En 1997, des chômeuses et des chômeurs en formation à la FUNOC lancent le mouvement Chômeurs Actifs. Ils sont rejoints par les travailleurs sans emploi des syndicats FGTB et CSC. Pourquoi ces chômeurs ont-ils choisi de s’appeler Chômeurs Actifs ? Parce qu’ils veulent faire savoir qu’ils sont actifs, non seulement pour se former et chercher de l’emploi mais aussi pour défendre leurs droits de citoy
ens. Le mouvement Chômeurs Actifs ne s’oppose pas au contrôle des chômeurs, mais il constate que les chômeurs n’ont pas les mêmes droits face aux institutions publiques que les autres citoyens. Par exemple, face à l’ONEM, le chômeur n’est pas présumé innocent. Autre exemple, dans le cadre des visites domiciliaires (visite imprévue au domicile), la vie privée des chômeurs n'est pas respectée. Pour Chômeurs Actifs, il est évident que c'est l'emploi qui est indisponible, par les chômeurs ! Chômeurs Actifs publie alors un cahier de revendications et le fait connaître. Il organise des conférences de presse, des manifestations, des animations dans les files de pointage. Il interpelle aussi des responsables de l’ONEm et les hommes politiques. En 1999, Chômeurs Actifs obtient une victoire ! Les inspecteurs de l’ONEM ne peuvent plus débarquer sans prévenir au domicile des chômeurs: il y a de nouvelles règles pour ces visites à domicile. Après cette victoire Chômeurs Actifs a continué à défendre les droits des chômeurs. Il organise des débats et il participe à des manifestations. En 2004, Chômeurs Actifs a mené des actions contre le Plan d’activation des chômeurs, plan qui visait avant tout la sanction et non l’accompagnement. En 2011, Chômeurs Actifs a réalisé un film « Chômeurs malgré eux… ». Dans ce film, des chômeurs témoignent pour lutter contre les préjugés sur les chômeurs et ils appellent à une solidarité entre travailleurs avec ou sans emploi.