Aide aux enfants du monde

Aide aux enfants du monde L'association a pour objectif "la promotion d'une coopération au développement durable" Présentation générale du projet « Tshela »

1. Santé : nos objectifs
1.

Brève présentation de l’asbl « Aide aux Enfants du Monde »

L’asbl « Aide aux Enfants du Monde » a été fondée le 12 novembre 2007 à l’initiative de sa présidente actuelle, Madame Viviane Mambimbi Funga (acte constitutif publié aux annexes du Moniteur Belge en date du 29 novembre 2007). L’association a pour objectif la promotion d’une coopération au développement durable. Par les actions culturelle

s qu’elle organise, elle participe actuellement à aider des projets vers le sud, notamment :
- Réaliser et/ou soutenir des projets intégrés de développement durable en vue d’une plus grande autonomie des populations ciblées ;
- Capitaliser les expériences acquises afin de les mettre à la disposition des autres acteurs de la coopération au développement ;
- Participer à l’économie locale par la création d’emplois stables et de qualité ;
- Améliorer la santé des populations par tous moyens possibles : prévention et lutte contre les maladies endémiques (Paludisme) et le SIDA, amélioration de l’hygiène de vie, amélioration des conditions de subsistance et diminuer la mortalité infantile ;
- Encourager et soutenir la scolarisation des enfants. Les projets de l’association ont, entre autres, reçu le soutien du Rotary Club International (RC Gilly-Châlèrwè district 1620)
Originaire du Bas-Congo, dont elle connaît particulièrement bien les problèmes, Viviane Mambimbi Funga a choisi cette région comme premier champ d’action de son association, et plus particulièrement le village de Tshela (Kimbodi), un village de 3000 habitants situé à 700 kilomètres à l’ouest de Kinshasa.

2. Quelques chiffres pour évoquer la République Démocratique du Congo (RDC)

La RDC est un vaste pays (environ 77 fois la superficie de la Belgique)., avec une population de 60 millions d’habitants, dont 55 % habitent la campagne. On estime que plus de 50% des enfants de moins de cinq ans sont largement sous-alimentés. L’âge moyen de la population est de 16 ans et l’espérance de vie n’atteint pas 50 ans. Le taux de mortalité infantile est de 98 pour 1000 naissances. Le HIV/SIDA touche 4.9 % des adultes. Le taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus) n’est que de 65 %. Le PNB est d’environ 500 € par habitant, soit 50 fois plus bas que celui de la Belgique

3. Evoquer le Bas-Congo (Kongo Central) en quelques mots

Le Bas-Congo s’étend entre l’océan Atlantique et la province du Bandundu. Malgré les richesses présentes dans son sol, dont l’exploitation est entravée par le manque d’infrastructure routière, la province souffre des mêmes problèmes que l’ensemble du pays. La mortalité infantile est élevée (paludisme et maladies diarrhéiques). L’éducation manque d’institutions et les infrastructures scolaires sont le plus souvent délabrées. Dans beaucoup de villages isolés le manque d’eau potable contribue à favoriser une hygiène déficiente et donc la propagation des maladies. La République Démocratique du Congo – Localisation de Tshela


L’eau source de vie : notre premier puits fonctionne à Tshela

4. Puits d'eau potable construit au milieu des 3 écoles pour que les écoliers puissent retourner à la maison avec de l'eau potable. C'est leur épargner une corvée mais aussi, aider la maman à qui cette tâche incombe. Par la même occasion, donner l'importance au fait de laver régulièrement les mains !
2. Lutte contre le paludisme par les plantes naturelles, remède peu coûteux et efficace.
3. Construction d’un bloc sanitaire avec toilettes correctes pour préserver le sol et ne pas polluer la nappe phréatique. Construction de do**hes dans le bloc sanitaire.

4.1 Puits d’eau potable
Le manque d’eau potable est un drame dans l’Afrique subsaharienne. Ainsi, 15 000 enfants meurent tous les jours à cause de la diarrhée et du choléra. Le besoin en eau potable de la population demeure un problème majeur dans le Bas-Congo. La seule entreprise de l'État (la Régie des eaux), qui possède le monopole de distribution d'eau à travers tout le pays, n'est présente que dans quelques villes du Bas-Congo où elle agit de façon imparfaite et irrégulière. Les populations des villages doivent se débrouiller pour résoudre à leur manière les problèmes d’approvisionnement en eau potable. Seulement environ un tiers des ménages ont accès à une eau saine à moins d'un kilomètre. La femme demeure l'acteur principal de la vie quotidienne pour la satisfaction des besoins primaires de la famille (nourriture, scolarité, santé, eau,..) Eu égard à cette situation, nous avons conçu un projet pour venir en aide à la population en réalisant un puits pour de l’eau potable. Un puits d’eau pour venir en aide à la population de centre de Tshela c’est améliorer le cadre de vie d’une population très pauvre. C’est diminuer les maladies liées à l’utilisation d’eau souillée et contaminée. C’est l’amélioration globale du niveau de santé des bénéficiaires. De plus les enfants (de 3 écoles, soit près de 250 élèves) sont à proximité de ce puits : les enfants peuvent ramener une eau saine à la maison en revenant de l’école sans devoir se lever tôt pour aller d’abord chercher de l’eau à la rivière avant l’école. Une eau par ailleurs impropre à la consommation ! Epargner à ces jeunes de faire plusieurs kilomètres à pied pour cette corvée leur permet de se consacrer à d’autres activités. Un puits, c’est diminuer les maladies liées à l’utilisation d’eau souillé et contaminée. Notre premier puits est fonctionnel ; il a été réalisé grâce au soutien financier du Rotary Club. La dépense pour la construction de ce puits a été de 7810 US$ (+/- 6170 €).

4.2 Lutte contre le paludisme
Le paludisme, aussi appelé malaria, est une maladie infectieuse due à un parasite (Plasmodium falciparum) propagé par la piqûre de certaines espèces de moustiques anophèles. Avec 225 millions de personnes malades et 781.000 décès en 2009, le paludisme demeure la parasitose la plus importante dans le monde et concerne majoritairement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. 80 % des cas sont enregistrés en Afrique subsaharienne. Un vaccin sera commercialisé dans les prochaines années. Il existe un remède simple et efficace contre cette maladie : la tisane obtenue à partir de la plante Armoise annuelle (Artemisia annua). C’est une plante annuelle glabre originaire de Chine naturalisée en Europe. L'une des substances actives extraite de ses feuilles (l'artémisinine) combat efficacement le paludisme. L'armoise annuelle est utilisée par les herboristes chinois depuis longtemps dans le traitement de nombreuses maladies, telles que des dermatites ou bien encore contre la malaria depuis l'antiquité. En effet, la plante contient de l'artémisinine une lactone sesquiterpénique qui s'est révélée efficace à titre curatif, et non préventif, contre des formes graves de paludisme (en particulier contre Plasmodium falciparum, devenu en de nombreux endroits résistants aux médicaments classiques). C'est donc une alternative simple à la portée des populations soumises à ce fléau. Nous avons entrepris sa culture sur place et nous collaborons avec d’autres organismes. Nous échangeons des semences et des informations sur les modes de cultures, les résultats et les modes de d’administration. Le taux d’artémisinine dans les plantes dépend de l’exposition et de la nature du sol. Il faut donc rechercher les terrains les plus propices à sa culture. A cet effet, nous avons fait analyser les sols au laboratoire agricole d’Ettelburg (G-D Luxembourg). Ci-contre, une de nos plantes cultivées sur place. La plante est ici en fleurs pour permettre la récolte de la semence. La tisane se prépare avec les plantes séchées, avant floraison. Les premiers semis ont eu lieu en avril 2010, avec repiquage un mois plus t**d. Le taux de reprise a dépassé 90 %. Nous avons constaté quelques problèmes, notamment d’insectes (cigales). Les premiers résultats sont très encourageants : la première récolte a eu lieu en septembre 2010. Nous souhaitons étendre la surface cultivée.

4.3 Construction d’un bloc sanitaire. Le bloc sanitaire a été réalisé pour assurer aux jeunes travailleurs qui cultivent nos champs des conditions d’hygiène plus favorables et aussi plus respectueuses de l’environnement. Il comprend do**he, WC et lavabos. Le tout est construit avec une fosse septique de façon à éviter la pollution de la nappe phréatique par les déjections humaines, qui sont actuellement un des plus gros problèmes concernant la qualité de l’eau dans cette région. Cette construction a coûté 10822 US$ (+/- 8550 €).
5. Faim : nos objectifs
1. Lutte contre l'insécurité alimentaire en produisant nos propres semences par le biais de nos champs.
2. Cultures des aliments protéinés diversifiés. Les villageois reçoivent des semences pour leurs propres besoins, avec la possibilité d'avoir des conseils via notre ingénieur agronome.
3. Gestion des récoltes.

5.1 La récolte des semences
Si au départ nous avons fourni les semences à notre équipe de jeunes agriculteurs, ils seront formés pour la récolte et la sélection de leurs futures semences. On voit trop souvent une dépendance vis-à-vis des multinationales qui imposent leurs semences à prix d’or, et qui – OGM obligent – rendent impossible aux agriculteurs la récolte de semences pour leurs propres besoins.

5.2 Diversification des cultures
Nous avons consacré une terre de 3 hectares pour la production de fruits à haute teneur en protéines (Mangues, goyaves, etc.). Un champ est consacré à la culture de légumes. La sous-alimentation est la source de nombreuses maladies et aussi d’un manque de résistance des individus face à celles-ci.

5.3 Gestion des récoltes
Le programme de gestion des récoltes est confié à un ingénieur agronome. Pour ce faire l’ingénieur travaille avec des jeunes qui, par la même occasion, seront formés aux besoins spécifiques des récoltes. Nous avons acquis une machine à coudre les sacs pour assurer un meilleur stockage des récoltes. Naturellement, nous avons fourni l’outillage et les moyens de locomotion (vélos) nécessaires au travail aux champs. En donnant les outils nécessaires à la culture des aliments de base on peut lutter contre l’insécurité alimentaire. En devenant autonome, ils évitent le piège de la vie d’assistés. Les excédents de production pourront être vendus pour apporter une aide financière au village. Outre les outils, nous avons équipé les travailleurs de vélos pour les aider à parcourir les 3 km pour se rendre sur le lieu des cultures. A ce jour, nous avons consacré 5268 US$ (+/- 4160 €) au développement de notre projet agriculture.
6. Education : nos objectifs
1. Construction d’un local technique, notamment pour assurer la formation des jeunes.
2. Éducation avec un petit atelier de couture pour les filles.
3. Maçonnerie et menuiserie pour les garçons.
4. Alphabétisation et formation informatique de base pour tous.

6.1 Construction d’un local technique
Ce local technique est destiné à assurer la formation des jeunes : leur apprendre comment travailler la terre, comment préparer les semis, le repiquage des plantes, l’arrosage efficace, les soins à apporter aux récoltes et la sélection des semences pour les prochaines cultures. Ces cours et formations sont donnés par notre ingénieur agronome.

6.2 Education des filles dans un petit atelier de couture





6.3 Apprentissage de la maçonnerie et de la menuiserie pour les garçons
L’apprentissage de la maçonnerie est un élément essentiel dans le développement durable de l’habitat. Il permettra aussi la contribution à la multiplication des blocs sanitaires. La menuiserie est un domaine plein d’avenir pour les jeunes travailleurs.

6.4 Alphabétisation et informatique de base pour tous


Projets pour la seconde phase
Tous les projets que nous avons lancés doivent continuer à être soutenus et amplifiés. Ils devraient être étendus à d’autres villages. Nous avons cependant plusieurs projets urgents.

1. Atelier d’informatique et d’alphabétisation
Le bâtiment dans lequel se donnent actuellement ces ateliers est ancien et trop petit ; il menace de ruine. (Il a été construit en briques non cuites et supporte de plus en plus mal les intempéries ; l’installation électrique est désuète). Nous voulons construire un bâtiment durable qui pourrait accueillir une vingtaine de stagiaires au rez-de-chaussée et profiter de cette construction pour y adjoindre un étage destiné à recevoir les formations à la couture. Idéalement, nous envisageons qu’en contrepartie de l’enseignement reçu, les stagiaires participent aux travaux des champs. Quelques participants mieux nantis pourraient également contribuer aux frais par un petit apport financier. Nous espérons donner les formations de base pour la bureautique, notamment le traitement de texte (Word) et la gestion de tableaux (Excel)

2. Réalisation d’un second puits
Le village de Tshela est très étendu et un seul puits est très loin de couvrir les besoins de toute sa population. L’eau potable est source d’hygiène donc de vie. Plus les habitants disposeront facilement de cette richesse, qui ne manque pas dans le sous-sol, et mieux se portera la population. Pour l’implantation de ce second puits, nous avons fait le choix du village de Kimbodi, qui fait partie de l’entité de Tshela
3. Acquisition d’une presse à briques
Nous aimerions compléter la formation en maçonnerie par l’acquisition d’une presse à briques. Cela nous permettrait de fabriquer nos propres briques à un prix avantageux et permettrait de construire des habitations plus durables.
4. Four solaire
La cuisson des aliments et la désinfection de l’eau de cuisine en la portant à ébullition pourraient être facilités par la construction de fours solaires. Un de nos membres étudie actuellement la possibilité de construire de tels fours durables de façon économique. L’emploi de tels fours réduirait également les difficultés d’approvisionnement en bois à brûler, tâche difficile qui incombe aux mères de famille.

5. Approvisionnement en électricité
L’installation d’un équipement photovoltaïque autonome avec batteries permettrait d’avoir une source d’énergie plus fiable pour le bon fonctionnement des installations électriques dans les ateliers de formation. Nous envisageons une production de minimum 0.5 KVA, idéalement 1 KVA

6. Extension des cultures - Santé
Pour la santé, nous devrons étendre nos cultures, et particulièrement celle de l’Artemisia Annua, éventuellement même en Belgique. Mais nous pensons déjà à une campagne de vaccination des enfants contre le paludisme dès que le nouveau vaccin sera disponible. Et naturellement, l’extension de nos cultures se fera également dans l’esprit d’apporter à la population une nourriture saine qui sera produite par les habitants eux-mêmes.

« Adopt a Village »
Wangari Muta Maathai disait, en 2005 à Chicago que la pauvreté devait setraiter de façon à soulever simultanément les problèmes et offrir aux pauvres une chance de s’en sortir. Les trois problèmes fondamentaux sont :
La santé
Les dispensaires comme celui-ci sont encore trop peu nombreux. Mettre l’eau potable à portée de chacun. La faim

Sortir de la spirale de la dépendance en cultivant des aliments adaptés aux besoins des populations et en produisant les semences nécessaires. L’éducation

Permettre à tous les enfants
de rejoindre des écoles comme
celle-ci et améliorer la condition de vie des enseignants.

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