18/12/2024
Université du Développement Social -session d’été
sur « les formations en développement social ou/et territorial »
Tanger du 17 au 19 janvier 2025
Appel à communication
Le Centre d’Etudes et de Recherches en Sciences Sociales - CERSS tient une session de l’Université du Développement Social sur « les formations en développement social ou territorial » à Tanger du 17 au 19 janvier 2025. La session est organisée en partenariat avec l’Agence de Développement Social.
Au départ de leur processus d’apparition et d’évolution, les corpus de formation en développement social et territorial semblaient évoluer simultanément avec l’émergence des acteurs du développement, des organisations de la société civile, des institutions étatiques, et avec l’évolution de leurs rôles, mandats et compétences (institutions nationales spécialisées, associations fondations, agences nationales, territoriales ou étrangères, etc.).
L’idéologie portée par toutes sortes de militances, a aménagé ou cédé la place aux démarches centrées sur les conditions de vie, la situation des démunis et la question du changement de leur vie par le développement, la réalisation des projets en vue de l’amélioration du bien-être, le travail sur les capacités des associations, la qualité de l’accomplissement de l’agent, les besoins tangibles et non tangibles du développement, la gestion par projet, le positionnement par rapport au financement…
L’air du temps a été à la priorisation du développement social et territorial, à la recherche continue de l’amélioration du rendement des politiques publiques de développement, à la quête accentuée de réduction de la pauvreté, de lutte contre les inégalités et les discriminations. Cela explique pourquoi la problématique de la formation avait revêtu dès ce stade une importance cruciale. En effet la centralité de la demande de formation, de programmes d’éducation et de professionnalisation de l’action dans le domaine du développement social ou territorial n’a cessé de s’affirmer depuis les années 90, et s’est accentuée jusqu’à aujourd’hui, et cela pose en même temps la question de ce qu’elle pourrait être demain.
Trois grands moments peuvent être distingués dans l’évolution des formations :
1) Les années 90 : les formations de base
Au cours des années 90, une phase se dégage nettement où prévalent les formations de base, les contenus fondamentaux, soit à travers des cursus institutionnels diplômants (dans les universités, ou les instituts et écoles spécialisées), soit à travers la formation continue (celle des associations, des universités populaires ou des cercles d’alphabétisation…). Au cours de ce premier moment sont apparus, en termes de formation, les balbutiements de l’approche territoriale, les diagnostics territoriaux, les montages de projets, la levée des fonds, le suivi-évaluation des projets, la capitalisation, l’audit social, la mallette des outils… L’apparition et ensuite la confirmation sociale de nouvelles frustrations semblent avoir également déterminé un intérêt pour les thèmes de la violence, l’environnement, la radicalité, l’insécurité. Dans cette première vague se profilaient déjà les dimensions sociales des politiques publiques.
Quelle vision prévalait durant cette étape ? Quel sens avait-elle ? Quelle évaluation peut-on en faire aujourd’hui ?
2) Depuis les années 2000 jusqu’à ce jour : élargissement et approfondissement des thématiques de la période précédente
Un second moment est clairement perceptible au cours de la phase qui a suivi et s’est poursuivie jusqu’à ces dernières années. Cette phase semble être marquée par une extension et un affermissement des thématiques. Cette seconde étape paraît se centrer sur le benchmarking et le marketing territoriaux, et sur les enjeux liés à l’environnement, au genre, à la jeunesse, et aux droits économiques sociaux et culturels. Un grand intérêt est aussi accordé à l’inclusion sociale. On constate alors qu’avec le développement des conventions internationales, de la législation nationale, a fortiori la réforme constitutionnelle, d’autres contenus ont été élaborés et introduits dans les formations : des modules ont fait jour portant sur la citoyenneté, les droits de l’homme, la démocratie et ses diverses déclinaisons institutionnelles, la régionalisation, la décentralisation, les libertés, la participation, etc.
3) La phase future : adaptation et innovation afin de répondre aux besoins émergents
La phase à venir constitue un possible troisième moment, différent des précédents concernant la demande et l’offre de formation, sollicitant l’adaptation des anciens curricula et la création de nouveaux programmes de formation, à même de répondre aux besoins à venir. Quels pourraient en être les contenus ? Plusieurs pistes s’offrent à la réflexion :
- Justice sociale et droits humains : formations sur les dimensions juridiques de l’Etat social, les dimensions institutionnelles du développement social et/ou territorial, les droits fondamentaux et les moyens de les défendre, l'éducation accessible à tous, etc.
- Durabilité et développement territorial : approches pour promouvoir le développement durable au niveau local / rural, en intégrant des aspects environnementaux, économiques et sociaux et en axant la formation sur la planification territoriale, la gestion des villes, la nouvelle ruralité, etc…
- Inclusion sociale : formation sur les stratégies pour développer le secteur médico-social et sanitaire et pour intégrer et soutenir les groupes marginalisés, y compris les personnes en situation de handicap, les personnes souffrant de troubles mentaux, les personnes affectées par les addictions aux drogues et les personnes en situation de grande vulnérabilité économique et sociale.
- Économie sociale et solidaire : formations axées sur l’accompagnement social des politiques publiques et sur le lien d’interdépendance entre la solidarité sociale, l’investissement social et le souci écologique.
- Technologies numériques : formations axées sur les évolutions de la technologie et l’adaptation des métiers du social à l’ère de la transformation digitale.
Les demandes de participation par une communication peuvent être adressées avant le 30 decembre 2024; à la Secrétaire générale du CERSS Mme Khadija Bentaleb:
Téléphone: 0667679043.
E-Mail; [email protected] [email protected]