23/09/2026
📣 🌳 « PROTÉGEONS NOTRE PATRIMOINE VERT » : UN APPEL AUX DÉCIDEURS PUBLICS DE BRUXELLES
✍️ Brulocalis (anciennement Association de la Ville et des Communes de la Région de Bruxelles-Capitale)* donne la parole à un « collectif de gestionnaires, paysagistes et arboristes des administrations communales et régionales » au sujet des arbres, de leur protection, de leur usage et de leur nécessité.
🤩 Une excellente interpellation de ces professionnels à l'intention des autorités. Quelques extraits ci-dessous :
🎙️ Brulocalis : Selon vous, la priorité pour les gestionnaires d’espaces publics doit être de préserver les arbres existants, notre patrimoine collectif. Qu’est-ce qui vous pousse à affirmer cela ?
🌳 « Tout d’abord, il faut bien comprendre que pour vivre en ville, nous avons besoin d’arbres et d’espaces verts, c’est fondamental. Cette ‘‘infrastructure verte’’ est nécessaire à l’humain pour améliorer la qualité de l’air, réduire l’îlot de chaleur, infiltrer l’eau de pluie, et embellir son quartier. Tout le monde admet aujourd’hui la place centrale des arbres dans l’adaptation au réchauffement, mais ils sont aussi l'habitat et le garde-manger de nombreuses autres espèces, notamment animales, qui s’y sont installées au fil de sa croissance.
Un arbre adulte en particulier, c’est l’investissement d’hier qui fournit des bénéfices immédiats et irremplaçables à court et moyen termes. Un arbre adulte en place, c’est un patrimoine, au sens multiple du terme, dont nous sommes collectivement responsables. Détruire ce patrimoine, même en promettant qu’il sera remplacé par une nouvelle plantation, n’a pas de sens.
C’est tout simple : pour remplacer un tilleul de cent ans, il faut un jeune tilleul… et cent ans ! (...)
🎙️ Quels sont aujourd’hui les principaux obstacles à la bonne santé des arbres en ville ?
🌳 « L'état actuel du patrimoine arboré à Bruxelles reflète des conditions de vie souvent dégradées ou insuffisantes (compaction, volume de sol limité, conflits d'usage, travaux). Il est urgent de protéger les sols qui abritent les arbres et de redonner de l’espace aux arbres qui ont été plantés dans de mauvaises conditions.
Améliorer les conditions de vie ou de survie des arbres implique de travailler à l'échelle du "système-arbre’’, c’est-à-dire, l’arbre et l’endroit où il vit. Il faut protéger les sols, notamment, qui doivent eux-mêmes être vivants pour que l’arbre s’y développe. (...)
🎙️ Vous appelez également à planter différemment, dans des conditions réalistes et responsables. Que voulez-vous dire par là ?
🌳 « Il faut planter, tout le monde est d’accord, mais on ne peut planter et gérer des arbres de manière durable sans comprendre qu’il s’agit d’êtres vivants. Planter un arbre, ce n'est pas poser un mobilier urbain, mais engager un processus biologique à long terme. À l’heure où les moyens sont limités, il est inacceptable de gaspiller de l’argent public dans des projets de plantations voués à l’échec endéans les dix ans.
Dans un contexte de ressources limitées, il est nécessaire de sortir d'une logique de nombre pour adopter une logique de résultat. Cela signifie planter là où les conditions permettent le développement de la couronne et des racines, dimensionner correctement les volumes de sol, assurer un sol de qualité — nous devons considérer le sol comme une infrastructure stratégique, comme un milieu partagé et vivant —, choisir des essences adaptées aux contraintes présentes et futures, et accepter, lorsque nécessaire, de ne pas planter un arbre, mais de recourir à d'autres formes de végétalisation.
Planter dans des conditions inadéquates revient à générer une dette pour le futur : pertes précoces, coûts de remplacement, perte de service, perte de l'image. Économiser les moyens, c’est aussi éviter de devoir financer le remplacement d’arbres inutilement. Alors, évidemment, l’urgence climatique nous impose de planter en ville, mais il faut le faire de manière durable et pas pour l’effet d’annonce que représente un nombre d’arbres plantés par an. Ce nombre n’est pas un indicateur suffisant pour traduire l’efficacité de notre action. » (...)
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💶 Le gouvernement bruxellois veut continuer à détruire la nature à Bruxelles. Il a fait appel du jugement du 29/10/2025 qui la protège temporairement. Nous avons besoin de gagner cet appel, pour améliorer la situation. Et pour cela nous avons besoin de votre soutien financier. Vous pouvez faire un don sur le numéro de compte : BE95 5230 8147 8358 (nom : We Are Nature Brussels).
Chaque geste compte. We Are Nature fonctionne de manière entièrement bénévole, nous garantissons que 100% des dons seront utilisés pour notre action.
🙏 Merci de votre générosité!
*Brulocalis est une asbl au service des pouvoirs locaux de la Région de Bruxelles-Capitale, gérée par eux. Créée en 1993 (sous le nom d'AVCB, l'Association de la Ville et des Communes de la Région de Bruxelles-Capitale), elle est issue de la régionalisation de l'Union des Villes et Communes belges.
Le texte complet est lisible ici :
https://brulocalis.brussels/sites/default/files/2026-09/tub-149-fr.pdf =30