Save Bergoje Trees

Save Bergoje Trees For the preservation of the urban forest on the 'Bergoje' hill in Auderghem

"Il faut changer de paradigme. Ne plus voir l'arbre comme un élément paysager accessoire mais comme une infrastructure à...
10/07/2026

"Il faut changer de paradigme. Ne plus voir l'arbre comme un élément paysager accessoire mais comme une infrastructure à protéger, au même titre que les autres biens communs." HELP4Trees Pétition parlement bruxellois

Le constat sur l'importance de la préservation des arbres est partagé mais les solutions peinent à arriver.

09/07/2026

Alors que la température va encore grimper, que les épisodes caniculaires se multiplient, une des solutions pour supporter la chaleur se trouve dans les arbres. Pourtant à Bruxelles, leur nombre diminue d’année en année. Ce matin, un collectif qui défend le patrimoine arboré a été entendu...

08/07/2026

De afgelopen vijftien jaar zijn 72.000 hoogstammige bomen gekapt in het Brussels gewest.

Plus aucun promoteur ni architecte ne devrait concevoir de projet qui supprime de grands arbres. Rajouter de jeunes arbr...
03/07/2026

Plus aucun promoteur ni architecte ne devrait concevoir de projet qui supprime de grands arbres. Rajouter de jeunes arbres à proximité, pour assurer la relève : OK... mais jamais en remplacement d'arbres existants !

La seule climatisation qui fonctionne mieux en vieillissant.

Voilà ce qui rend l'arbre si précieux, et si fragile à la fois. Sa puissance de rafraîchissement n'est pas immédiate : elle se construit lentement, au fil des décennies.

Un jeune plant tout juste mis en terre transpire peu et fait à peine de l'ombre. Les spécialistes le rappellent : l'effet de rafraîchissement est faible avec un seul petit arbre. C'est l'arbre adulte, avec son large houppier, qui évapore jusqu'à quatre cent cinquante litres d'eau par jour et projette une ombre généreuse. Entre les deux, il a fallu vingt, trente, parfois cinquante ans. La fraîcheur d'un grand arbre s'acquiert en décennies, pas en saisons.

D'où deux conséquences pratiques. La première : planter tôt, de préférence à l'automne, en imaginant déjà l'arbre à sa taille adulte et non au gabarit du plant qu'on installe. La seconde, plus importante encore : protéger les grands arbres déjà là, car aucun jeune plant ne remplacera avant des décennies le service qu'ils rendent aujourd'hui.

Cette fraîcheur a un autre mérite : elle tient jusqu'au soir. Un sol et des murs qui n'ont pas surchauffé dans la journée restituent moins de chaleur la nuit. C'est souvent ce qui distingue une nuit récupératrice d'une nuit épuisante pendant une canicule.

Un grand arbre, c'est un demi-siècle de fraîcheur déjà disponible.

🌡️🥵 Les jours de canicule s'enchaînent... Les riverains du Clos du Bergoje n'ont pas fini de regretter la présence des 2...
23/06/2026

🌡️🥵 Les jours de canicule s'enchaînent... Les riverains du Clos du Bergoje n'ont pas fini de regretter la présence des 238 arbres abattus en face de chez eux ! 🥵🌡️

Un grand arbre adulte transpire jusqu'à 450 litres d'eau par jour.

C'est l'équivalent de cinq climatiseurs fonctionnant vingt heures — sans un watt d'électricité, sans bruit, sans entretien.
Des arbres bien positionnés abaissent la température ambiante de 3 à 7°C. En milieu dense, jusqu'à 8°C — réduisant le besoin de climatisation d'environ un tiers.

La taille compte : un jeune plant transpire environ 250 litres. La fraîcheur d'un arbre adulte s'acquiert en décennies, pas en saisons.

Ce même arbre filtre les particules fines, capte les gaz polluants et stocke du carbone dans son bois — environ la moitié de sa masse sèche.
La fraîcheur tient jusqu'au soir. C'est souvent la différence entre une nuit récupératrice et une nuit épuisante. 🌳

La seule climatisation qui fonctionne mieux en vieillissant.

La question est de savoir si le changement est positif ou pas... Un projet comme 'Côté Colline' qui détruit la canopée d...
18/06/2026

La question est de savoir si le changement est positif ou pas...

Un projet comme 'Côté Colline' qui détruit la canopée du quartier pour créer une énorme masse de béton ne contenant que des logements hyper chers, c'est un projet qui nuit à l'intérêt général - même s'il inclut des toitures vertes et un petit jardin.

Imaginez à la place un projet porté p.ex. par une entreprise d'économie sociale ayant pour objectif de créer du logement abordable, qui aurait préservé les arbres du site et partiellement désimperméabilisé la zone déjà construite, de manière à véritablement augmenter la pleine terre (tout en incluant pourquoi pas des toitures vertes 😉). Voilà qui aurait constitué un changement positif !

Face à la crise du logement, Bruxelles doit-elle construire davantage et plus rapidement ? La question était au cœur du débat dans Bonsoir Bruxelles, avec Paul Vermeylen, urbaniste, et Anne-Catherine Galetic, promotrice immobilière. Au centre des échanges : la densification urbaine, les procé...

02/04/2026
20/03/2026

📣 Communiqué de presse 20 mars 2026
👩‍⚖️ Suspension de l’urbanisation des espaces naturels non-bâtis d'au moins 0,5 Ha à Bruxelles: la Région fait appel, We Are Nature demande des astreintes

En ligne ici: https://wearenature.brussels/suspension-de-lurbanisation-des-espaces-naturels-non-batis-dau-moins-05-ha-a-bruxelles/

👉 Résumé : La Région indique faire appel du jugement du 29 octobre 2025 imposant un moratoire sur la destruction des espaces naturels d'au moins 0,5 Hectare. Le gouvernement avait annoncé une circulaire interprétative de ce jugement, qui n'est visiblement pas produite. Pour rappel, la Région a déjà été condamnée trois fois pour insuffisance de sa politique climatique. We Are Nature formera un appel incident, pour confirmer sa demande et développer de nouveaux moyens juridiques. We Are Nature constate en outre que la Région ne respecte pas entièrement le jugement et demande des astreintes au tribunal. Un huissier a été mandaté le 16 mars 2026 pour citer à nouveau la Région à comparaître devant le tribunal de première instance.

*

✋ Ce vendredi 20 mars 2026, la Région bruxelloise, par la voix de sa Secrétaire d'état à l'aménagement du territoire et de l'urbanisme Audrey Henry (MR), indique faire appel du jugement rendu par le tribunal de première instance francophone le 29 octobre 2025. La secrétaire d'état indique sa volonté de clarifier l'interprétation et la portée du jugement.
🧐 Dans sa déclaration de politique régionale, le gouvernement avait pourtant affirmé : « [le gouvernement] adoptera en outre une circulaire interprétative de la portée du jugement pour poursuivre l’instruction des demandes de permis et prolongera ou suspendra les délais d’octroi des permis pour les sites concernés. ».1 Cette circulaire n'est visiblement pas produite.

1️⃣ La région bruxelloise ne respecte pas ses obligations climatiques et n'est pas en mesure de faire face aux conséquences de l'élévation des températures

🙈 L'Appel de la Région n'est pas une surprise, mais est regrettable dans la mesure où il témoigne à nouveau de la volonté de la Région de se soustraire à ses obligations climatiques, et de continuer à détruire les espaces naturels et les sols vivant à Bruxelles.
🌡️ Ceux-ci sont pourtant indispensables pour que la Région puisse s’adapter aux impacts croissants du changement climatique, et à leur conséquences sociales, sanitaires et économiques qui seront payées durement par les bruxellois.e.s, singulièrement les personnes précarisées vivant dans les quartiers les plus minéralisés.

👎 Pour rappel, outre le jugement du 29 octobre 2025 condamnant la Région à arrêter de détruire les espaces naturels d'au moins 0,5 ha tant qu'elle ne s'est pas dotée d'une stratégie d'adaptation au changement climatique, la Région a déjà été condamnée deux fois pour l'insuffisance de sa politique climatique. En première instance et en appel dans « l'affaire Climat », les tribunaux ont déjà jugé que Bruxelles ne respecte ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

2️⃣ We Are Nature formera un appel incident

😞 We Are Nature regrette la décision du gouvernement d’interjeter appel du jugement alors même que la circulaire promise n'a pas vu le jour et que la Région ne respecte pas ses obligations climatiques.

🤨 La décision du gouvernement n'est cependant pas en elle-même une mauvaise nouvelle pour les 1330 bruxellois.e.s qui se sont joints à la cause.

⏹️▶️ Le procès en appel étant une procédure entièrement renouvelée, We Are Nature formera un appel incident lors des échanges de conclusions, qui lui permettra de confirmer sa demande et de développer de nouveaux moyens juridiques.

⌛️ Les délais porteront probablement l'issue de ce procès en appel en 2027 ou 2028. Le prochain PRAS a été annoncé par le précédent gouvernement en affaire courante pour l'année 2029.

⏳ Entre-temps, le jugement du 29 octobre 2025 s'applique, et la Région ne peut pas urbaniser ou imperméabiliser les sites non-bâtis d'au moins 0,5 Ha.

3️⃣ La Région ne respecte pas entièrement le jugement : We Are Nature demande des astreintes au tribunal

📩 L'annonce de cet appel intervient alors que We Are Nature demande au tribunal d'imposer des astreintes à la Région pour qu'elle respecte entièrement le jugement du 29 octobre 2025. Un huissier a en effet été mandaté le 16 mars 2026 pour citer la Région à comparaître à nouveau devant le tribunal de première instance, où seront sollicitées des astreintes de 250.000 euros par site ou terrain de plus de 0,5 ha sur lequel des travaux d’urbanisation ou d’imperméabilisation seraient entrepris avant l’échéance du moratoire fixée par le tribunal au 31 décembre 2026.

⚠️ Depuis le prononcé de ce jugement, plusieurs éléments objectifs établissent en effet la volonté de la Région de ne pas le respecter :
❌ Aucune mesure générale, législative ou réglementaire n’a été prise, ni même initiée, pour assurer l’effectivité du moratoire imposé par le tribunal,
❌ Le fonctionnaire délégué de la Région de Bruxelles-capitale continue de délivrer des permis d’urbanisme autorisant l’urbanisation de sites et terrains non bâtis de plus de 0,5 ha.
❌ La Région n’a pris aucune mesure pour empêcher, après le prononcé du jugement, la mise en œuvre de permis délivrés avant le moratoire.

⚖️ Ainsi, alertée par des citoyens, We Are Nature a du lancer une procédure distincte pour faire stopper le chantier d'imperméabilisation d'une grande partie du parc Solvay qui fait plus d'un demi-hectare et qui n'était pas imperméabilisé. Alors même que la société « Aspria », propriétaire du site, ne dispose semble-t-il pas de permis d'urbanisme valable pour réaliser ces travaux.

🌳 La Région n’a pas non plus pris de mesure pour empêcher la mise en œuvre du permis d’urbanisme autorisant la démolition d’une serre et de trois remises de jardin en fond de parcelle et la construction d’un immeuble de 11 appartements avec emplacements de parking en sous-sol sur la parcelle rue de la Rive 57 à Woluwe-Saint-Lambert.

😡 La Région n’a pas non plus pris les mesures nécessaires pour empêcher ou arrêter le chantier de la construction d’un mini-golf sur le site de l’ancien hippodrome de Boitsfort, le « Brussels Drohme Golf Club » ayant annoncé le début du chantier sur sa page Facebook le 10 mars 2026.

⛓️‍💥 Plus généralement, le nouveau gouvernement a indiqué en toutes lettres dans sa Déclaration de Politique Régionale n'avoir l'intention de respecter que très partiellement le jugement. Il se propose ainsi d'avoir décidé du sort de nombreux terrains publics (dont le Champ des Cailles, le champ des Dames Blanches et le Bempt) avant l'adoption du prochain PRAS, alors même que le jugement lui impose de suspendre leur urbanisation et leur imperméabilisation jusqu’à l’adoption du PRAS pour, d’une part, « atténuer le risque d’aggravation du dommage résultant des effets néfaste du changement climatique » et pour, d’autre part, « intégrer utilement le devenir de ces sites particuliers dans la réflexion qui doit être menée, en concertation avec le public notamment, dans le cadre de la révision du PRAS » (jugement, p. 44).2

💶 Les astreintes sont demandées pour dissuader la Région de continuer à ignorer le jugement et sa portée. Les montants sollicités (250.000 euros par infraction, portés à 500.000 euros pour les projets ayant une superficie plancher > 1000 m²) représente une petite proportion des budgets généralement engagés en matière de projets urbanistiques.

Illustration: le Keelbeek libre, 2016.

20/02/2026

Les associations dénoncent également le rejet, le 9 février 2026, par le Parlement bruxellois, d’une proposition d’ordonnance visant à instaurer un moratoire sur l’urbanisation de certaines friches urbaines jugées essentielles à la biodiversité. Elles estiment que la promesse récente de sanctuariser trois sites, représentant un peu plus de 11 hectares, soit 0,07 % du territoire régional, reste largement insuffisante au regard des enjeux.
👉 https://cityne.ws/riJyH

03/12/2025

📣 Il est temps de reprendre le contrôle démocratique du marché immobilier

🧐 "C'est bien en vertu des lois et de la science qu'un tribunal a ordonné à la Région de suspendre de l'urbanisation et l'imperméabilisation des sites et terrains non bâtis à Bruxelles. N'en déplaise à certains qui mettent en cause la légitimité du juge, de la justice, et des citoyens à agir en justice."

✍️ Carte blanche collective du mouvement environnemental bruxellois. Merci à La Libre de nous avoir ouvert ses colonnes.👇

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Nous avons lu sans surprise mais avec consternation la carte blanche signée par un avocat en droit de la construction immobilière, parue le 10 novembre dans ces colonnes.
Le spécialiste du droit immobilier y revient sur l'arrêt du tribunal de première instance francophone bruxellois du 29 octobre dernier, qui interdit à la Région de Bruxelles-Capitale d'urbaniser et d'imperméabiliser les espaces non bâtis d'au moins un demi hectare jusqu'à ce que la Région ait adapté son Plan Régional d'Affectation du Sol aux effets du changement climatique, et au plus t**d le 31 décembre 2026.

Un jugement historique

Contestant ce jugement historique – c'est la première fois dans le monde qu'un tribunal ordonne un moratoire sur la destruction des sols à l'échelle d'une ville entière –, l'avocat n'hésite pas à remettre en question le rôle de la justice ("Voir, dans ces conditions, le pouvoir judiciaire intervenir de manière aussi tranchée interroge sa légitimité"), à questionner la légitimité du juge ("Le jugement du 29 octobre 2025 est, par ailleurs, l'œuvre d'un seul magistrat […]. Or, un magistrat de carrière ne dispose ni de la légitimité puisée de l'élection ni des ressources d'un parlement ou d'un gouvernement. Il est, comme tout citoyen, influencé par son expérience et ses valeurs personnelles."), et celle des citoyens d'agir en justice ("Comme d'autres avant lui, il [le jugement du 29 octobre 2025] pose la question de la légitimité de recours diligentés par quelques citoyens et associations.").

Le lecteur pourrait être tenté de prendre à la légère des propos si légers.

En tant qu'acteurs de la protection de la nature en Région bruxelloise, nous y voyons plutôt un prolongement regrettable des pratiques problématiques d'une industrie qui ne parvient pas à s'adapter à la réalité du changement climatique, qui continue de se comporter de manière écocidaire, et qui s'oppose à la plupart des avancées en matière d'effectivité du droit au logement.

Dans ce qui se transforme au fil des lignes en diatribe contre la justice, l'avocat néglige trois éléments pourtant essentiels à la compréhension du contexte et du jugement critiqué.

Une mobilisation citoyenne depuis des décennies

Premièrement, la mobilisation citoyenne et associative en Région bruxelloise pour défendre les derniers espaces naturels est constante et croissante depuis les années 80. Face au comportement écocidaire de l'industrie immobilière qui ne cesse d'accaparer les sols vivants et la biodiversité pour les détruire et les transformer en bâti financièrement rentable, un mouvement de fond a vu jour. Il agit sur tous les fronts pour faire valoir que la nature est précieuse en elle-même, et qu'elle est indispensable pour les bruxellois.e.s. : elle soutient leur bien-être et leur santé physique et mentale. Le jugement du 29 octobre n'est pas tombé du ciel. Il est la suite logique d'une mobilisation ample de plusieurs décennies.

Une position basée sur la littérature scientifique

Deuxièmement, les analyses citoyennes ne sont pas seulement basées sur l'expérience immédiate du territoire et sur les intérêts locaux, mais également sur un corpus extrêmement étoffé de littérature scientifique. Le GIEC et l'IPBES soulignent de manière limpide que la nature en ville est indispensable pour maintenir la biodiversité et simultanément réduire les impacts croissants du changement climatique, qui touche plus durement les villes dans lesquelles la population est concentrée. Le risque climatique ne peut pas être séparé de la destruction de la biodiversité. En détruisant simultanément l'équilibre climatique et les vivants non-humains, nous sommes en train d'hypothéquer profondément l'habitabilité de la planète, y compris à Bruxelles.

Il est également scientifiquement démontré que cet écocide se manifeste pour les humains sous forme de crise sociale et sanitaire. Ce sont les fondements sociaux de nos sociétés qui sont attaqués en même temps que la stabilité environnementale est rongée, comme nous avons pu le constater avec les inondations de la Vesdre en 2021, ou lors des canicules qui sont de plus en plus fréquentes, longues, intenses, et létales. Dans ces épisodes météorologiques extrêmes, ce sont toujours les personnes les plus vulnérables qui payent les premières, et qui payent le prix le plus élevé. Et parmi les personnes vulnérables, ce sont les personnes pauvres qui subissent la "double peine environnementale" : elles habitent dans les quartiers populaires où la nature manque le plus, où les logements sont moins bons, où les revenus sont plus faibles, et les problèmes plus grands, alors qu'elles sont les moins responsables de l'écocide.

Cela nous mène au troisième point : face à ces constats socio-écologiques clairs et accablants, les mobilisations des associations naturalistes ont été constantes. Elles n'ont cependant pas pu sortir le monde politique de ses effrayantes vicissitudes. Citoyens et associations voient continuellement leurs milieux de vie être dégradés par le béton qui ne cesse de couler sur la nature, tout en faisant exploser la "crise du logement" qui n'a jamais été aussi grave. Nous nous sommes donc tournés vers la Justice, après avoir mis le gouvernement bruxellois en demeure. En demeure de quoi ? D'une part de respecter ses propres engagements, puisque la Région a indiqué dans plusieurs de ses plans et stratégies officiels (le Plan de Gestion de l'Eau et le Plan Air-Climat-Energie notamment) qu'elle devait arrêter de détruire ses sols vivants et ses espaces naturels ; d'autre part, de respecter ses obligations climatiques, qui découlent de l'Accord de Paris et de la loi climat européenne. La Région bruxelloise a fait la sourde oreille, et nous l'avons donc citée à comparaître devant les tribunaux.

C'est bien dans la parfaite réalisation de sa mission que le tribunal a étudié les faits qui lui étaient présentés par l'ensemble du mouvement naturaliste bruxellois et 1330 citoyen.ne.s., et qu'il a appliqué la loi. Il est extraordinaire que ce soient les citoyens qui doivent rappeler à un avocat de l'industrie immobilière que l'Accord de Paris résulte d'un accord politique, tout comme la loi européenne, tout comme les plans régionaux, et que c'est bien sur base de ces dispositifs démocratiques que les citoyens ont saisi la Justice, et que la justice a été rendue. Il est hautement préoccupant que l'auteur du texte incriminé questionne dans la presse la légitimité du juge, de la justice, et des citoyens à agir en justice – rien que cela – tout en éludant l'entièreté du contexte qui motive le jugement du tribunal.

De tels propos témoigne de l'hubris qui caractérise cette industrie. Alors qu'elle a raté le tournant du changement climatique, elle continue d'être excessivement polluante, elle maintient sa volonté de détruire la biodiversité, les puits de carbone naturels, les solutions fondées sur la nature à Bruxelles. Ce faisant, elle affaiblit les capacités de résilience de la Région, elle contribue à la dégradation de nos lieux de vie, et elle dégrade la santé publique.

Pire, cette même industrie agit comme un seul homme en justice pour tenter de casser les timides avancées régulatrices du marché immobilier : contre le moratoire des expulsions domiciliaires hivernales, contre la lutte contre les loyers abusifs, contre la grille indicative des loyers. Alors que le mal-logement est désormais endémique à Bruxelles.

Face à tant d'irresponsabilité, une conclusion s'impose : il est grand temps de reprendre le contrôle démocratique du marché immobilier. Pour des raisons aussi économiques, qu'écologiques et sociales.

Signataires : We Are Nature.Brussels - Bruxelles Nature ASBL - Protection des Oiseaux - LRBPO - La Minute Sauvage - Sauvons la friche Josaphat / Red de friche Josaphat - AQL (Association du Quartier Léopold) - Comité de quartier Saint-Denis/Stop Inondations - Les Ami.e.s du champ des Cailles - Association des quartiers Auderghem-Boitsfort Etangs et Forêt - Extinction Rebellion Bruxelles - FR - Comité Sauver la Plaine - Comité de Quartier du Vieux Sainte-Anne – Auderghem - Comité de Haren - Bas les PADs - CCN Vogelzang CBN - ASBL Parcelles - POWER4trees - Save Bergoje Trees - ACQU - Association de Comités de Quartier Ucclois - CEBE - Sauvegardons Neerpede - Collectif Bempt - Comité du Quartier Meunier asbl, Forest - Kauwberg ASBL Kauwberg Nature - Grands parents pour le climat - Les Amis de la Forêt de Soignes ASBL - Natagora - Marais Wiels asbl Marais Wiels Moeras

https://www.lalibre.be/debats/opinions/2025/12/03/il-est-temps-de-reprendre-le-controle-democratique-du-marche-immobilier-GRPTO2ILGRG23GYIWLJK3VROZI/

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