline Kibaya, zone Kavumu, commune Ryansoro, dans l’ancienne province de Gitega, Lazare Hagerimana appartient à cette génération qui a grandi dans le Burundi de la fin de la période coloniale et qui, très jeune, a été appelée à prendre part aux premières responsabilités administratives du pays.

En 1955, il termine l’École des auxiliaires administratifs. Il n’a alors que dix-sept ans. Il entre aussitôt dans la vie active comme secrétaire au service chargé de l’hygiène dans le territoire du Ruanda-Urundi, sous administration belge. Par la suite, il occupe plusieurs fonctions dans l’administration : aide-comptable de la caisse administrative des chefferies à Gitega, secrétaire-comptable de la chefferie Gihinga, entre autres responsabilités.

C’était le début d’un long parcours. Un parcours fait de service, de discipline et de fidélité à une certaine idée du Burundi.

🔴Dans le sillage de Rwagasore

Lorsque l’UPRONA naît, Lazare Hagerimana est parmi ceux qui suivent le Prince Louis Rwagasore. Il ne sera pas seulement de ceux qui ont applaudi l’élan. Il sera de ceux qui ont servi l’organisation, porté ses charges, assumé ses tâches quotidiennes et veillé, jusqu’au bout, à ce que l’héritage de Rwagasore ne soit pas déformé.

Au sein du parti, il occupe de nombreuses responsabilités. Il est secrétaire du comité central, directeur de la gestion et comptable du parti, directeur du personnel, directeur général de la Maison du Parti, puis conseiller du secrétaire exécutif de l’UPRONA.

Derrière ces fonctions se lit une constance. Celle d’un homme qui a consacré une grande partie de sa vie au parti de Louis Rwagasore. Celle d’un militant de la première heure, mais surtout d’un témoin de l’intérieur. Il connaissait les visages, les faits, les dates, les nuances. Il savait ce que les livres ne disent pas toujours.

Jusqu’à ses derniers jours, Lazare Hagerimana est resté attaché à cette mémoire. Non pas par nostalgie facile, mais par fidélité à une histoire qu’il avait vue se faire.

🔴Quand une bibliothèque s’éteint

Lazare Hagerimana était souvent décrit comme une bibliothèque vivante du Burundi. L’expression n’était pas excessive. À la fin de l’année 1961, il reçoit la responsabilité du service ciné-photo du Burundi. Au moment de l’indépendance, il devient le photographe de l’État.

Derrière son appareil, il saisit des moments qui appartiennent désormais à l’histoire nationale. Des cérémonies, des visages, des scènes officielles, des fragments d’un pays en train de se construire. Les années 1960, avec leurs espoirs, leurs tensions, leurs acteurs et leurs symboles, passent aussi par son objectif.

Jusqu’à ces dernières années, Lazare Hagerimana conservait des milliers de photographies de cette époque. Un trésor rare. Un patrimoine d’une valeur inestimable pour le Burundi. Dans ces images, il y avait plus que des souvenirs. Il y avait des preuves, des traces, des morceaux de vérité.

Sa disparition rappelle combien les archives privées de nos anciens sont parfois les derniers remparts contre l’oubli. Lorsqu’un homme comme lui s’en va, ce n’est pas seulement une famille qui perd un père. C’est aussi une nation qui perd un dépositaire de sa mémoire.

🔴Le sens de l’État, la discrétion en héritage

La vie professionnelle de Lazare Hagerimana ne s’est pas limitée au parti. Il a également servi à l’Assemblée nationale, où il fut secrétaire général à l’époque où l’institution était présidée par Thaddée Siryuyumusi. Plus t**d, il travaillera à la SOSUMO, où il prendra sa retraite en 2004 alors qu’il était chargé du personnel.

Partout, le même fil conducteur : servir. Servir sans tapage. Servir avec rigueur. Servir avec ce sérieux qui caractérise les hommes pour qui la fonction n’est pas un privilège, mais une responsabilité.

Ceux qui l’ont connu retiennent un homme réservé, attentif, attaché aux faits. Un homme qui parlait peu, mais qui savait. Un homme qui n’avait pas besoin d’élever la voix pour être entendu. Son autorité venait de l’expérience, de la mesure et de la droiture.

Lazare Hagerimana était un mushingantahe au sens plein du mot. Un homme de parole, de retenue et de dignité. Un ancien qui savait écouter, corriger, transmettre.

🔴La mémoire comme devoir

Dieu lui avait donné un don particulier : celui de se souvenir. Même dans le grand âge, Lazare Hagerimana gardait une mémoire impressionnante des événements qui ont marqué le Burundi. Il retenait les noms, les dates, les circonstances. Il se souvenait des hommes et des lieux. Il savait replacer un fait dans son contexte.

Il lui arrivait de reprendre ceux qui parlaient de l’histoire sans la connaître. Non pour humilier, mais pour empêcher que la mémoire ne soit malmenée. Pour lui, le passé n’était pas une matière que l’on tord au gré des intérêts du moment. C’était un héritage à respecter.

Même installé à Montréal, il restait attentif à ce qui se passait au Burundi. Il suivait l’actualité, utilisait les réseaux sociaux, lisait, observait, réagissait parfois. Le pays était loin par la géographie, mais proche par le cœur. Jusqu’au bout, il est resté relié à cette terre qui l’avait vu naître et qu’il avait servie.

Depuis avril 2025, la maladie l’avait affaibli. Elle l’a finalement emporté le 25 mai 2026, à Montréal. Mais elle n’aura pas effacé ce qu’il représentait : une mémoire debout, un témoin exigeant, un patriote d’une autre époque.

🔴Un patrimoine à sauver de l’oubli

Avec la mort de Lazare Hagerimana, une question demeure. Que deviendront les archives qu’il avait patiemment conservées ? Que deviendront ces milliers de photographies qui racontent les premières années du Burundi indépendant ? Que faisons-nous, collectivement, de la mémoire de ceux qui ont vu, entendu, servi et conservé ?

Le Burundi a besoin de ses archives. Il a besoin de ses témoins. Il a besoin de ces femmes et de ces hommes qui peuvent encore relier les générations et éclairer les zones d’ombre de notre histoire.

Honorer Lazare Hagerimana, c’est donc aussi mesurer la valeur de ce qu’il laisse. Ses photographies, ses souvenirs, ses récits, sa précision, son exigence face aux contre-vérités : tout cela fait partie d’un héritage national. Un héritage qu’il faudra préserver, organiser et transmettre.

🔴Adieu, Mushingantahe

À sa famille, à ses enfants, à ses proches et à tous ceux qui l’ont accompagné dans ses dernières années, vont les condoléances les plus émues. Aline, Robert, Noémie et les autres membres de la famille perdent un père, un repère, un ancien. Le Burundi, lui, perd un témoin rare.

Dans ces heures de douleur, que son parcours soit une consolation. Que son amour du pays soit une force. Que la dignité de sa vie demeure une lumière pour ceux qui restent.

Lazare Hagerimana s’en est allé. Mais il demeure dans les images qu’il a prises, dans les archives qu’il a gardées, dans les souvenirs qu’il a transmis et dans la mémoire de ceux qui ont compris la valeur de son témoignage.

Reposez en paix, Monsieur Lazare Hagerimana.

Mutama, saluez Rwagasore pour nous.

| La Rédaction

🔴 Igire amahoro Mushingantahe Lazare Hagerimana !Kuri uno mugoroba, i Montréal muri Canada, abaryango n'abakunzi bariko ...
06/06/2026

🔴 Igire amahoro Mushingantahe Lazare Hagerimana !

Kuri uno mugoroba, i Montréal muri Canada, abaryango n'abakunzi bariko barashingura inarabibonye y'umurundi, Umushingantahe Lazare Hagerimana yitavye Imana ku wa 25 rusama 2026, ku myaka 88 y'amavuka.

Lazare Hagerimana yari yatanguye gukorera Igihugu akiri muto cane. Yavukiye ku mutumba wa Kibaya, zone Kavumu, komine Ryansoro, mu ntara ya Gitega yahahora ku wa 23 munyonyo 1938. Yarangije ishure ry'abakarani ba Leta (école d'auxiliaires admnistratifs), mu 1955, aca atangura akazi nk'umunyamabanga mu biro vyari bijejwe isuku muri territoire ya Ruanda-Urundi ku ntwaro y'ababiligi. Inyuma yagiye arazezwa amabanga atandukanye (aide-comptable de la caisse administrative des chefferies à Gitega, secrétaire - comptable de la chefferie Gihinga, ...).

🔴 Umugendanyi wa Rwagasore

Aho umugambwe UPRONA uvukiye, Lazare Hagerimana ari mu bakurikiye Umuganwa Ludoviko Rwagasore, arinze ashengera ari mu bagwanira ko iragi rya Rwagasore ridafudika mu Burundi. Kuva mu ntango, Lazare Hagerimana yarakoreye rwose umugambwe UPRONA : yarabaye umunyamabanga wa komite nkuru y'umugambwe, yarabaye uwujejwe ikigega c'umugambwe (directeur de la gestion et comptable du parti), yarabaye uwujejwe abakozi ba UPRONA (directeur du personnel), yarabaye umuyobozi mukuru w'ingoro nkuru ya UPRONA (directeur général de la Maison du parti), yarabaye umuhanuzi w'umunyamabanga nshingwabikorwa wa UPRONA. Igice kitari gito c'ubuzima yakimaze akorera umugambwe wa Ludoviko Rwagasore.

🔴 Bibliothèque irahiye

Lazare Hagerimana yari nka "bibliothèque" y'Uburundi. Mu mpera za 1961, yahawe kurongora igisata cari kijejewe amasanamu (ciné-photo) y'Uburundi. Uburundi bwikukiye ariwe ajejwe gufata amafoto ya Leta (photographe de l'Etat). Uyu Mushingantahe kugeza ubu yari abitse ibihumbi vy'amafoto yo mu myaka ya za 60. Yari abitse ubutunzi budasanzwe bw'Uburundi.

Lazare Hagerimana yarakoze kandi mu Nama Nshingamateka, ayibera umunyamabanga mukuru mu gihe yari irongowe na Thaddée Siryuyumusi. Yakukurutse muri 2004 ajejwe abakozi mw'ihinguriro SOSUMO.

Lazare Hagerimana yari umushingantahe abush*tse. Yarangwa n'umutima udasanzwe wo gukunda igihugu ciwe. Yari n'umukunzi w'uru rubuga.

Imana yari yaramuhaye ingabire yo kwibuka. Mu butama bwiwe yari acibuka ibitari bike mu vyaranze Uburundi, rimwe na rimwe akanabeshuza abavuga ivyo batazi kuri kahise. Yanakoresha cane imbuga ngurukanabumenyi, agakurukirana ibiba mu gihugu. Kuva mu kwakane kwa 2025, yarafashwe n'ingwara, ari nayo yahavuye imuhitana ku wa 25 rusama 2026 i Montréal muri Canada.

🔴 Ndahojeje umuryango w'umuhisi Lazare Hagerimana. Bamwe mu bo asize ni abagenzi kandi ni intwari zikunda Uburundi nka se. Aline, Robert, Noémie, ... turi kumwe. Imana ibahe inguvu muri bino bihe bitoroshe. Ndipfurije uburuhukiro bwiza Umushingantahe Lazare Hagerimana yitahiye amahoro.

Mutama, uturamukirize Rwagasore.

  : le cri de détresse des militaires burundais  |  06 juin 2026Huit mois sans solde. Des vivres qui disparaissent. De l...
06/06/2026

: le cri de détresse des militaires burundais

| 06 juin 2026

Huit mois sans solde. Des vivres qui disparaissent. De l’eau rationnée. Des malades obligés de payer eux-mêmes leur transport vers le Burundi. Des soldats burundais du 27ᵉ bataillon TAFOC, déployés dans les environs de Kalemie, en RDC, disent vivre dans l’abandon. Dans un témoignage circonstancié, l’un d’eux met en cause la hiérarchie militaire et interpelle directement le président Évariste Ndayishimiye, le général Prime Niyongabo et la ministre de la Défense, Marie-Chantal Nijimbere.

Le ton est amer. La colère contenue. Les mots, eux, sont précis. Depuis les environs de Kalemie, en République démocratique du Congo, un militaire burundais dit parler au nom de ses compagnons d’armes. Tous appartiennent au 27ᵉ bataillon TAFOC, placé sous le commandement du lieutenant-colonel Joseph Minani.

🔴Leur grief principal : huit mois sans solde.

« Nous sommes des militaires burundais qui avons l’impression d’avoir été oubliés par notre pays », confie ce soldat. Selon lui, le bataillon est arrivé à Kalemie le 14 octobre 2025. « Il ne reste que quelques jours pour totaliser huit mois ici. Depuis notre arrivée jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons jamais touché ne fût-ce qu’un seul mois de solde. »

Pour ces hommes envoyés en mission loin du Burundi, cette situation est devenue incompréhensible. « On dirait que nous sommes des travailleurs au service d’un particulier qui les emploie sans avoir de quoi les payer », déplore le militaire.

Il dit ignorer où se situe exactement la responsabilité. Mais il refuse de croire que personne, au sommet de l’État et de l’armée, ne soit au courant.

« Nous ne savons pas si la faute revient au chef de l’État, Évariste Ndayishimiye, au chef d’état-major général de l’armée, le général Prime Niyongabo, ou à la ministre de la Défense nationale, Marie-Chantal Nijimbere. Ce que nous savons, c’est que l’un d’eux porte une responsabilité. »

Le soldat demande que ces trois autorités soient interpellées. Non pas sur des considérations abstraites. Mais sur la vie quotidienne des hommes déployés et celle de leurs familles restées au pays.

« Qu’ils nous disent comment ils pensent que nos familles vivent. Qu’ils nous disent aussi comment ils pensent que nous survivons ici. Peut-on vraiment passer huit mois sans solde alors qu’on est censé être en mission ? »

🔴« Ceux qui devraient parler pour nous sont ceux qui nous dépouillent »

Le non-paiement des soldes n’est pas le seul motif de révolte. Le militaire évoque aussi une gestion opaque des moyens destinés aux soldats : viande, eau, légumes, bois de chauffage. Dans son récit, les mêmes mots reviennent : disparition, détournement, abandon.

« Ce qui est encore plus triste, c’est que ceux qui devraient parler pour nous, c’est-à-dire nos chefs au sein du bataillon, semblent ne pas s’en soucier. Au contraire, ils ont trouvé le moyen de se payer eux-mêmes dans ce qui était destiné aux soldats. »

D’abord, la viande. D’après le militaire, les soldats devraient normalement recevoir de la viande de bœuf une fois par semaine. La réalité sur le terrain serait toute autre.

« Il arrive qu’un mois entier passe sans que nous voyions cette viande. Parfois, on abat une seule fois dans le mois. Où va l’argent prévu pour cela ? Dans les poches de certains de ceux qui devraient nous défendre. »

Ensuite, l’eau. À leur arrivée, chaque soldat devait recevoir trois litres d’eau par jour. Cette ration aurait été réduite de moitié depuis plusieurs mois.

« Au début, il était prévu trois litres d’eau par jour et par militaire. Depuis six mois, nous ne recevons plus qu’un litre et demi par jour. La question reste la même : où va l’argent correspondant au reste de l’eau ? »

Les légumes aussi seraient concernés. Le militaire parle d’une allocation prévue pour chaque soldat, mais qui ne se traduirait presque jamais en approvisionnement réel.

« Chaque soldat a droit à une allocation pour les légumes. Mais il arrive que pendant deux semaines, nous voyions seulement le S4 apporter de petites quantités, juste pour faire semblant. Ce sont des provisions pour deux jours à peine. Où va l’argent des légumes prévus chaque jour ? »

Dans cette logistique contestée, le S4 revient régulièrement dans le témoignage. Chargé de l’approvisionnement, il est aussi cité à propos du bois de chauffage.

🔴Du bois pour les inspections ?

Selon le militaire, chaque soldat déployé à Kalemie aurait droit à du bois de chauffage d’une valeur de 500 francs congolais par jour. Mais, sur le terrain, les soldats iraient chercher eux-mêmes le bois qu’ils utilisent.

« Le bois acheté par le S4 reste au poste de commandement. On dirait qu’il est gardé pour les inspections, afin que tout chef qui viendrait visiter le bataillon voie qu’on nous achète du bois. En réalité, nous utilisons le bois que nous allons chercher nous-mêmes. »

Plus grave encore, selon lui, les soldats ne peuvent pas librement utiliser le bois pourtant acheté pour eux.

« Si on vous surprend en train d’utiliser le bois acheté avec cet argent, vous entendez des reproches. Alors, où est passé l’argent du bois prévu pour nous depuis notre arrivée ici ? »

Pour ces hommes, les détournements présumés ne seraient donc pas des faits isolés. Ils formeraient un système. Une chaîne où ce qui est prévu pour le soldat n’arrive pas jusqu’à lui.

« Ceux qui devraient parler pour nous sont ceux qui nous dépouillent », résume le militaire.

🔴Malades, mais abandonnés

Le passage le plus douloureux du témoignage concerne les soldats malades. Le militaire affirme que lorsqu’un homme doit rentrer au Burundi pour se faire soigner, il doit payer lui-même son billet aller-retour.

« Ce qui nous fait le plus mal, c’est quand l’un de nous tombe malade et doit aller se faire soigner au Burundi. Dans ce cas, le soldat malade est obligé de payer lui-même son billet pour partir et revenir. » Même situation, dit-il, pour ceux qui partent en congé.

« Même ceux qui partent en congé paient eux-mêmes leur transport, à l’aller comme au retour. Nous demandons si l’armée n’a rien prévu pour qu’un militaire envoyé au Congo puisse aller se faire soigner lorsqu’il tombe malade, ou rentrer lorsqu’il part en congé. »

La question est simple. Elle est aussi lourde : un soldat envoyé en mission extérieure est-il censé se débrouiller seul lorsqu’il tombe malade ? Qui prend en charge son transport ? Qui répond pour lui ? Qui répond à sa famille ?

Dans les rangs du bataillon, cette situation nourrit un sentiment d’humiliation. Le militaire insiste : ces hommes ne sont pas seuls au monde. Ils ont des familles, des loyers, des enfants, des charges.

« Ceux qui nous dirigent doivent se rappeler que nous avons des familles. Certains d’entre nous louent des maisons, doivent nourrir leurs proches, et tout cela demande de l’argent. Qu’ils se mettent un instant à notre place. »

🔴« Qu’ils mangent ce qui était prévu pour nous, mais qu’ils paient nos soldes »

Le témoignage est traversé par une forme de résignation. Le soldat semble ne plus croire que les vivres, l’eau ou le bois détournés puissent être récupérés. Sa revendication centrale reste le paiement des soldes.

« Ce que nous demandons est simple. S’ils veulent manger ce qui était prévu pour nous, qu’ils le fassent, car nous voyons que nous ne pouvons rien faire. Celui qui devrait parler pour nous est celui qui nous dépouille. Mais, de grâce, que Ndayishimiye, Niyongabo et Nijimbere regardent notre situation et celle de nos familles. »

Une phrase dit tout du malaise : « Nous sommes comme abandonnés. »

Ce sentiment d’abandon, dans une unité militaire déployée à l’étranger, n’est pas anodin. Il interroge la discipline, le moral des troupes, la chaîne de commandement. Comment demander à un soldat d’obéir sans faille à des supérieurs qu’il accuse de l’avoir laissé sans solde pendant huit mois ? Comment maintenir la cohésion lorsque la troupe estime que les moyens destinés à sa survie sont détournés ?

Le militaire pose lui-même la question, avec gravité : « Un soldat qui n’a plus confiance en ceux qui le commandent peut-il encore recevoir leurs ordres avec la même loyauté ? »

🔴Qui savait ? Qui a laissé faire ?

Ces révélations appellent des réponses. Sur le papier, les questions sont nombreuses.

Pourquoi les militaires du 27ᵉ bataillon TAFOC affirment-ils n’avoir perçu aucune solde depuis leur arrivée à Kalemie, le 14 octobre 2025 ? Où sont passés les fonds destinés à leur prise en charge ? Qui contrôle la distribution de la viande, de l’eau, des légumes et du bois de chauffage ? Quel est le rôle exact du commandement du bataillon ? Le lieutenant-colonel Joseph Minani a-t-il transmis ces doléances à sa hiérarchie ? Le général Prime Niyongabo et la ministre Marie-Chantal Nijimbere ont-ils été informés ?

Et surtout : que répond l’État burundais à ces soldats ?

Pour l’heure, dans le témoignage reçu, les militaires disent ne plus savoir vers qui se tourner. La chaîne censée les protéger serait devenue, selon eux, la première source de leurs souffrances.

« Les moyens existent normalement. Mais ils disparaissent avant d’arriver jusqu’à nous », laisse entendre le militaire.

🔴Une mission extérieure, mais à quel prix ?

Mais après huit mois sans solde, notre espérance semble s’éroder.

« Nous ne demandons pas l’impossible. Nous demandons seulement ce qui nous revient », insiste le soldat.

Son dernier appel vise directement les responsables de la défense burundaise.

« Général Prime Niyongabo, ministre Marie-Chantal Nijimbere, êtes-vous au courant de cette situation ? Et si vous le savez, comment pouvez-vous dormir ? »

À Kalemie, le cri est désormais lancé. Il reste à savoir s’il sera entendu à Gitega. Car derrière les chiffres, les rations et les accusations, il y a des hommes en uniforme qui disent avoir été abandonnés par ceux-là mêmes qui leur demandent de servir.

| La Rédaction

 –France : À peine accréditée, Spès-Caritas Njebarikanuye rappelée d’urgence à Gitega  |  06 juin 2026GITEGA, 3 juin 202...
06/06/2026

–France : À peine accréditée, Spès-Caritas Njebarikanuye rappelée d’urgence à Gitega

| 06 juin 2026

GITEGA, 3 juin 2026 — Son installation à Paris venait à peine d’être actée. L’ambassadrice du Burundi en France, Mme Spès-Caritas Njebarikanuye, est appelée à regagner « le plus rapidement possible » pour une communication urgente la concernant. Le ministère burundais des Affaires étrangères ne donne, à ce stade, aucune précision sur les raisons de ce rappel.

L’instruction est contenue dans une correspondance officielle datée du 3 juin 2026. Elle est signée par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement, l’ambassadeur Édouard Bizimana.

Adressé à « Madame l’Ambassadeur du Burundi à Paris », le courrier ne dit rien sur la nature de cette communication urgente. Référencé sous le N°204.07.02/451/MAEIRCD/2026, il se limite à demander à la cheffe de mission de rejoindre Gitega dans les meilleurs délais.

Ce rappel, aussi soudain qu’inattendu, intervient alors que Mme Njebarikanuye venait de franchir, coup sur coup, les principales étapes de son installation diplomatique. Le 19 février 2026, le Sénat avait approuvé sa nomination au poste d’ambassadeur, sur proposition du président de la République. Le 17 mars, elle remettait les copies figurées de ses lettres de créance aux autorités françaises compétentes.

Le 25 mars 2026, nouvelle étape : la diplomate présentait officiellement ses lettres de créance au président de la République française. Elle devenait ainsi ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Burundi auprès de la France. Cette accréditation a été actée au Journal officiel français du 27 mars 2026.

Dernier épisode en date : le 2 juin 2026. Mme Njebarikanuye présentait ses lettres de créance à Mme Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie. Elle était alors accréditée comme représentante personnelle du président de la République du Burundi auprès du Conseil permanent de la Francophonie.

Vingt-quatre heures plus t**d, Gitega la rappelle.
Pour l’heure, silence officiel. Ni le ministère burundais des Affaires étrangères ni l’ambassade du Burundi à Paris n’ont encore communiqué publiquement sur les raisons de cette convocation. Simple consultation administrative ? Réajustement diplomatique ? Dossier plus sensible ? À ce stade, aucune explication officielle ne permet de trancher.

Reste un calendrier qui intrigue. En moins de quatre mois, la diplomate a été approuvée par le Sénat, accréditée auprès de la France, puis reconnue auprès de la Francophonie. Son rappel intervient au lendemain même de cette dernière étape.

| La Rédaction

🔴 Abasirikare b'Uburundi bari i Kalemie muri RDC baratabaza !Ubu ni ubutumwa bw'abasoda b'Uburundi bari muri Bataillon T...
06/06/2026

🔴 Abasirikare b'Uburundi bari i Kalemie muri RDC baratabaza !

Ubu ni ubutumwa bw'abasoda b'Uburundi bari muri Bataillon TAFOC ya 27 barungitswe i Kalemie muri RDC. Bano basoda barongowe na Lieutenant-Colonel Joseph Minani. Bavuga ko bamaze amezi umunani badahembwa kandi ko batagira ikibavugira kubera ababarongoye bobo batunzwe no kwiba ibigenewe abasirikare. Ubutumwa twabwanditse uko babuduhaye, ariko kugira bworohe gusoma twabuciyemwo uduce.

🔴 Tumaze ameze umunani tudahembwa !

"Twebwe turi abasirikare b'Uburundi basa n'abibagiwe nn'igihugu. Turi muri Bataillon TAFOC ya 27, duherereye mu micungararo ya Kalemie.muri Congo, twaje itariki 14.10.2025. Murumva ko hasigaye imisi mike ngo dukwize amezi umunani. Kuva tuza gushika ubu nta n'ukwezi na kumwe baraduhembera. Abasoda twese tuboneka nkuko umengo turi abakozi b'umuntu akoresha abantu adafise ico kubahemba. Ntituzi ko ikosa rifise umukuru w'igihugu Evariste NDAYISHIMIYE, canke umukuru w'igisirikare Général Prime Niyongabo canke umushikiranganji wo kwivuna abans Marie Chantal NIJIMBERE. Ico tuziko nuko ikosa rifise umwe muribo.
Turagusavye nukuri nkuko uhora ubigirira abandi utubarize umwumwe murabo ukuntu bibaza imiryango yacu ibayeho n'uko bibaza natwe tubayeho. Uribaza kumara amezi 8 udahembwa kandi witwa ngo uri muri mission !"

🔴 Abotuvugiye nibo baturiye !

"ikibabaje rero nuko n'abotuvugiye, aho tuvuga abadutwara mwi bataillon, umengo nta n'ico banezwe. Kira noneho, abo baturongoye bo baramenye kwihemba mu vyari bigenewe abasirikare. ibaze nawe :

1. Mu bisanzwe abasoda baba bandikiwe kubagirwa inka rimwe mu ndwi, none haraho n'ukwezi guhera tutayibonye canke tukayibagirwa rimwe mu kwezi. Amahera yazo aca aja he ? (mu mifuko ya bamwe botuvugiye).

2. Tugishika twari twandikiwe amazi angana amalititiro atatu ku musirikare ku musi (3L/jour) none haheze amezi 6 turonka ilitiro imwe n'igice ku musi (1,5L/jour). Ikibazo ni cakindi nyene : amahera yayo yandi mazi aja he ?(mu mifuko yabbamwe botuvugiye).

3. Umusoda arandikiwe amahera y'imbogaboga none haraho nko mu ndwi zibiri tubona uwo bita S4 azanye nk'udushu tw'imisi ibiri, tumwe nyene biboneka ko ari utwo kwikurayo. N'ubu ikibazo ni cakindi : amahera y'imboga twandikiwe buri munsi aja he ? (mu mifuko y'abotuvugiye)

4. Inkwi twarumvise ko umusoda wese ari ino yandikiwe inkwi za 500 Francs Congolais ku musi. None nizo uwo twita S4 aguze ziguma muri PC, biboneka ko ariza inspection kugira uwundi mu chef wese azogendera ino bataillon yacu azobone ko batugurira inkwi. Ubundi ducana izo twisenyeye. Bagufashe ucanye izo zaguzwe amahera uca wumva ibikurikira. None amahera y'inkwi twandikiwe kuva dushika ino ari hehe? (mu:mifuko ya bamwe botuvugira)."

🔴 Iyo tugwaye dusabwa kwirihira itike yo kuja mu Burundi !

"Ikintu kitubabaza gusumba ni iyo tugwaye bigasaba kuja kwivuza mu Burundi. Ico gihe umusoda agwaye ategekwa kwirihira itike ryo kugenda n'ukugaruka. Ariko kandi tubona n'abagiye muma congé birihira kugenda n'ukugaruka. Turasavye mutubariza nimba igisoda kitategekanije ukuntu umusirikare yarungitswe muri Congo azoja kwivuza agwaye canke azoja mw'i congé.

Aho rero duciye ku mayange mu buryo abodushikaniye ibibazo imbere baronkamwo amahera bakaca bibagira abo bajejwe. Ubundi bwo amafaranga bayaronka mu buryo bwinshi cane kandi aba ari murayo twandikiwe.

Hama rero twebwe ico dusaba ni kimwe : basi ivyo twandikiwe nibarye kuko turabona ko atako turi bugire, kuko uwotuvugiye niwe aturiye ; mugabo nukuri babantu batatu navuga (Ndayishimiye , Niyongabo na Nijimbere) nibarabe bikubite agashi bibaze ku buzima tubayemwo n'ubw'imiryango twasize muhira. Nibibuke ko hariho abantu tubayeho dukose amazu, dufungura dusumye, n'ibindi vyinshi bitwara amahera. Ivyo vyose nibavyiyumvireko bishire mu kibanza cacu."

🔴 Ibi bintu ni akamaramaza !

Umuntu yumvirije aya marira y'abasirikare barungitswe muri RDC asigara yibaza uko abatwara Uburundi biyumvira. None umusirikare umufashe gutya yoshobora kugwana gute ? Umusirikare yatakaje icizere cose mu bamutwara baraheza bakamuha itegeko gute, nawe akaryubaha ? Iyo uri umutware w'abasoda wakoreye ikibi gutya, umenya gute ko ku rugamba batazorasa wewe ? Hari uwundi mwansi baba bafise kukurusha ?

Umuntu ageze ku batwara Uburundi naho arumirwa. Aba basirikare basa n'abaguzwe na Prezida Tshisekedi wa RDC. Amafaranga yaba atangwa na RDC, aza mu mavalisi agahabwa Prezida Ndayishimiye. None bigenda gute ngo na bwa busa yahora asigira umusirikare bube bumaze amezi umunani butaboneka ? Ni Tshisekedi atagitanga canke ni akayabagu kongerakanye kwa Ndayishimiye ? Général Prime Niyongabo, Mushikiranganji Marie-Chantal Nijimbere, aya makuru mwoba muyafise hanyuma mugasinzira ?

 : Une Kalachnikov découverte dans son snack-bar , Faustin Ndikumana crie au « montage grotesque  »  |  05 juin 2026Une ...
05/06/2026

: Une Kalachnikov découverte dans son snack-bar , Faustin Ndikumana crie au « montage grotesque »

| 05 juin 2026

Une Kalachnikov, une gr***de, une tenue militaire, six jeunes employés derrière les barreaux et un snack-bar fermé. À Kinyami, en commune Ngozi, l’affaire du Butanyerera Snack Bar, propriété de Faustin NDIKUMANA, Directeur national de PARCEM, prend une tournure pour le moins troublante. Ce vendredi 5 juin 2026, au siège de l’association Parole et Action pour le Changement de Mentalité, l’homme s’est présenté devant la presse, grave dans le ton, mesuré dans les mots, mais ferme sur le fond. Il dit être la cible d’un « montage » destiné à lui coller une accusation aussi lourde que compromettante : la détention illégale d’armes à feu.

Dans une salle attentive, Faustin NDIKUMANA a déroulé sa version des faits. Pas un fait divers, selon lui. Pas non plus une simple affaire de sécurité. Mais une opération pensée, préparée et exécutée dans l’ombre pour salir son nom et l’envoyer derrière les barreaux. « Le plan consistait à organiser une fouille-perquisition à l’aube, à saisir ces armes, à m’arrêter et à faire croire que je détenais des armes à feu », a-t-il lancé devant les journalistes.

Tout commence le dimanche 17 mai 2026. Depuis plus d’une semaine, le quartier Kinyami est plongé dans le noir à la suite d’une panne de transformateur. M. NDIKUMANA affirme avoir entrepris des démarches auprès de la REGIDESO pour que le courant soit rétabli. C’est dans cette obscurité persistante qu’un individu non identifié aurait réussi à introduire, dans l’enceinte du snack-bar, un fusil de type Kalachnikov, une gr***de, une tenue militaire et des bottines. Le tout aurait été soigneusement déposé dans un coin réservé au charbon de bois utilisé en cuisine.

Le décor est planté. Pour le patron de PARCEM, le scénario était écrit d’avance : attendre l’aube, organiser une perquisition, découvrir les objets compromettants et l’arrêter. Une mise en scène qui, dans son esprit, devait le présenter comme un homme détenant illégalement des armes.

Mais, cette nuit-là, la mécanique présumée se grippe. Vers 23 heures, après le départ des derniers clients, l’agent chargé de la sécurité fait le tour des lieux. Il tombe sur les objets suspects. Le gérant est aussitôt alerté. Puis la police. Le Vice-Commissaire provincial et un Officier de Police Judiciaire se rendent sur place. Un procès-verbal est dressé.

Sur ce point, Faustin NDIKUMANA ne jette pas l’opprobre sur les agents de l’ordre. Au contraire, il salue « le professionnalisme » et « l’impartialité » des policiers intervenus cette nuit-là. Mais la suite, à ses yeux, reste difficilement compréhensible.

Six employés du Butanyerera Snack Bar — le gérant, le comptable, le caissier, le serveur, l’agent de sécurité et l’agent chargé de la propreté — sont arrêtés et conduits au cachot de la police judiciaire. Plus de vingt jours après, ils y sont toujours détenus. « Comment peut-on emprisonner des personnes qui ont pris l’initiative d’appeler la police à leur secours ? », s’est indigné M. NDIKUMANA.

Selon lui, aucune charge claire ne ressortirait ni du procès-verbal de l’OPJ ni de leur comparution devant le Procureur de la République à Ngozi. Ces jeunes, pour la plupart fraîchement sortis de l’école secondaire ou de l’université, ne faisaient, insiste-t-il, que travailler pour gagner honnêtement leur vie.

À cette détention s’ajoute une autre mesure : la fermeture administrative du snack-bar. Là encore, Faustin NDIKUMANA dénonce une décision aux conséquences lourdes. Stocks de cuisine bloqués, boissons immobilisées, produits périssables menacés, emplois suspendus. Pour lui, l’établissement est traité comme s’il portait une responsabilité directe dans la présence de ces objets. Or, rappelle-t-il, un bistrot reste un lieu public, comparable à un marché ou à un magasin.

Le Directeur national de PARCEM plaide pour la réouverture immédiate du Butanyerera Snack Bar, qu’il présente comme une petite unité économique locale : des emplois pour des jeunes, des taxes payées à l’OBR, un lieu de détente pour les habitants du quartier après les heures de travail.

Le dossier aurait également été évoqué lors d’une réunion de sécurité tenue le 1er juin 2026 sous la présidence du gouverneur de province. Autour de la table, selon M. NDIKUMANA : administration, magistrats du Tribunal de Grande Instance, police, SNR et forces de sécurité. Le policier intervenu sur les lieux aurait confirmé que l’alerte était bel et bien venue du personnel du snack-bar. Une précision qui aurait, toujours selon lui, jeté un froid dans la salle.

Face à la presse, Faustin NDIKUMANA a tenu à balayer toute ambiguïté. « Faustin NDIKUMANA ne détient pas et ne détiendra jamais d’armes à feu. Mon combat se situe sur le terrain des idées, de la force de l’argument, et non de l’argument de la force », a-t-il martelé.

Selon la rédaction de Focode Magazine, cette affaire ne tombe pas dans un ciel serein. Elle intervient quelques mois après les attaques verbales d’une rare intensité prononcées, le 5 novembre 2025 à Matongo, dans la province de Butanyerera, par le président Évariste Ndayishimiye contre Faustin NDIKUMANA. Des propos qui avaient ravivé les inquiétudes d’une partie de l’opinion sur le respect de la liberté d’expression au Burundi et sur la sécurité du Directeur national de PARCEM, l’une des rares figures connues de la société civile indépendante et voix critique sur les questions de gouvernance encore présente sur le sol burundais.

Pour la rédaction de , le fait de viser publiquement un acteur engagé dans le débat citoyen par la plus haute autorité de la république peut être perçu comme un signal d’intimidation à l’endroit de la société civile indépendante. Dans ce contexte, le dossier du Butanyerera Snack Bar dépasse le seul registre judiciaire. Il interroge aussi l’environnement dans lequel évoluent les voix critiques au Burundi.

Faustin NDIKUMANA demande la libération immédiate de ses six employés, la réouverture de son snack-bar et l’ouverture d’une enquête indépendante pour identifier ceux qui auraient introduit ces objets dans sa propriété. Il interpelle le Président de la République, le ministre de la Justice, le Procureur Général de la République, la , le et la .

Reste une question, lourde de sens : que vaut l’appel à la collaboration citoyenne avec les forces de l’ordre si ceux qui alertent la police finissent eux-mêmes derrière les barreaux ? À Ngozi, la réponse appartient désormais à la justice. , ,
,

| La Rédaction

Photo : ©DR

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Adres

Liège
4000

Meldingen

Wees de eerste die het weet en laat ons u een e-mail sturen wanneer Focode nieuws en promoties plaatst. Uw e-mailadres wordt niet voor andere doeleinden gebruikt en u kunt zich op elk gewenst moment afmelden.

Contact De Organisatie

Stuur een bericht naar Focode:

Delen