03/04/2026
📚✨ Retour sur notre dernière rencontre !
Ce mercredi 1er avril, le club de lecture Le bateau livre , lié au Club Richelieu 'Porte de Trèves' de Bastogne, s’est réuni dans une ambiance conviviale à la Bibliothèque publique 📖
Au cœur de nos échanges : Les Chatons Gelés, l’ouvrage autobiographique de Marcel Leroy. Une lecture riche en émotions qui a suscité de belles discussions !
Bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent le découvrir : le livre a été réédité par les Editions Memory à Tillet (Sainte-Ode) 📘
Et vous, l’avez-vous déjà lu ? 😊
Marcel Leroy est un écrivain belge né en 1911 dans les Ardennes, à Herbeumont. Issu d’un milieu très pauvre, il doit travailler dès son enfance comme gardien de vaches puis comme ouvrier, notamment dans les ardoisières, ce qui marque durablement sa santé et sa vie. Malgré une scolarité limitée, il développe un goût pour l’écriture et devient plus t**d chroniqueur dans la presse régionale.
Son œuvre est fortement inspirée par la vie rurale ardennaise, la nature et les conditions difficiles du monde ouvrier. Il écrit des récits souvent proches de l’autobiographie, caractérisés par un style simple, sensible et poétique. Son livre le plus connu, Les chatons gelés, témoigne de son enfance marquée par la pauvreté.
Marcel Leroy meurt en 1973, laissant une œuvre discrète mais importante pour la mémoire du monde rural belge.
Les chatons gelés est un récit à forte dimension autobiographique dans lequel Marcel Leroy raconte son enfance pauvre dans les Ardennes belges. Le texte ne suit pas une intrigue classique, mais se construit plutôt comme une suite de souvenirs, de scènes et d’impressions, à travers le regard sensible d’un enfant confronté très tôt à la dureté du monde.
Le narrateur y décrit une vie marquée par le manque : manque d’argent, de nourriture, de chaleur, mais aussi parfois d’affection. La famille vit dans des conditions précaires, et l’enfant découvre rapidement la fatigue du travail, la violence des adultes et les injustices sociales. L’environnement rural, pourtant magnifique, est aussi un lieu de souffrance, où l’hiver, le froid et l’isolement accentuent la fragilité des êtres.
Au fil du récit, l’enfant observe les adultes, leurs gestes, leurs silences, leurs résignations. Il perçoit confusément les difficultés qui les écrasent : la pauvreté, l’alcool, les conditions de travail pénibles. Face à cela, il développe une vie intérieure riche, faite d’imagination, de rêves et d’une grande sensibilité à la nature qui l’entoure.
Le titre, Les chatons gelés, renvoie à une image à la fois simple et bouleversante : celle de petits êtres sans défense, morts de froid, abandonnés dans un monde trop dur pour eux. Cette image devient une métaphore de l’enfance elle-même, vulnérable et exposée à la brutalité de la vie.
Ainsi, plus qu’un simple récit d’enfance, le livre est une évocation poétique et poignante de la misère, de la solitude et de la perte d’innocence, mais aussi de la capacité à ressentir, imaginer et survivre malgré tout.